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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 06:42

 

 

Selon l’Observatoire des multinationales, il y a les vêtements « fabriqué au Bangladesh » ou au Pakistan qui suscitent maintes interrogations sur la manière dont ces vêtements ont été confectionnés. Et il y a le « fabriqué en Europe », bien plus rassurant... En apparence seulement. Dans les ateliers textiles d’Europe de l’Est, des ouvrières peuvent pourtant travailler pour 89 euros par mois, comme en Ukraine, alors qu’il faudrait un salaire cinq fois plus élevé pour y vivre dignement.

 

C’est ce que révèle un rapport publié le 9 novembre par l’alliance d’ONG Clean Clothes Campaign. Ce rapport documente les conditions de travail et de salaire des travailleurs de l’industrie textile en Europe orientale.

 

« Pour les marques de mode, les pays d’Europe de l’Est et du Sud-Est, sont un paradis des bas salaires. Mais nombre des 1,7 million de travailleurs textiles de la région vivent dans la pauvreté et font face à des conditions de travail extrêmes », pointe le rapport. Les ONG ont interrogé plus de cent travailleurs textiles en Ukraine, Hongrie, Serbie. Ceux-ci confectionnent des vêtements pour des marques comme Benetton, Esprit, Geox et Vero Moda. « Bien trop souvent, les salaires mensuels des travailleurs atteignent tout juste le salaire minimum, soit entre 89 euros en Ukraine, le salaire minium, et 374 euros en Slovaquie. »

 

 

 

 

Revue de presse (222)

 

Selon l’AFP, les salariés français sont parmi les plus exposés à la dégradation des conditions de travail, « engendrant ainsi une vulnérabilité face aux risques liés au travail supérieure à la médiane européenne ».

 

 

La vulnérabilité est calculée par le CEET sur la base d’un indicateur agrégeant des facteurs liés à l’environnement de travail, « qu’il soit physique ou social » et des facteurs liés « au contenu et à l’organisation du travail (forte intensité du travail, faible complexité, horaires atypiques).

 

 

Selon Révolution Permanente, La France s’est montrée complice de la répression contre des ouvriers égyptiens.

 

En Égypte, 26 ouvriers de la société Al-Tersana, sous-traitant égyptien du groupe français de construction navale Naval Group [comme son nom ne l’indique pas] attendent le 15 novembre le verdict encore une fois reporté de leur jugement par le tribunal militaire d’Alexandrie. Ils encourent de trois mois à deux ans de prison pour avoir protesté en 2016 contre les conditions de travail auxquelles sont soumis les ouvriers du chantier d’assemblage égyptien de trois des quatre corvettes Gowind achetées par l’Égypte à la France en 2014. Sur ce chantier supervisé par les experts français de Naval Group, les conditions de travail n’ont guère évolué depuis, voire elles se sont aggravées.

 

L’affaire a commencé en mai 2016 quand les ouvriers égyptiens du chantier de la société Al-Tersana, sous-traitant égyptien du groupe français de construction navale Naval Group ont réclamé une augmentation de leurs salaires compris entre 800 (39 euros) et 2000 (97 euros) livres, une couverture médicale, des primes de risque et le versement d’une prime pour le mois de ramadan. La réponse du directeur de l’époque, le général Abdel Hamid Esmat, a été : « Vous n’obtiendrez que 75 livres [3,75 euros] comme prime de ramadan, au même titre que les soldats. Vous ne pouvez pas forcer la main de l’armée  ». 2000 salariés civils, ingénieurs, techniciens et ouvriers, ont tous été suspendus.

 

 

 

Chez nous, le ministère du Travail a engagé des poursuites disciplinaires contre trois syndicalistes, deux de la CGT pour avoir aidé des travailleurs sans papiers, et une de Sud pour avoir parlé au micro de l’Humanité.fr.

 

Les deux militants CGT du ministère ont participé à une action de solidarité en juillet, envahissant les locaux de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi d’Île-de-France, avec un collectif de sans papiers. Parmi les 150 personnes participant à l’action, une quarantaine de syndicalistes étaient présents en solidarité.

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