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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 08:21

 

On le sait, le sport de haut niveau est plutôt de droite, voire d’extrême droite. N’est-ce pas les lazzi racistes de la Lazzio de Rome  et les supporteurs hollandais antisémites qui insultent l’Ajax d’Amsterdam ?

 

Alors quand une vedette du ballon rond proclame son admiration – pas béate – pour le Che en qui elle voit un modèle, il ne faut pas la rater. Je reproduis ici de larges extraits d’un article du site suisse 24 Heures consacré à Fabio Celestini.

 

 

A 41 ans, Fabio Celestini a déjà bien bourlingué. Sa carrière de joueur professionnel l’a notamment emmené en France (Troyes, Marseille) et en Espagne (Levante, Getafe). Il a également revêtu le maillot de l’équipe nationale de football à 35 reprises. Depuis mars 2015, il est le maître d’œuvre du Lausanne-Sport, son club de cœur, avec lequel il a fêté une promotion en Super League au printemps dernier.

 

Ambitieux, mais pas à n’importe quel prix, Fabio Celestini est un homme de convictions, qui ne s’embarrasse d’aucun compromis. Ce n’est pas par hasard si […] Ernesto Rafael Guevara fait partie de son horizon.

 

Fabio Celestini ne veut pas que son intérêt pour le Che soit mal compris. « Chaque fois que j’en parle, souffle-t-il, j’ai l’impression de donner aux gens quelque chose qui ne leur appartient pas. Je vis cette passion de l’intérieur. »

 

Fabio Celestini a découvert le Che grâce au football. On en oublierait presque que Che Guevara et Lionel Messi, tous deux Argentins, sont nés dans la même ville, Rosario. « Á une certaine époque, raconte le Vaudois, j’avais remarqué que les stades italiens regorgeaient de portraits d’un personnage que je ne connaissais pas. Je me suis demandé de qui il s’agissait. J’étais intrigué. J’ai commencé par parcourir un livre qui lui était consacré, puis d’autres et ainsi de suite. Le personnage m’a immédiatement fasciné. Inconsciemment, j’ai toujours voulu être comme lui. C’est mon côté révolutionnaire. Sans être rebelle, j’ai un vrai problème avec l’injustice. J’ai dû faire un gros travail sur moi-même pour ne pas exploser au bord des terrains lorsqu’une décision arbitrale pénalise gravement mon équipe. »

 

Fabio Celestini n’est pas dupe. Il est conscient que le Che n’a pas fait que des bonnes choses, que des zones d’ombre l’entourent. « Mais qui n’en a pas, assure-t-il ? Qui n’a pas de sang sur les mains parmi les grands dirigeants de ce monde ? Il ne faut pas être hypocrite. Lui, au moins, il a agi directement. Je préfère retenir du Che qu’il était le premier à se lever le dimanche pour aller travailler dans les champs, à l’initiative du gouvernement de Cuba. Il était très instruit. Il n’a pas seulement achevé ses études de médecine, il a été journaliste aussi. Il a appris à lire aux jeunes cubains. Il leur a fait découvrir la poésie, à contre-courant d’une dictature encline à laisser le peuple dans l’ignorance. Je ne suis pas naïf, je connais tous les problèmes auxquels les Cubains sont confrontés. Reste que ce pays est victime d’un embargo depuis près de 50 ans et qu’il a été lâché par les Russes. J’aurais bien voulu voir grandir cette île dans un schéma normal. »

 

 

S’il avait eu la possibilité de croiser la route du Che, Fabio Celestini lui aurait demandé ce qui l’a poussé à tout abandonner, à commencer par sa femme et sa fille, pour défendre une cause qui n’était pas la sienne.

 

Fabio Celestini avoue n’être plus aussi psychorigide que par le passé. « Ma deuxième épouse, Aracely, d’origine panaméenne, m’a appris à relativiser les choses, à prendre du bon temps sans me soucier du lendemain, admet-il. Je lui suis très redevable. Je l’ai connue à Madrid, à l’époque où elle terminait ses études d’avocate et travaillait comme mannequin. »

 

Né à Lausanne de parents immigrés italiens, Celestini a joué à Troyes, à Marseille, en Espagne et à Lausanne, équipe qu’il entraîne désormais.

 

 

Che Guevara et un grand du football suisse
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commentaires

A
AF 30 : "Viva El Che !" : face au fric qui a dominé, domine et dominera longtemps encore grâce à des petits "Macron", serviteurs zélés et sans états d'âme, y aura-t-il malgré "les zones d'ombre" un Che qui se lèvera ? "Quand la merde vaudra de l'or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus." (Henry Miller). Nous y arrivons, nous y arrivons... quel que soit le "cul".
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M
Le sort des homosexuels à Cuba a été une faute de la jeune Révolution (dans les années 60). En France, il a fallu l'élection de Mitterrand pour que (dans années 1980) soient abolies les lois répressives contre l'homosexualité. A cuba, la femme (décédée) et la fille de Raul Castro, ont travaillé depuis des décennies pour faire reculer les préjugés en ce domaine. Aujourd'hui, non seulement l'homophobie est un délit à Cuba, mais on pratique des opérations pour les transexuels.<br /> J'invite les lecteurs à voir où on en est dans les autres pays d'Amérique latine et dans les pays arabes amis de la France. Question subsidiaire : pourquoi n'en parle-t-on jamais ?
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A
Samedi soir à ONPC ( que je regarde rarement sinon lorsqu'il y a une personnalité qui m'intéresse) il y avait Gérard Miller et Sophia Chikirou qui venait parler de leur nouveau Le Média.Bon, à mon avis, ils ont été bons. Ceci dit et pour revenir sur sujet de l'article, on en est venu à parler de Cuba en passant évidemment par le Vénézuela et Ruquier a demandé à 2 jeunes chanteuses, que je connaissais pas et qui apparemment en été originaires, ce qu'elles en pensaient. Malgré leurs prudentes circonvolutions il en ressortait quand même que ben, c'est pas terrible là-bas. Puis on est passait à autre chose. J'en retire de cette énième expérience que il ne faut jamais céder à la moindre concession à ceux d'en face. Ainsi Miller à commencer par dire que le sort qui avait été fait aux homosexuels était non tolérable. Evidemment si la chose est avérée. Mais pour quelle raison doit-il ouvrir le sujet ? Secondement il ne leur est pas venu à l'esprit, lorsque ont été évoquées les difficultés de Cuba, de rappeler l'embargo US. Quel pays pourrait prospérer en étant fermé ou limité aux échanges commerciaux. Même les USA ne tiendrait pas. Il faut reconnaître que la pratique en directe n'est pas aisée. Ainsi moi-même je n'ai pensé à l'argument de l'embargo qu' à postériori. Par conséquent il me semble que compte tenu de leur expérience ils auraient du depuis longtemps se confectionner une stratégie face à des contradicteurs dont les arguments sont finalement redondants et limités. Tout ça pour dire : viva el Che !
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