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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 06:27

 

 

Le site Communistes.org dénonce les projets de Macron pour l’enseignement supérieur, une politique dans le droit fil de celles de Sarkozy et de Hollande : « Depuis que Macron a annoncé que : « il faut en finir avec le mythe de l’université pour tous » les choses se sont précipités et l'annonce de la loi d'Orientation et de Réussite des Étudiants suscite de l'inquiétude. Les nouvelles universités qui voient le jour, sont conçues comme des entités de plus en plus autonomes avec des « universités d'élites » où se fera la recherche et des futurs « collèges universitaires » sans recherche délivrant des diplômes au rabais. Déjà, certains regroupements comme Paris Science et Lettres qui regroupe, entre autre, des écoles d'ingénieurs et l’École Normale Supérieure (ENS) entendent devenir des « Grands Établissements » dérogatoires du statut commun et,  comme l'université de « Paris Dauphine », pratiquer une sélection drastique y compris par l'argent en rendant les études payantes. Pour mettre en œuvre  cette politique, il faut aussi s'attaquer aux personnels en liquidant leur statut de la Fonction publique. Utilisation des contrats à durée déterminée,  systèmes de primes qui différencient les salaires à qualification égale sont les armes de guerre utilisées pour détruire les statuts qui représentent un verrou important contre une autonomie accrue des universités, premier pas vers leur privatisation partielle ou totale. »

 

 

Pour Bernard Tepper dans Res Publica, une des conditions d’une vraie résistance populaire est la reconstruction du lien social et politique entre le mouvement social et politique et les couches populaires ouvrières et employées. En 81, François Mitterrand est élu président de la République avec près de 80% des voix ouvrières et employées. Ce vote massif fut l’une des conditions de la victoire. Aujourd’hui, les ouvriers et les employés représentent sur le plan objectif 53% de la population française, mais plus de 60% d’entre eux s’abstiennent aux élections politiques. La réalité est qu’une large majorité des membres de ces couches sociales ne se reconnaissent pas subjectivement comme ouvriers et employés et elles ne peuvent donc pas passer d’une classe en soi à une classe pour soi. Cette réalité explique en partie que le mouvement de résistance aux ordonnances Macron a été bien plus faible que lors d’autres mobilisations, alors que ce fut pourtant là une attaque bien plus antisociale que les attaques précédentes.

 

Dans son blog, Jean-Emmanuel Ducoin cite un conseiller d’État : « «Demain, après-demain, le président Macron aura tellement poussé ses pions que tout retour en arrière sera presque vain.» Autre manière de nous suggérer que nous sommes en guerre. Cette guerre, économique et sociale, est une guerre de classes, l’une des plus brutales auxquelles nous ayons été confrontés depuis quarante ans. Elle provoque ses blessés, ses collabos et ses résistants aussi, tapis dans la clandestinité – pour l’instant. 

 

Le Monde évoque une institutrice au Mexique (où l’on a compté 25 000 assassinats en 2017) qui fait chanter les enfants pour les protéger des balles : » Allongés sur le ventre, des enfants de 7 ou 8 ans chantent une comptine dans une école de l’Etat de Sonora. A l’extérieur, des tirs retentissent. « C’est une simulation », rassure l’institutrice d’une voix calme tout en filmant sa classe avec son téléphone portable. Ce 12 janvier, la fusillade est pourtant à balles réelles. Elle fera deux morts à cent mètres de l’établissement.

 

Pour protéger les élèves de cette violence, le ministère mexicain de l’éducation distribue, aux professeurs de primaire un protocole d’actions en cas d’affrontements armé aux abords des écoles. A côté des mathématiques, de l’espagnol, les élèves apprennent ainsi les gestes qui sauvent lors d’une attaque : « s’allonger sur le sol, loin des portes et des fenêtres », « garder le silence », « éteindre son téléphone portable », « ne pas rentrer en contact avec les agresseurs ». Les professeurs et les élèves sont alors sommés de « rester dans leur classe », d’« éteindre les lumières », de « fermer la porte à clé et la bloquer  avec une chaise ou une table », puis de « compter les présents ».

Revue de presse (229)
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commentaires

A
Malheureusement beaucoup ne voient pas le lien qu'il y a entre les 25000 morts en 2017 au Mexique et les conséquences induites dans l'affirmation selon laquelle "le président Macron aura tellement poussé ses pions que tout retour en arrière sera presque vain". C'est vrai que 8000 km c'est loin et que ça concerne des gens exotiques.
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