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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 05:31

Je reprends ici de larges extraits d'un article d'Hadrien Mathoux de Marianne.  Il y expose l'activisme délirant de jeunes qui sont en train d'installer le paradigme du racialisme dans la société française. Ils sont manifestement inspirés par les Indigènes de la République, dont on a du mal à comprendre en quoi ils sont “ indigènes ” et en quoi ils sont “ républicains ”. Les discours tenus dans des enceintes universitaires par cette frange de la jeunesse se nourrit de frustrations sexuelles et d'une hostilité insensée vis-à-vis des homosexuels (appelés par eux les “ transpédégouines ”). Les appels à peine déguisés au viol et les relents d'antisémitisme ne masquent pas une haine atrabilaire contre la vraie gauche, c'est-à-dire celle qui lutte  contre le seul ennemi qui vaille : le capitalisme financier qui dépouille et aliène plusieurs milliards d'individus sur cette terre.

 

On pensait que, soixante-treize ans après la fermeture d'Auschwitz on en avait fini en Europe avec la question  des races, hé bien non !

 

 

Le 23 avril dernier, des militants proches du Parti des indigènes de la République donnaient une conférence à l'université de Nanterre, en plein blocage. Le texte de leur intervention a été publié sur un blog. Le contenu évoque "l'homoracialisme", "l'impérialisme gay" ou encore "l'extrême gauche blanche"...
 
Le 31 mars dernier, l'équipe dirigeante d'Act-up démissionnait avec fracas. Les anciens coprésidents de l'association de lutte contre le sida dénonçaient notamment l'entrisme de "jeunes militants déjà politisés et expérimentés dans d'autres luttes, notamment antiracistes". Cette stratégie d'infiltration politique a également cours à l'université : lors du mouvement de blocage des facs, des activistes proches du Parti des indigènes de la République (PIR) ont profité de l'effervescence pour faire avancer leurs idées parmi les étudiants. La méthode était simple : organiser des conférences. A Tolbiac, on annonçait ainsi le 20 avril, à 15h dans l'amphi J, une réunion portant sur "les angles morts de l'extrême gauche blanche".
 
Une conférence similaire, vraisemblablement animée par les mêmes personnes a eu lieu le 23 avril à Nanterre. Deux militants ont pris la parole : Max Fraisier-Roux, qui se présente comme un "antiraciste politique et décolonial", ainsi que Yannis, un jeune étudiant "militant au Collectif décolonial lyonnais". Reprenant à l'envi les obsessions identitaires et racialistes de la porte-parole du PIR Houria Bouteldja, les deux hommes plaident pour que la pensée indigéniste s'impose à tout le mouvement social. 
Quand l'université de Nanterre accueille une conférence contre "l'impérialisme gay"

 

Max Fraisier-Roux introduit la conférence, en se plaignant de la polémique qu'a pu créer l'organisation d'une conférence ayant pour thème "l'extrême gauche blanche" ou encore "l'impérialisme gay". Le militant déplore que "des antifas, autonomes, extrêmes de l’extrême gauche relaient les mêmes accusations a priori nous concernant sans même prendre le temps de chercher à nous connaitre, nous accusant d’emblée sur les réseaux sociaux de diviser la lutte (...)".

Le fond du propos constitue une attaque en règle contre "la gauche blanche et l'homoracialisme". Il commence par clairement distinguer "deux acteurs : la gauche blanche d’un côté, le camp politique indigène de l’autre. " La séparation qu'il dresse entre les deux renverrait à "la fracture raciale qui scinde notre société, entre d’un côté la blanchité et de l’autre le statut de l’indigénat. L’indigénat étant entendu comme le statut sociopolitique des sujets postcoloniaux." C'est-à-dire des "Noirs Arabes, et Asiatiques". La "gauche blanche", que le militant décolonial fait aller "de la France Insoumise jusqu’aux communistes et anarchistes", serait "marquée par un antilibéralisme ou un anticapitalisme qui ne se préoccupe pas des intérêts politiques des non-Blancs."

Cette obsession pour la couleur de peau des uns et des autres constitue le fil directeur de la conférence. Le dénommé Yannis se livre à une critique au vitriol de... la défense des droits des LGBT. Une position pour le moins surprenante à l'extrême gauche. Lors de son intervention, la pensée de Houria Bouteldja et consorts est exprimée de manière particulièrement crue : "(...) La gauche blanche 'pro-LGBT' enjoint aux non-Blancs de s’identifier comme homosexuels, de choisir entre le placard ou le coming-out, de choisir entre la honte ou la fierté homosexuelle, déplore Yannis. Au détriment d’autres identités, et spécifiquement celle d’indigène." Partant de là, et dénonçant le fait que "la majorité blanche du Nord impose sa vision de la sexualité, qu’elle prétend être universelle et émancipatrice, à l’intégralité de la population non-blanche du Sud, laquelle ne lui a rien demandé", le décolonial développe deux concepts : "l'homoracialisme français", et "l'impérialisme gay"...

La première idée consiste en "l’instrumentalisation par le pouvoir blanc, y compris par la gauche, de nos sexualités, contre nos familles et contre nos quartiers." Or, d'après Yannis, s'insurger contre les discriminations subies par les LGBT dans certaines zones d'habitat populaire, ce serait perpétuer le colonialisme. "Le clivage politique entre LGBT/indigénat est un élément constitutif de l’Occident moderne. C’est parce que l’indigénat est réputé sauvage et patriarcal que les transpédégouines non-Blancs devraient en être sauvés par l’Occident." Faire passer l'émancipation des homosexuels au second plan, pour soi-disant privilégier celle des "racisés" : tout le dévoiement de l'intersectionnalité mis en oeuvre par le PIR se retrouve dans ces propos. De quoi rappeler les positions d'Houria Bouteldjat, qui considère que "si une femme noire est violée par un noir, c'est compréhensible qu'elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire". 

Quant à "l'impérialisme gay", il est pour Yannis la version supérieure du "comportement néocolonial de l'Occident", qui utiliserait "la promotion de l’homosexualité comme identité politique". Conclusion de l'indigéniste : une telle stratégie "conduit les populations du Sud global à redoubler d’homophobie, mettant ainsi en danger la vie des transpédégouines qui y habitent."

La conclusion du membre du Collectif décolonial lyonnais est limpide : le terme "progressisme" devrait être abandonné, car "il n’a aucun sens pour les non-Blancs." L'objectif politique est, plutôt logiquement, celui du repli identitaire : "Notre priorité, en tant que militants décoloniaux issus de l’immigration coloniale, est de reconstituer notre lien social communautaire, et cela autour d’identités que nous considérons comme nôtres et authentiques ." Hors de "toute ingérence blanche", donc.

 

PS : on annonce une conférence réservée aux non-Blancs ce mois-ci à la Bourse du travail de Bobigny avec, comme intervenantes, Rokhaya Diallo et Houria Bouteldja. Le problème avec Bouteldja – je me place à son niveau racialiste – c'est qu'elle est blanche (les Arabes sont blancs). Á son grand désespoir, peut-être. Je ne suis pas en mesure de vérifier la véracité de cette annonce. Si cette réunion est en préparation, elle doit être interdite car elle est en contravention avec les lois de la République. Si elle a tout de même lieu, cela fera jurisprudence et la fachosphère pourra organiser des réunions réservées aux Blancs.

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