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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 05:45

 

Dans Res Publica, Evariste revient sur l’attitude du président du CRIF lors de la marche blanche en l’honneur de Mireille Knoll :

 

« Le président du CRIF, l’ancien membre du Betar (extrême droite sioniste) Kalifat, a permis à la Ligue de défense juive (autre organisation d’extrême droite sioniste) d’avoir une attitude inqualifiable vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon à la marche blanche d’hommage à Mireille Knoll. D’ailleurs des personnalités en désaccord politique avec Jean-Luc Mélenchon comme Laurent Joffrin (directeur de la rédaction de Libération), Alain Jakubowicz (ancien président de la Licra),  Raphaël Glucksman, Natacha Polony, Raphaël Enthoven ont notoirement critiqué l’attitude inqualifiable du président du CRIF. Quel communautarisme étriqué que de ne pas faire la différence entre le combat radical contre le racisme vis-à-vis des juifs et la critique du gouvernement de l’Etat d’Israël ! »

 

Toujours dans Res Publica, Bernard Teper expose que « La critique de la religion doit être liée à la critique sociale et à la critique de l’État : il ne suffit pas de nier la religion, encore faut-il expliquer dialectiquement pourquoi, à un moment ou à un autre, une société se donne une expression idéologique sous telle ou telle forme de religion. Dans le chapitre du Livre I du Capital consacré au « fétichisme de la marchandise », Marx analyse le travail humain exactement comme il analysait le rapport de l’homme à la religion : « Car la misère religieuse est tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. Elle est l’opium du peuple. »

 

 

Dans Le Monde Diplomatique, Pierre Rimbert estime qu’il faut refonder plutôt que réformer : « « C’est une bataille ritualisée entre des adversaires inégaux. Elle commence toujours ainsi : au nom de la modernité, un gouvernement impose la mutilation du système d’intérêt général créé après-guerre comme un point d’appui pour des conquêtes à venir : le régime général de la Sécurité sociale, les retraites, le statut des fonctionnaires, le secteur nationalisé où les salariés échappent à l’arbitraire du « marché du travail ». Aussitôt, les dirigeants éditoriaux déploient la « pédagogie de la réforme ». La déréglementation serait « inéluctable » puisque nécessaire (ou l’inverse) ; sans appel, car révélatrice du « courage politique » d’un exécutif décidé à contourner le Parlement ; « juste », car pensée pour araser les « privilèges » de ceux qui travaillent dans des conditions un peu moins précaires que les autres. »

 

 

Le député LREM Gabriel Attal a récemment utilisé le concept de « gréviculture ». Marianne note que ce terme date de la fin du XIXe siècle et que son grand promoteur fut le dénommé Pierre Biétry : « Député de Brest entre 1906 et 1910, cet ouvrier horloger est le fondateur de la Fédération nationale des Jaunes de France en 1902, un syndicat conservateur et antisémite dont la devise était « Patrie, famille, travail ». En 1908, Biétry qualifie ainsi lors d’un débat à la Chambre des députés Alfred Dreyfus, tout juste réhabilité, de « misérable juif ». Auparavant, dans son ouvrage phare de 1906 Le socialisme et les Jaunes, il avait raillé les syndicats marxistes « à la tête desquels se trouvent, vivant du travail des autres, tous les meneurs de la gréviculture, les partisans de la lutte des classes ».

 


 

Revue de presse (238)

 

Même Paris Match a évoqué la cagnotte de soutien aux grévistes cheminots de la CGT : « Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes», ont écrit les fondateurs de la cagnotte, parmi lesquels figurent les écrivains Laurent Binet, Didier Daeninckx et Annie Ernaux, les philosophes Bernard Stiegler et Étienne Balibar, ou encore le réalisateur Robert Guédiguian. « Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en "société anonyme"» ; les journées de grève coûtent et que pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer ».

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