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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 05:32

 

Pour Henri Pena Ruiz dans Res Publica, c’est l’intérêt général que défendent les cheminots :

 

Á la Libération, la France a choisi de lier la reconquête de sa liberté au souci de justice sociale. D’où le programme du Conseil national de la Résistance. La Sécurité sociale s’est construite sur le principe qui veut que l’on cotise selon ses moyens et que l’on reçoive des soins selon ses besoins. Délivré de la loi du marché, le sens du bien commun a prévalu. L’idée de service public, déjà incarnée en 1937 par la SNCF avec le Front populaire, permet à chaque personne d’accéder aux biens de première nécessité. La France a ainsi montré la voie d’une société solidaire et juste, soucieuse des biens communs, et de la solidarité redistributive. L’Europe aurait pu faire de même. Malheureusement, c’est l’homme d’affaires atlantiste Jean Monnet qui en a impulsé la construction par le biais d’une économie dissociée du social.

 

Revue de presse (239)

 

Toujours dans Respublica, Evariste estime que le capitalisme est aujourd’hui obligé de casser les conquis sociaux : « le nouveau gérant du capital, Emmanuel Macron, soutenu par les dirigeants de la finance internationale, de l’Union européenne, du grand patronat, de la haute technocratie administrative, de la quasi-totalité des médias, des intellectuels organiques du capital, et des artistes également organiques du capital, veut aller vite. Voilà pourquoi le dispositif macronien se concentre sur l’attaque contre les cheminots et la privatisation massive des services publics, la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires via le Comité Action Publique 2022. Le Premier ministre a annoncé le 13 octobre dernier que le but était d’organiser « des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions ». Outre les suppressions de postes de fonctionnaires et la déstructuration des missions de service public, on aura des embauches de contractuels de droit privé, la rémunération à la rentabilité, la généralisation du « nouveau management public ».

 

 

Dans Le Grand Soir, Karim Mohsen estime que, désormais, Israël et l’Arabie Saoudite marchent « la main dans la main ». En 2014, Israël et l’Arabie saoudite ont exprimé les mêmes griefs à l’encontre des Etats-Unis qui n’ont pas concrétisé leurs menaces de frappes contre la Syrie. En outre, l’Etat hébreu et Riyadh avaient très mal pris, à l’époque de la présidence Obama, l’apaisement intervenu dans les relations entre Washington et Téhéran. Cette convergence entre les sionistes et les Saoudiens est plutôt bizarre et détonante eu égard aux réactions courroucées des uns et des autres. En fait, l’acharnement d’Israël – par Étasuniens interposés – à vouloir frapper les sites nucléaires iraniens n’a d’égale que la haine que les Saoudiens vouent à Téhéran, lui contestant son leadership sur le Moyen-Orient. Il n’est donc pas surprenant que Mohammed ben Salmane endosse cette imposture du « droit » d’Israël – seule puissance nucléaire de la région moyen-orientale – à son « Etat-nation » alors que c’est de la Palestine qu’il est question.

 

 

Russia Today nous informe que la société allemande Flixbus exploite désormais  la ligne Paris-Amiens avec des autobus fabriquée en Chine. Une première sur l'ensemble du réseau européen, couvert par FlixBus, mais aussi dans le monde. On peut voir avec cette nouvelle le démantèlement de l’industrie française.

Deux cars, un dans chaque sens, effectueront chaque jour un aller-retour. Les premiers passagers ont pu embarquer à partir du 12 avril, a appris Xinhua récemment de source de cette entreprise basée à Munich.

Pourquoi choisir le constructeur chinois ? Parce que « les modèles de cars chinois représentent la pointe du progrès en matière de mobilité électrique », a expliqué Yvan Lefranc-Morin, directeur général de FlixBus France.

Ces autocars équipés de technologies propres du constructeur chinois Yutong sont comfortables et sans bruit, assurant zéro émission de CO², a déclaré le conducteur de cet autocar.

Bonne route vers la Picardie et à la semaine prochaine !

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commentaires

A
Dans sa chronique de ce matin Daniel Schneidermann (PS : j'ai fait un copié collé pour le nom car ce que c'est dur à retenir toutes ces lettres ) écrivait, entre autres, " sa "pensée complexe". D'abord, il l'a déployée, surtout vers la fin, ayant terrassé ses questionneurs à l'usure ". Il ne pouvait pas en être autrement car ces 2 personnages partagent pour l'essentiel la même vision de la société. Bien sur ici ou là, comme aux USA d'ailleurs, ils viendront dénoncer une malversation mais aucun d'eux ne défend une alternative. Alors forcément le résultat de cette comédie ne peut être que celui qui était prévisible. Comment déjà accepter de participer à cette mise en scène d'ancien régime. Chaillot, la Tour Eiffel. Ici déjà la messe est dite. Il est vrai que d'être convié à la table de "Grands" certains ne peuvent s'empêcher d'y succomber. rePS : bien évidemment je n'ai pas regardé ce machin.
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A
Merci pour votre revue de presse ! Oui M. Macron a bien été mis en place "pour casser les acquis sociaux" et les Français ne lèvent pas le petit doigt pour réagir comme ils le devraient, face à lui et son Agrippine d'épouse qui ne recule et ne reculera devant aucun abus quel qu'il soit, pour affaiblir l'Etat et la République ! <br /> <br /> M. Macron est un fossoyeur sans état d'âme comme tous les tyranneaux de son espèce. Il l'a démontré à la télévision et son arrivée, longuement filmée main dans la main de madame, révèle à quel point les médias sont pieds et poings liés. Cela montre que, d'une part le ridicule de ce couple ne tue pas mais le réconforte dans son autosatisfaction et sa détermination à servir la finance (qui avait évoqué les Ceauscescu ?) et d'autre part - lors du débat, face aux arguments employés contre Edwy Plenel d'une bassesse et d'une faiblesse accablantes, a été démontrée la petitesse du monsieur sans argument intelligent à opposer. Que les médias arrêtent d'essayer de mettre en exergue un homme qui, après tout contrairement à d'autres politiques au palmarès plus impressionnant, puisqu'il a fait des ETUDES, n'a jamais eu que l'ENA et a été collé à Normale Sup. Pas de quoi s'esbaudir comme veulent nous convaincre nos chers médias. Après tout, c'est connu, est-ce le diplôme qui fait l'homme ? En ce cas, madame fut-elle un bon professeur et, hors le fait d'une subvention énorme allouée à son soi-disant rôle d'épouse, la question de sa valeur intrinsèque ne reste-t-elle pas en suspens ? Allons, "Français, encore un effort si voulez être républicains. [...et] anéantissez donc à jamais tout ce qui peut détruire un jour votre ouvrage." (La Philosophie dans le boudoir, cinquième dialogue).
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