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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 05:30

 

Pour Anna Feigenbaum (Le Monde Diplomatique), depuis la Grande Guerre, les gaz lacrymogènes, ces “ larmes en or ” présentées comme inoffensives, sont devenues une arme universelle de la répression : « Comme les manifestants français – ceux de Mai 68, mais aussi ceux qui se mobilisent pour  Notre-Dame-des-Landes ou contre la sélection universitaire à Nanterre, les protestataires du monde entier font une expérience commune : l’inhalation de gaz lacrymogène.  »

 

Pour L’Obs, le roi du Maroc Mohammed VI est enfin légitimé car le grand hebdomadaire de gauche et de référence en a fait un pipeul : « Maroc : Mohammed VI, ses amours, ses emmerdes... Divorce, vacance du pouvoir, santé… Mohammed VI est au centre de rumeurs et de critiques déstabilisatrices. Entre politique du silence, dissimulation et manipulation, le palais brouille les cartes. »

 

 

 

Revue de presse (243)

 

Après cela, Le Grand Soir peut toujours nous parler longuement, sous la plume de Patrice Aubert, de la SNCF et du TGV en tant que modèle économique et idéologique : « Si, au début de l’introduction du TGV, la SNCF ciblait le transport des voyageurs, rapidement avec le développement du concept de mondialisation et de la logique de flux qu’il sous tend, et des « mobilités » qu’imposent ce modèle, le TGV se fit rapidement « outil de la mobilité du business » au service des métropoles. Le rôle des TGV ne fut plus de répondre aux besoins de déplacement des « usagers », mais de répondre aux besoins du business des centres de commandement de la mondialisation, dénommés Métropoles. Il fallait transporter le plus rapidement possible vers Paris, Métropole mondiale, les managers des métropoles mondialisées secondaires (Lyon, Marseille, Nice, Bordeaux, Lille), expliquant le développement des lignes TGV. »

 

Le site Anti-K évoque une action très originale menée par des femmes en Argentine : « Après qu’une lycéenne de Buenos Aires a été sanctionnée pour ne pas avoir porté de soutien-gorge, des milliers de jeunes filles du pays ont rejoint les luttes pour les droits des femmes. On surnomme cette lutte « l’affaire du soutien-gorge ». Une dénomination qui pourrait prêter à sourire, si l’anecdote n’illustrait un profond bouleversement chez les jeunes filles argentines. Lundi 23 avril, Bianca, lycéenne de 16 ans, s’est vue sanctionnée car elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe longue : d’abord invitée à se couvrir de sa veste par la directrice croisée dans un couloir, puis renvoyée se rhabiller chez elle. « Il y a encore quelques années, personne n’aurait rien fait contre cette décision machiste, signale Gianina, lycéenne de Reconquista. Mais là : organisation, réaction, action ! On ne se laisse plus faire ! » Le lycée a été tapissé de panneaux aux messages de soutien féministes, et un grand « lâcher de soutiens-gorge » a été prévu deux jours plus tard devant le ministère de l’Education en protestation.

 

 

 

Sur le site Regards, Philippe Golub est inquiet pour l’Europe depuis la décision de Trump de dénoncer l’accord avec Téhéran : « L’Europe va se retrouver dans une situation extrêmement difficile puisque les États-Unis vont bientôt réimposer des sanctions extraterritoriales sur toutes les entreprises ou instituions financières qui ont réinvesti l’Iran.

Toutes ces entreprises vont être assujetties aux lois extraterritoriales américaines et se verront imposer des pénalités lourdes si elles ne respectent pas les termes de la loi américaine et l’embargo américain. Or, le marché américain est de la plus haute importance pour toutes les entreprises internationales ou transnationales du monde, celles de l’Europe aussi, bien entendu. En l’absence d’une politique européenne commune hardie, ces entreprises n’auront d’autre choix que de se plier aux sanctions américaines, au diktat américain.

C’est ce qu’on appelle, en matière de relations internationales, le pouvoir structurel des Etats-Unis : leur position structurelle dans le système économique mondial leur permet d’imposer leurs préférences aux autres acteurs et de contraindre leurs choix. Les Européens n’ont pas, pour l’heure, les moyens de répliquer efficacement aux lois extraterritoriales américaines.

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