Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 06:38

 

Laura Raim (Regards.fr) analyse la poussée d’une vraie gauche aux États-Unis : « C’est la bonne nouvelle des élections américaines. Les socialistes poursuivent avec succès la consolidation d’une force politique radicale, amorcée il y a deux ans par la campagne de Bernie Sanders aux primaires démocrates. Les candidats appuyés par les Democratic socialists of America (DSA), l’organisation socialiste qui est passée de 5000 à 50.000 adhérents en deux ans, ont raflé des sièges aussi bien au niveau national que local. Ainsi Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans, a remporté le siège de l’État de New York à la chambre des Représentants.

 

Les idées de Sanders ont fait leur chemin : le soutien populaire pour la Sécurité sociale est passé de 21% en 2014 à 70% cette année et le soutien pour l’université publique gratuite atteint 60%. »

 

                                                                                 *

 

Vittorio Callegari (Regards.fr) : « Tandis que le travail salarié se raréfie, l’activité réduite – non comptabilisée dans le taux de chômage – et le travail gratuit se développent, eux, de manière exponentielle. Le travail gratuit comme le bénévolat et les stages, ou semi-gratuit comme le volontariat s’ajoutent à d’autres formes de travail précaires déjà très répandues comme l’intérim ou le travail indépendant pour des plateformes de services. Tous ces statuts se substituent au CDI et au salariat en général, pour constituer une galaxie d’opportunités peu réjouissantes.

 

D’une manière générale, les volontaires ne constituent pas la clientèle électorale des syndicats puisqu’ils ne participent pas aux élections professionnelles pour les délégués syndicaux. Ce droit est réservé aux salariés qui sont dans une même organisation depuis au moins un an. »

 

                                                                                 *   

Bernard Cassen, dans Mémoire de Luttes, expose les enjeux des prochaines élections européennes : « Pour l’extrême-droite et une partie de la droite, qui se veut « patriote » face aux « mondialistes », la « mère de toutes les questions » est l’immigration. Pour leur part, Emmanuel Macron (le prétendu « progressiste »), et le premier ministre hongrois Viktor Orban (le « nationaliste ») sont chacun d’accord pour reconnaître à l’autre le statut valorisant d’adversaire principal.

La fonction de ces catégorisations est d’occulter une autre alternative : soit poursuivre les politiques néolibérales menées pendant plusieurs décennies, soit rompre radicalement avec elles pour engager l’Europe dans un processus mettant au poste de commandement les impératifs sociaux et écologiques. Certes il ne faut pas attendre du Parlement européen qu’il se transforme en fer de lance d’une remise en cause institutionnelle du capitalisme. Mais comme la campagne électorale qui commence va durer sept mois, elle peut être l’un des espaces où l’explicitation du mot d’ordre altermondialiste « Une autre Europe est possible » – qui n’a pas vieilli – pourra avoir un effet boule de neige dans les opinions publiques. Et aussi faire réfléchir les décideurs… »

                                                                                  *

 

Sur le site Ant-K, Ugo Palheta estime que le glissement démocratie-fascisme est de plus en plus aisé : « Tout d’abord tous les régimes « démocratiques » prévoient des mesures d’exception dont le pouvoir exécutif peut user dans des circonstances où la sûreté de l’État est considérée comme « menacée » : les fascistes n’ont donc généralement qu’à s’appuyer sur des procédures légales pour installer leur pouvoir et construire leur dictature. Ensuite, l’État n’est pas un arbitre neutre des conflits sociaux et politiques, qui se situerait en surplomb des forces en lutte (et notamment au-dessus des classes). Lorsque des franges éminentes des classes possédantes font le choix de soutenir un parti fasciste, l’État – en particulier les appareils répressifs d’État – tendent non simplement à fermer les yeux sur leurs agissements criminels mais à collaborer activement avec eux (désarmant le mouvement ouvrier et armant les bandes fascistes). Espérer que la police, l’armée ou la justice nous protègeront des fascistes, c’est donc creuser sa propre tombe. Toute initiative allant donc dans le sens de l’accroissement des capacités d’autodéfense populaire devrait donc être accueillie positivement, encouragée et systématisée par les organisations. »

 

 

Revue de presse (257)

Partager cet article
Repost0

commentaires