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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 06:27

Petit message a caractère informatif :

 

Tout d'abord un petit coucou a mes anciens collègues de travail qui doivent me lire et qui vont hurler a la trahison parce que je donne au peuple des "armes" contre eux. Ma réponse : si tu es pro tu risques rien .

 

Je me présente Stephane, 43 ans, père de famille, gilet jaune et ancien policier. J'ai connu les émeutes de 2005 et aussi la crise du CPE de 2006.

 

Nous allons parler des violences policières.

 

Un gardien de la paix est dépositaire de l'autorité publique, ce qui veux dire :

 

- Vous devez obtempérer à ces instructions (ex : circulez !) et je peux, si vous n'êtes pas gentil (le) utiliser la force pour vous faire cesser une infraction (refus d'obtempérer aux consignes données, délits etc.).

 

- Il doit aussi utiliser la force strictement nécessaire à l'encontre d'un individu et cesser toute violences quand l'infraction est "terminée" (en gros quand tu as les menottes ou tu te laisses faire.) 

 

Toute violences à votre encontre quand vous êtes a terre (roule boule hein pas en train de donner des coups de pied) menottés ou coopératif relève de l'usage excessif de la force mais aussi si vous vous rebellez, l’agent peut utiliser la force pour se défendre ou vous stopper mais doit arrêter une fois qu'il vous a maitrisé.

 

Vous êtes témoin de violence policière :

 

- Vous pouvez filmer car les policiers sur la voie publique font partie du mobilier urbain (vous avez bien lu) donc ils ne peuvent pas vous dire d'arrêter de filmer ni vous obliger a effacer le contenu. 

 

-Vous pouvez leur demander leur matricule (10% de chances de réussite par contre et je suis gentil) afin de dénoncer les faits une fois les choses calmées (intervention terminée).

 

- Le plus sûr et efficace : notez bien l'heure et le lieu et tenez vous à distance, observez ce qui se passe pour être capable de raconter tout lors de votre déposition, n'intervenez pas ! Même si c'est dur car cela va se retourner contre vous, a coup sûr.

 

Vous êtes victime de violences policières : 

 

- Même en étant auteur de délits, vous avez des droits, vous pouvez très bien être condamné pour des faits et déposer plainte pour violence illégitime, les deux sont distincts.

 

-Ne répondez pas aux coups, roulez vous en boule si vous êtes a terre et laisser passer la tempête.

 

-Quand vous êtes présenté a  l'Officier de Police Judiciaire (OPJ), vous devez  dire que vous avez été victime de violences excessives.

 

-Si vous êtes en garde a vue, vous allez voir un médecin. Dites lui ce que vous avez subi, il le notera et constateras les traces de violences, ces constatations seront obligatoirement versées a l'instruction donc feront partie de la procédure.

 

-si vous êtes laissé libre, vous allez chez un médecin pour faire constater des blessures éventuelles et vous gardez soigneusement votre certificat.

 

Ensuite ça se passe là :

 

https://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/Organisation/Inspection-Generale-de-la-Police-Nationale/Signalement-IGPN

 

Remplissez le formulaire en stipulant victime ou témoin. 

Ou rendez vous au 30 rue Hénard, Paris 12ème si vous êtes à Paris ou en Île de France.

 

L'IGPN anciennement IGS.

Croyez moi il va avoir des suites si vous ne mentez pas, même si c'est long, cela suivra son cours. Arrêtez de dire "ouais ça sert a rien". C’est faux ! Faut juste prendre le temps de le faire.

 

Les suites peuvent être énormes au niveau administratif, avec des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la révocation. L’administration considère les forces de l’ordre comme de la chair à canon.

 

  

Lisez l'avertissement sur le site ;  il est clair en plus faut cocher une case "lu". 

 

La tête est prohibée, que ce soit avec un tonfa, une telesco, un flashball, donc pour ça aussi allez sur le lien ! Idem pour le tir tendu de gaz (tir en cloche seulement).

 

Vous avez les armes maintenant cher ami(e)s Gilets Jaunes.

 

N'hésitez pas a partager et faire connaitre vos droits. 

 

Vive les gilets jaunes !

 

S.

Les flics n'ont pas tous les droits. Conseils d'un ancien de la maison.
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commentaires

A
Il y a quelques années dans l'émission La bas si j'y suis, un policier rappelait qu'ils ( les policiers ) n'étaient pas des justiciers. Il me semble que beaucoup oublient ce principe.
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