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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 06:16

Le site Ça n’empêche pas Nicolas nous présente les « Stylos rouges », pour l’instant au nombre de 44 000 : « que veulent les "stylos rouges" ? D'abord, le dégel du point d'indice des salaires correspondant aux heures de travail, mais aussi moins d'élèves par classe et de contrats précaires. Un florilège de revendications pas forcément nouvelles. Pourquoi les "stylos rouges" ne sont pas liés aux syndicats ? "On a le sentiment que les syndicats sont de moins en moins écoutés. On est là pour les soutenir et on est en parallèle. On regroupe le primaire, le secondaire [les universitaires se réveilleront peut-être dans 35 ans], on est apolitique. Ce n’est pas quelque chose contre les syndicats, mais c'est quelque chose en plus", explique l’une d’entre eux. 

 

 

Sur le site de la CGT Unilever, Elsa Méry nous alerte sur la situation à Geodis, filiale privatisée de la SNCF pour le transport de marchandises ferroviaires par la route. Les travailleurs de la plateforme de Gennevilliers sont en grève depuis le 26 décembre.

Entrepôt connu pour ses conditions de travail déplorables et pour ses méthodes féroces de répression syndicale, les travailleurs de GEODIS sont des habitués des luttes et des grèves.

Cette fois, plus de 90% de grévistes et parmi eux, des chefs d’équipe. L’entrepôt et totalement paralysé et les dizaines de milliers de colis qui circulent chaque jour restent à l’intérieur.

Leurs revendications impliquent l’obtention d’une prime de fin d’année de 1000 euros, une augmentation générale de salaire de 200 euros brut et de 100 euros supplémentaires pour ceux qui n’ont jamais été augmentés, la revalorisation de la prime transport à 50 euros net ainsi que l’embauche de 30 intérimaires.

 

 

Revue de Presse (263)

 

Dans un profond silence médiatique au plan national, des travailleurs mènent une puissante lutte à la centrale EDF de Cordemais, en Loire Atlantique : l’intersyndicale de Cordemais (CGT-FO-CFE) monte en puissance sur les modalités d’actions pour se faire entendre pour la défense des emplois. Selon Presse Océan, une AG du personnel a décidé de bloquer le trafic ferroviaire au niveau de la gare le 10 décembre. 70 salariés grévistes ont paralysé le trafic des trains ainsi que le trafic routier au niveau du passage à niveau de Cordemais. Il s’agissait de manifester contre la fermeture programmée en 2022.

 

 

Le portail de l’Union locale de la CGT-Nancy condamne le licenciement de deux camarades lorrains menacés de radiation des cadres (licenciement) à la SNCF. Il s’agit de Yavuz OZBEK, âgé de 37 ans et cheminot depuis 17 ans, vendeur en gare d’Epinal, secrétaire du CE Lorraine ainsi que Jean Michel Dieudonné, âgé de 53 ans et cheminot depuis 28 ans, agent du Fret en gare de Pont à Mousson, secrétaire à la politique financière du Syndicat de Nancy et ancien secrétaire de Secteur CGT. La lutte est notamment menée parla députée Caroline Fiat (France Insoumise), de la circonscription de J.M. Dieudonné. Ce cheminot est radié de la SNCF pour des faits sans aucun rapport avec la gravité supposée de cette sanction rarissime. Comme d’autres, ces deux syndicalistes s’opposent à la privatisation rampante de la SNCF.

 

 Pour Dieudonné, cette mesure disciplinaire a pour conséquence de le mettre au chômage à 53 ans et de lui retirer le bénéfice de la retraite de la SNCF. Ce qui signifie que l’intégralité des cotisations qu’il a versées ne lui seront pas rendues. Il ne pourra prétendre qu’au minimum vieillesse de la Carsat sans accès à une caisse complémentaire.

 

Une telle sanction n’a pas été prise, depuis les années 50. Cette sanction est humiliante, dégradante. Elle ne s’applique qu’à des agents frappés d’une lourde peine pénale (atteinte à la sûreté de l’Etat, braquage, viol, meurtre…).  En conséquence, les voies de recours contre la sanction sont engagées pour annulation.

 

Le reproche qui est fait à Jean-Michel est ainsi libellé : « comportement anormal émaillé de cris ».

 

 

Sur le site du Grand Soir, un auteur anonyme, membre de la CGT, évoque les grandes sociétés de travail intérimaire, en particulier Randstad, Adecco et Manpower : « Les actionnaires, suisses, hollandais et étasuniens des trois sœurs, majors mondiales du travail temporaire, sont infiniment reconnaissants aux travailleurs précaires français, premiers contributeurs à leur CA mondial !

N’oublions pas les centaines de millions d’euros des exonérations de cotisations sociales des lois Fillon et du CICE !

 

LA précarité tue ! Deux fois plus de morts par accidents du Travail en intérim que dans les entreprises ou les salariés sont en CDI !

 

50 ans que ce constat perdure sans que cela interpelle les acteurs de la chaîne Santé et Sécurité au Travail. »
 

 

 

Bonne année militante !

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commentaires

A
De cette violence là il n'en sera jamais question ou si peu alors en effet " La violence ne peut être justifiable, disait Albert Camus, mais elle est aussi parfois inévitable. La violence (et là, c’est moi qui reprend la main) est le seul recours des peuples qui sont privés d’expression." ( https://yetiblog.org/la-violence-est-le-seul-recours-des-peuples-interdits-dexpression/ )
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