Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 06:30

 

Res Publica nous remémore cette réflexion de Don Helder Camara sur la violence :

 

« Il y a trois sortes de violence. 

 

La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

 

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

 

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

 

 

 

Dans son blog, Benoist Bihan exprime son indignation à propos du Traité d’Aix-la-Chapelle récemment signé par Emmanuel Macron et Angela Merkel :

 

Indignation, parce que le contenu de ce texte est la perpétuation de décennies de libéralisme extrême. Parce que ce traité institue leur soumission aux États-Unis, à la suzeraineté desquels, au travers de l’Alliance atlantique, les deux gouvernements se soumettent sans ciller. Et pour finir parce que les termes de ce traité sont à sens unique : « la coopération et l’intégration » vont systématiquement dans le sens d’un alignement de la France sur son voisin d’outre-Rhin, sans jamais de contreparties sérieuses.

 

Comment un président de la République peut-il négocier un texte d’une aussi abyssale nullité ? Lire le traité d’Aix-la-Chapelle, c’est en effet découvrir phrase après phrase un texte non seulement creux – sauf lorsqu’il perpétue l’idéologie libérale ou l’atlantisme le plus vil – mais aussi totalement déséquilibré. Car si l’Allemagne obtient de sérieuses concessions, dont la plus spectaculaire est de mettre la diplomatie française au service de l’ambition berlinoise d’accéder à un siège permanent au conseil de sécurité des Nations-Unies (pour, n’en doutons pas, mieux en évincer la France, sans doute via un siège « européen »), la France n’obtient absolument rien de tangible.

 

On comprend mieux ainsi pourquoi ce texte, négocié en catimini, n’est paru dans la presse qu’à quelques jours de sa signature, et encore sur la base de sa version allemande qu’il a fallu traduire, la version française « officielle » demeurant jusqu’au dernier moment introuvable. Quand la forfaiture le dispute à ce point à l’imposture, il vaut sans doute mieux en effet rester discret.

 

 

 

L’Humanité annonce lespremières privatisations de lignes SNCF : « Avis de préinformation pour la mise en concurrence des lignes Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon ». Par ces quelques mots, le ministère des Transports a lancé la phase opérationnelle de l’ouverture à la concurrence du service public, pilier de la réforme ferroviaire que le gouvernement a fait passer en force en juin dernier. Les deux liaisons concernées sont des trains d’équilibre du territoire, TET, régies directement par l’État. Elles totalisent 1 million de voyageurs annuels pour un coût de 25 millions d’euros. En clair, « par cette annonce, le gouvernement signifie clairement et unilatéralement renoncer à garder la maîtrise de l’exploitation de ces lignes », résume la fédération CGT des cheminots des Pays de la Loire. Un désengagement déjà largement amorcé par le passage de nombreuses lignes TET dans le réseau TER, passant, dès lors, sous les responsabilités des régions. 

 

Pour le Parti communiste, « Les usagers du train n’ont pas besoin de concurrence pour que le service s’améliore et soit de meilleure qualité ». Le PCF en appelle à ce que « l’État investisse dans les infrastructures, le matériel et les hommes afin de répondre aux besoins de la population ». Loin d’y répondre, ce nouveau coup porté au service public ferroviaire s’inscrit, en sus, « à contresens de l’histoire », poursuit le PCF. Car, alors que de tous les ronds-points émerge depuis des semaines la revendication populaire d’un véritable service public, l’État choisi « d’assurer de nouveaux profits à des opérateurs privés ». Le tout, sans compter l’attaque sociale contre les cheminots qui, par décret du 26 décembre dernier, sont désormais dans l’obligation, sous peine de licenciement, d’accepter le transfert au nouvel opérateur.

 

Revue de Presse (268)
Partager cet article
Repost0

commentaires

J
Agoravox recèle quelques pépites, en voici une qui vaut son pesant:https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nouvelle-menace-caracas-laisse-a-212332.
Répondre
A
On dit souvent que la forme c'est le fond qui remonte à la surface. Et dans le cas de ce traité la forme dispute au fond. On ne sait pas lequel des 2 est le plus détestable. Ainsi voilà une décision d'un homme seul qui engage un pays sans que pas une seule de toute la chaîne des représentations élues ait été consultée pour approbation. Il est vrai que cela peut paraître bien mineur à partir du moment où cet homme peut décider, seul, de lâcher, au nom de ces concitoyens, des bombes sur d'autres civils et que cela ne gêne en rien ni nos journalistes ou ni nos intellectuels.
Quant au mépris relativement à la langue française ( l'absence du texte en français) le dernier " Choose France " pour nommer la réunion avec les 150 patrons à Versailles démontre que la France et encoure plus les français ont peu d'intérêt pour lui.
Répondre