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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 06:32

Par Françoise Guichard (Facebook)

 

Un président de section de la Cour des comptes reçoit en cadeau un billet pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s’y rendre, il donne l’invitation à son rapporteur. Seule condition : qu’il lui prépare une note sur la qualité du concert.


Le lendemain matin, le président trouve sur son bureau la note du rapporteur :


"1. Les quatre joueurs de trombone demeurant inactifs une partie du temps, il convient de réduire leur nombre et de mieux répartir leur travail sur l’ensemble de la symphonie, de façon à éliminer les phases d’inactivité.


2. Les douze premiers violons jouent tous des notes identiques. Il s’agit d’une redondance inutile. Pour y mettre fin, il serait bon de réduire drastiquement l’effectif de cette section de l’orchestre.


3. L’orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches, ce qui constitue un raffinement excessif et une déperdition d’énergie. Il est donc recommandé d’arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d’utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.


Nous ajoutons, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait sans doute été en mesure d’achever sa symphonie."

 

Toute ressemblance avec certaines considérations du dernier rapport de cette auguste institution, par exemple ce qui est dit à propos des urgences, ne pourrait être que le fruit d'un malencontreux hasard...

Symphonie inachevée et Cour des Comptes
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commentaires

A
J’avais cru comprendre que cette sorte d’institution était là pour établir un état comptable des comptes nationaux. Point. Aux élus et particulièrement, pour ne pas dire essentiellement , ceux de l’assemblée d’en tirer les conclusions. Des conclusions qui ne peuvent être que politiques et non comptables Cependant au fil du temps on en est venu par un glissement imperceptible à un jugement et pire encore à des injonctions politiques qui viennent se substituer aux décisions de la représentation nationale . Il en est de même d’ailleurs pour le conseil constitutionnel. Tous ces machins qui bâtissent par degré une technocratie au non d’un savoir qui reste à démontrer et au service d’intérêts particuliers. Sans compter que ces institutions sont des pistes d’atterrissage très confortables pour des politiques souvent en fin de carrière. Suivez mon regard. Finalement la seule démonstration de leur grand soucis de l’intérêt général serait de se saborder.
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G
C'est Sarkozy qui a étendu le champ d'action de la CC.