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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 06:26

Cette vie, c’est, par exemple, le mensonge orwellien. Après la dégradation de très nombreux radars, la ministre Élisabeth Borne déclare : « On a une augmentation de 270% des excès de vitesse ». C‘est donc avec son doigt que cette dame a calculé les excès de vitesse puisque les radars ne fonctionnaient pas.

 

 

Un député de la France Insoumise se prend un coup de matraque sur l’oreille. Il quittait une manifestation et avait brandi sa carte de parlementaire. Imaginez qu’il se soit agi de Bruno Bonnell, député LREM de Lyon et, par ailleurs, richissime homme d’affaires chevalier de la Légion d’honneur. Je ne vous dis pas le scandale. Les médias à la botte (pléonasme) n’ont pas dit que ce député LFI avait reçu un coup de matraque sur la tête mais qu’il « affirmait avoir reçu » un coup de matraque. La prochaine fois, ces médias diront qu’il a « prétendu » avoir reçu un coup de matraque qui aura « prétendument » fait gicler du sang. Le préfet à la botte (pléonasme) a pris la défense du flic cogner  sans, évidemment, avoir été présent sur les lieux. Castaner a fait la leçon au député matraqué : « Très clairement, il me semble que ce n’est pas la place d’un député, que d’être dans un lieu interdit pour une manifestation. Que ce n’est pas l’attitude d’un député, que de provoquer nos forces de l’ordre. » Pour ne pas comprendre qu'un député doit être aux côtés du peuple qui l'a élu, il faut être un habitué des tripots. La pègre est très éloignée de la démocratie.

 

 

Dans la France du banquier éborgneur, une vieille Algérienne qui meurt de l’explosion d’une bombe lacrymogène alors qu’elle fermait sa fenêtre pour justement se protéger de ces bombes n’a strictement aucun intérêt. Évoquant à plusieurs reprises les manifestations, les débordements, les insupportables chiquenaudes adressées par les manifestants à des forces du désordre surarmées et surcaparaçonnées, le banquier n’a jamais parlé de cette pauvre victime ni des yeux crevés. Il aura fallu trois mois pour que la Justice aux ordres ouvre une information.

 

 

La France du banquier, c’est aussi la nomination très flatteuse d’un repris de justice au Conseil constitutionnel. Ce triste sire qui voulait faire partir les gens à la retraite à 67 ans a pris la sienne à 57 ans (en toute légalité), touchant 3 700 euros comme ancien inspecteur des Finances et 7 800 euros d’indemnités d’élu, qu’il cumulera avec les 13 000 euros du Conseil constitutionnel. Voulant à tout prix nous apitoyer sur son sort, le Juppé en question a déclaré qu’il avait « payé » (pour un autre, Chirac en l’occurrence), et qu’il avait le droit à l’oubli. La condamnation (en appel) très légère infligée par des magistrats bienveillants (ceux de la Cour d’appel de Versailles qui avaient réduit les 10 ans d’inéligibilité en un seul) n’efface rien. Surtout pas le fait qu’il s’est gavé grâce au système Chirac dont il fut la cheville ouvrière. Juppé a signé, en janvier 1993, un document donnant l'ordre aux services du logement de la ville de Paris de diminuer de 1 000 francs le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement relevant des propriétés de la ville. Par ailleurs, des travaux pour un montant de 381 000 francs sont réalisés dans cet appartement par la ville. À plusieurs reprises, le ministère de la Justice a tenté d'empêcher le Service central de prévention de la corruption de rendre son rapport sur cette ristourne de loyer. Le rapport concluait au fait que cette opération pouvait relever d'un délit d'ingérence, mais la justice décida de ne pas poursuivre. En outre, Alain Juppé signa, en septembre 1990, un bail de location avec sa propre municipalité lui permettant de devenir locataire d'un appartement de 189 mètres carrés à un prix défiant toute concurrence. Des travaux furent réalisés aux frais des contribuables pour plus d'un million de francs. Il attendit deux semaines avant de se justifier et refusa de s'excuser, affirmant rester « droit dans ses bottes ». Après trois mois de polémique, il finit par quitter son logement. Quelle classe !

 

 

La France du banquier éborgneur, c’est aussi ce flic de la BAC qui, le 2 mars 2019, à Paris, Place Denfert-Rochereau, a visé au visage un manifestant pacifique en train de prendre des photos alors qu’il n’y a strictement aucune violence dans les environs immédiats et que ce cogne ne risque absolument rien, à part peut-être d’être incommodé par un flash d’appareil photo.

La vie sous le banquier éborgneur
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commentaires

D
Même "aveugle", un radar automatique peut toujours enregistrer les excès de vitesse, sans pouvoir identifier leurs auteurs.
Selon le délégué interministériel à la sécurité routière, les excès de vitesse avaient augmenté de 30 % en décembre 2018. Passer de 30 % à 270 % en février surprend.
La ministre a déclaré: " Il y a beaucoup de radars qui sont dégradés et je CROIS qu'on a une augmentation de 270% des excès de vitesse sur les routes."
Une ministre qui "croit " ne devrait pas s'exprimer tant qu'elle ne sait pas.
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A
Concernant cette personne âgée décédée à Marseille, je m'étais dit comme bien d'autres, sans doute, que c'était un fait gravissime mais certainement un effet collatéral, comme on dit, de la répression. En quelque sorte un décès dû à la chute malencontreuse d'une grenade tirée en cloche. En fait cette hypothèse après réflexion semble peu probable. En effet la courbe suivie, ayant pour origine la rue avec pour cible un autre point de la rue, a peu de ´ chance ´ d'entrer dans un logement situé en étage d'un immeuble, a priori, perpendiculaire à cette même rue. Tout ça pour dire que cette grenade a sans doute été tirée en tir tendu en direction de l'appartement en question. Le CRS ayant peut être soupçonné un danger venant de persiennes en cours de fermeture. Je sais bien que ces affirmations n'ont aucun fondement mais après tout elles sont tout autant crédibles que les officielles. Signé : le fils naturel de Agatha et Hercule.
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