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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 05:00

 

 

Le site Respublica nous remet en mémoire la personnalité extraordinaire de Gerda Taro : «  …. Née, d’une famille juive en Galicie en 1910, elle ressent très tôt l’antisémitisme, rejoint Paris en 1934, fréquente les écrivains antifascistes exilés, y fait la rencontre d’un très jeune photographe, André Friedmann, juif comme elle. Particulièrement douée, elle apprend avec lui la photographie, et lui trouve le pseudonyme de Robert Capa. Tous deux couvrent les manifestations qui donneront naissance au Front Populaire. 1936 : Guerre d’Espagne; leurs photographies les font connaître dans le monde entier, mais toutes sont signées d’un seul nom : Capa. Or Gerda, jeune femme indépendante, talentueuse autant que courageuse, est la première femme reporter de guerre : Madrid, Malaga, Valence, Cordoue, elle photographie la guerre dans toute son horreur, le peuple souffrant, la mort. Pour témoigner, elle affronte tous les dangers. Au front, elle prendra tous les risques et mourra à Brunete, écrasée sous les chenilles d’un char de combat, en juillet 37. Toutes ses photos  seront mélangées à celles de Capa, qui en 1940 fuit à son tour le fascisme ; 3 000 négatifs sont abandonnés dans son atelier, puis transportés dans une valise au Mexique, retrouvées 60 ans plus tard mais toutes signées de Capa. Irme Schaber, la biographe de Gerda Taro, a exhumé et identifié quelques 300 photographies où éclate le talent de Gerda Taro, enfin réhabilitée. »

 

 

 

Revue de Presse (276)

 

Le Monde nous fait découvrir qu’avec l’application de rencontres Tinder il y a de l’algorithme dans l’air : « Le succès de Tinder s’est construit sur une interface ludique pour smartphone. Un compte Tinder s’ouvre en quelques minutes, souvent à partir d’un profil Facebook, et en remplissant des critères apparemment simples (photos, âge, intérêts, ville). Une fois ce compte ouvert, quelques critères de recherche (âge, sexe, degré de proximité géographique) suffisent à se lancer dans la grande roulette des autres profils disponibles. Lorsqu’ils défilent, un coup de pouce (swipe) sur la droite ou la gauche détermine si on « aime », ou non, la personne présentée dans son appli. Si deux personnes font un swipe right (coup de pouce à droite) sur leurs profils respectifs, c’est le « match », et la conversation peut s’engager.

 

Mais cette simplicité est aussi trompeuse. Comme de nombreuses applications sociales, les informations présentées à l’utilisateur sont personnalisées. En fonction des critères de recherche évoqués plus haut, mais aussi, en fonction d’un algorithme basé sur plusieurs types de données censées optimiser les rencontres. C’est ce que Tinder appelle sa « recette secrète ».

 

 

 

Marianne nous explique qui sont les technocrates qui dirigent la France : « Ils ne sont pas élus, pourtant ils sont omniprésents dans la prise de décision publique. Avec Emmanuel Macron au pouvoir, les technocrates vivent un âge d'or, au point d'éclipser des politiques de plus en plus marginalisés.

 

Le grand public ne connaît pas Nathalie Loiseau. Mais, dans le petit milieu des hauts fonctionnaires français, celle qui vient d'être propulsée à la tête de la liste macroniste pour les élections européennes du 26 mai est une rock star. Diplômée de Sciences-Po et diplomate de profession, la désormais ex-ministre des Affaires européennes a navigué pendant vingt-cinq ans de postes en ambassade en postes de direction au Quai d'Orsay, en passant par le cabinet d'Alain Juppé en 1993. Elle a aussi dirigé l'ENA sous le quinquennat Hollande, ce qui faisait d'elle « la mère supérieure des technocrates », a rappelé sur France Inter son ancien collègue Jean-Christophe Rufin. Au passage, l'ex-diplomate et écrivain n'a pas manqué de dézinguer sa désignation : « C'est vraiment tout ce qu'on reproche à l'Europe : la technocratie à l'état pur ! »

De fait, la désignation de « Loiseau la techno » agit comme un révélateur : en Macronie, ce sont eux qui ont le pouvoir. Les hauts fonctionnaires vivent un âge d'or. « Macron était leur candidat. Ils se retrouvaient parfaitement en lui »glisse un énarque sorti récemment dans la « botte », ces meilleures places qui assurent de belles carrières à de jeunes ambitieux comptant à leur actif plus de dissertations que d'expériences de terrain.

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commentaires

A
Ben Bernard ?? " Le vent léger du passé ne revient jamais " chantait l'un des plus grands compositeurs qui a su le mieux parler de la vie simple et besogneuse de ce monde envolé fier de la noblesse de son travail que nous n'avons pas su - et peut-être voulu sauvegarder - et qui, lorsque j'entends Francis, me donne un grand coup de cette nostalgie que nous connaissons tous : <br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=feTZ1a7wzyA
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A
Pour la "gauche non acquise au libéralisme", il y a sans aucun doute du souci à se faire !... Et hélas là encore rien de bien nouveau ! Pour faire vite, il n'y a, par exemple, qu'à reprendre l'exploitation des mines de charbon au Royaume Uni ou en France avec une "gauche" travailliste ou socialiste (relire entre autres les romans de Cronin) et ce que ça a donné pour l'avenir !! La honte !
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