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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 02:34

 

 

Le Grand Soir a toujours soutenu Julian Assange de manière indéfectible. Suite à l’arrestation de ce héros de la liberté et de la démocratie, il vient de publier plusieurs articles. Je cite tout d’abord celui de Jonathan Cook qui, en quelques lignes, expose le fond du problème : « Dès qu’il a demandé l’asile, Assange fut présenté comme un hors-la-loi. Son travail en tant que fondateur de Wikileaks – une plate-forme numérique qui, pour la première fois dans l’histoire, donnait aux gens ordinaires un aperçu des recoins les plus sombres des secrets les mieux gardés dans les profondeurs de l’État profond – a été effacé de l’histoire. »

 

Je cite également celui celui de John Pilger : « L’image de Julian Assange traîné hors de l’ambassade de l’Equateur à Londres est emblématique de notre époque. La force contre le droit. La brutalité contre la loi. L’indécence contre le courage. Six policiers malmenant un journaliste malade, ses yeux plissés contre sa première lumière naturelle depuis près de sept ans.

 

Que ce scandale se soit produit au cœur de Londres, dans le pays de la Magna Carta, devrait faire honte et mettre en colère tous ceux qui craignent pour nos sociétés "démocratiques". Assange est un réfugié politique protégé par le droit international, le bénéficiaire de l’asile en vertu d’une convention impérieuse dont la Grande-Bretagne est signataire.

 

Mais au diable tout ça. Laissez entrer les voyous. Dirigée par les quasi-fascistes de l’administration Trump, en collaboration avec l’Équatorien Lenin Moreno, un Judas latino-américain et menteur qui cherche à camoufler l’état moribond de son régime, l’élite britannique a abandonné son dernier mythe impérial : celui d’équité et de justice.

 

Le crime d’Assange est le journalisme : demander des comptes aux rapaces, dénoncer leurs mensonges et donner aux gens du monde entier les moyens d’agir avec la vérité.

 

L’arrestation choquante d’Assange est un avertissement pour tous ceux qui, comme l’écrivait Oscar Wilde, "sèment les graines du mécontentement [sans lesquelles] il n’y aurait pas de progrès vers la civilisation". L’avertissement est explicite à l’égard des journalistes. Ce qui est arrivé au fondateur et rédacteur en chef de WikiLeaks peut vous arriver dans un journal, ou à vous dans un studio de télévision, ou vous à la radio, ou vous qui diffusez un podcast. »

 

 

Revue de presse (278)

 

Une fois n’est pas coutume, je reprends une information du site internet de BFM-TV. Emilie Loridan, mère de deux enfants de 6 et 8 ans, s'est donné la mort dimanche dernier après avoir lancé plusieurs appels à l'aide. La jeune femme ne s'en sortait plus financièrement, après avoir perdu une allocation pour sa petite fille trisomique.

Elle se disait « fatiguée », « à bout ».

En mai dernier, dans les colonnes de La Voix du Nord, Emilie Loridan avait lancé un appel désespéré pour tenter de débloquer sa situation. Maman de Nolan, 8 ans, et Lylou, 6 ans, elle ne travaillait plus depuis la naissance de sa fille souffrant de trisomie. N'étant « disponible que de 9 heures à 16 heures », la jeune femme, dont la fille est scolarisée en Belgique, ne touchait plus que le RSA.

A ce contexte difficile, en mai dernier, la Caisse d'allocations familiales lui annonce qu'elle ne pourra plus lui verser l'allocation pour sa petite fille trisomique. Le père des deux enfants vivant et travaillant en Belgique, c'est à la Belgique de payer. Depuis deux mois, elle percevait donc 398 euros – sensiblement la même somme qu'en France – mais cette aide, ne venant plus de la CAF, était désormais considérée comme un revenu.

Emilie Loridan perd alors le RSA. Ses revenus passent de 1 125 euros à 690. « Je ne m’en sors plus du tout », confiait-elle au quotidien local en mai dernier. « En plus, ils me demandent de rembourser ce que j’ai perçu au RSA depuis deux ans. C’est dingue ». Expliquant son cas à la CAF, la mère de famille obtient pour seule réponse un encouragement à demander une pension alimentaire au père des enfants. 

La jeune femme se tourne alors vers la ville. La mairie l'aide à chaque fois pour obtenir un logement adapté à sa situation familiale. Elle se rend au centre communal d'action sociale d'Armentières, où elle réside à l'époque avec ses deux enfants. Inscrite à l'épicerie solidaire, elle est suivie par un travailleur social. Elle prend également contact avec le Défenseur des droits.

Ces derniers temps, cette maman désespérée ne répondait plus à son travailleur social, ni aux services sociaux. « Ce qui est arrivé est dramatique », concède la directrice générale des services adjointe d'Armentières. Sa famille a remercié ceux qui avaient tenté d'aider la jeune femme. Emilie Loridan sera inhumée samedi à Armentières. 

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