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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 05:12

 

 

Selon Libération, l’organisation d’opposition armée, qui vient de l’extrême gauche iranienne, a largement financé le parti d’extrême droite espagnol Vox à ses débuts. Itinéraire d’une formation prête à tout pour arriver au pouvoir.

 

On savait les Moudjahidine du peuple capables d’innombrables compromissions pour rester visibles sur la scène internationale et se présenter comme une alternative au régime de Téhéran, mais pas au point de soutenir financièrement une formation d’extrême droite espagnole qui honnit à la fois l’islam et le socialisme, ce dont la formation iranienne se réclame.

Il est vrai que depuis la chute de Saddam Hussein, en avril 2003, qui lui accordait sa protection et lui permettait d’entretenir des bases militaires sur le territoire irakien et une armée de plusieurs milliers de combattants, l’organisation d’opposition armée au régime de Téhéran, issue de l’extrême gauche iranienne mais mâtinée d’islamisme, était en chute libre. Du moins jusqu’à la nomination de John Bolton, le conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale, qui lui a redonné un second souffle.

 

Pour Le Grand Soir, Philippe Arnaud a revisionné le JT de 13 heures du 16 avril concernant l’incendie de Notre-Dame : « Bien que l’incendie ait touché un édifice religieux et non politique (comme le palais de l’Élysée), culturel (comme le Louvre), financier (comme la Bourse) ou un haut lieu du luxe (comme l’hôtel Ritz), j’ai néanmoins été frappé par le caractère paradoxalement a-religieux des commentaires. En effet, les termes qui revenaient périodiquement pour l’évoquer, étaient "culture", "historique", "histoire", "monument", "patrimoine", "destin français", "trésor", "icône", "rassemblement des Français", etc. Et nullement des termes religieux comme "sacrements", "foi", "grâce", "Incarnation", "péché", "Providence", "Révélation", "sacerdoce", "salut", etc.

Tout se passait, de fait, comme si ne subsistait plus, de la cathédrale, que sa fonction culturelle (comme s’il s’était agi de la destruction du musée du Louvre, du château de Versailles ou de la grotte Chauvet). Sa fonction proprement cultuelle semblait être passée su second plan, à la façon dont on parle du Parthénon, dont on imagine vaguement qu’il s’agissait d’un temple, mais sans plus savoir, au juste, quelles cérémonies il abritait. La fonction cultuelle de Notre-Dame n’avait plus alors qu’un caractère accessoire, dès lors qu’elle était estampillée "édifice religieux" par les guides touristiques ou les encyclopédies, comme les musées du Louvre, d’Orsay ou Beaubourg sont estampillés "édifices culturels", avec assez d’étoiles pour inciter le touriste à faire le détour. Ce caractère culturel a été renforcé par l’inévitable rappel du roman éponyme de Victor Hugo et de ses produits dérivés (films, comédies musicales) – et de la non moins inévitable référence au "kilomètre zéro" inscrit dans le parvis de Notre-Dame.

 

 

Selon L’Humanité, plusieurs associations et syndicats ont annoncé jeudi le dépôt d’un recours en Conseil d’État contre la multiplication par 15 ou 16, jugée discriminatoire, des frais d’inscription des étudiants étrangers non européens. Un tiers des universités françaises (25 sur 75) ont décidé de passer outre en usant de leur droit d’exempter 10 % des étudiants – UE et non UE – des frais d’inscription. Toutes ne pourront pas le faire, pour des raisons budgétaires – d’autant que leur décision risque de créer vers elles un flux d’étudiants étrangers, et que certaines en accueillent déjà beaucoup. Mais au moins, elles auront cherché à préserver « l’image et les valeurs de la France » qui sont la première des raisons pour lesquels de nombreux étudiants africains choisissent la France.

 

 

L’Humanité reprend le communiqué que le Secours populaire vient de publier suite au décès accidentel, à 93 ans, de son président Julien Lauprêtre : « Dès son arrivée en 1954, Julien et un petit groupe d’hommes et de femmes vont faire du Secours populaire, l’une des plus importantes associations de solidarité de notre pays. Très vite, il a compris que l’association avait tout à gagner à se recentrer sur son rôle d’association de solidarité plutôt que d’intervenir sur le champ politique. Il en a fait une association rassemblant toutes les bonnes volontés pour que se développe une solidarité populaire indépendante des pouvoirs établis, qu’ils soient publics ou privés, philosophiques, confessionnels, politiques ou syndicaux. »

Revue de presse (279)

 

PS : Je rappelle que cette revue de presse est d'abord destinée à l'émission “ Excusez-moi de vous interrompre ”, diffusée en direct le lundi à 17 heures par Radio Mon Païs. Mon collègue et camarade Francis Pornon qui, chaque semaine, propose une chronique sur l'histoire et les lieux de Toulouse, a proposé ce texte très émouvant sur la pharmacie Gensane-Bouthoumieux :

 

Il existe au coin de l’avenue de Muret et de la rue Roc, une pharmacie dite Gensane-Bourthoumieux, officine dont le nom est doublement évocateur. D’une part il résonne pour nous au studio car le patronyme Gensane est celui de notre chroniqueur de presse prénommé Bernard, lequel a quitté Toulouse et nous adresse régulièrement l’enregistrement de son texte fort compétent. Bernard me précise que les Gensane sont originaires des villages de Joch et Finestrer au pied du Canigou.

 

D’autre part le second patronyme est celui d’un autre pharmacien du même nom : Pierre Bourthoumieux qui fait l’objet de cette chronique en souvenir de la pharmacie qu’il tint sur la même avenue de Muret, un peu plus près de la place de la Croix de Pierre, au N° 122. J’ai eu la chance de rencontrer sa fille actuellement encore pharmacienne au N° 65, qui fit des études pour prendre la suite de son père malheureusement décédé alors qu’elle était toute jeune. J’inviterai prochainement cette dame à ce même micro et ensuite Greg Lamazères, auteur d’un livre sur son grand-père.

 

Le passant curieux peut s’arrêter avenue de Muret pour contempler la plaque apposée sur la maison où se situait la pharmacie du Bourthoumieux résistant, non loin de la plaque signalant que le rond point dit de la Croix de Pierre fut baptisé de même Pierre Bourthoumieux. Car il s’agit d’un homme ayant marqué de sa personne et son action la ville sous Vichy. Par ailleurs, né à Cahors où il passa son enfance, il se signala par son caractère et ses qualités sportives. Très doué pour le rugby, il fut sélectionné en équipe de France universitaire en tant que brillant trois-quarts centre de l’équipe de la faculté de médecine et de pharmacie de Toulouse.

 

Délaissant bientôt le ballon ovale et, poussé par ses tendances démocrates et humanistes, il organisa dans son quartier toulousain de la Croix-de-Pierre une association et un terrain de basket sous la bannière du club de l’ « Emancipatrice toulousaine », mouvement laïque correspondant à ses idées. Dans le même temps, il fonda une coopérative de produits alimentaires à destination des familles des ouvriers de la Cartoucherie et de l’Onia (devenue par la suite AZF).

 

Ce sont ses activités politiques qui le rendirent en quelque sorte immortel. En effet, il fut un tribun et journaliste socialiste connu et apprécié avant de verser dans la Résistance où il s’engagea de bonne heure dès 1940 sous le pseudo de « Bonnard » aux côtés de Raymond Naves et il intégra le réseau de renseignements Froment qui deviendra par la suite le réseau Brutus. Repéré par la Gestapo en 1943, il quitta Toulouse pour le Lot où il participa à la création des maquis paramilitaires Vény, avant d’être grillé à Toulouse et de filer sur Lyon ou, malheureusement, il fut arrêté un an plus tard avec ses camarades pour être envoyé dans les camps de la mort d’où il n’est naturellement pas revenu, quoique sa famille n’ait reçu un avis de décès que par défaut.

 

Cette évocation d’un militant socialiste résistant de la première heure dans le quartier est émouvante pour moi qui vécus aussi mon enfance tout près de la Croix de Pierre et dont le père, résistant aussi, était plutôt compagnon de route du Parti Communiste. Mais comme on sait, les résistants étaient clandestins et fort discrets, si bien que je ne sais pas qu’ils se sont connus.

 

Je l’ai annoncé, nous aurons parmi nous prochainement la fille Bourthoumieux qui, orpheline de bonne heure, est restée fidèle aux idées de son père et sait raconter ce qu’elle a vécu auprès de lui, ainsi que Greg Lamazères, son petit-fils qui fut journaliste à TLT, la chaîne de télévision où il m’invitait régulièrement, et surtout qui fut l’auteur d’un livre préfacée par l’ancien Premier ministre Pierre Mauroy : Pierre Bourthoumieux, vie et mort d’un résistant socialiste toulousain.

 

Á l'occasion de la parution en 2011 du livre de Greg Lamazères Pierre Bourthoumieux, vie et mort d’un résistant socialiste toulousain (préface de Pierre Mauroy), j'avais rédigé cette recension.

 

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Notre Dame. L'incendie. Nous avons souvent le sentiment inconscient d'être plus avertis que d'autres des stratégies masquées du système pour parvenir à ses objectifs. C'est une erreur car nous restons, malgré tout, dans notre indécrottable naïveté, aveugles aux processus qu'ils mettent graduellement en place.<br /> Une fois de plus j'ai pu le vérifier, me concernant, en lisant cet article à propos de l'incendie de Notre Dame : https://lesmoutonsenrages.fr/2019/04/26/ile-de-la-cite-vers-la-plus-grosse-promotion-immobiliere-grace-a-letincelle-qui-a-mis-le-feu-aux-poutres-ledito-de-charles-sannat/<br /> On y constate l'objectif cachée de la privatisation des espaces publics de l'île de la Cité. L'Etat y détient des surfaces considérables : le quai des orfèvres, le palais de justice, l' Hôtel Dieu. Par un heureux concours de circonstances organisé et sous couvert d'améliorer prétendument le fonctionnement des services en question on en vient à les déménager pour permettre sournoisement, à terme, sans jamais l'évoquer, l'installation de la promotion privée.<br /> Evidemment on aura mis en place avant une quelconque mission pour étudier les devenir possibles de ces espaces. <br /> Il va de soi que la mairie promeut cette privatisation, une majorité municipale où siège pourtant des élus communistes.<br /> Dans ce cadre là le malheureux sinistre de Notre Dame vient à point et d'ailleurs le parvis complète le joyau qu'est cet ensemble. <br /> Il est noter enfin cette affirmation de Macron "...] Nous rebâtirons Notre-Dame plus belle encore. " qui démontre la bêtise de cet individu. L'ignorance. En effet dans l'hypothèse où l'œuvre d'un artiste devait être endommagée et qu'il était, par conséquent, décidé de la restaurer, quelqu'un aurait-il le ridicule d'affirmer que la restauration sera mieux qu'avant ?
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