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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 05:25

 

Une attaque contre les pauvres sans précédent, par le biais de l’assurance chômage. Les conditions d’accès sont durcies, la prolongation des allocations est rendue plus difficile. Mais – soyons équitable, comme on dit à la CFDT – l’indemnisation des plus hauts salaires est diminuée au bout de sept mois.

 

Ces mesures visent à réduire de 150 000 à 250 000 le nombre de demandeurs d'emploi et à atteindre 3,4 milliards d'euros d'économies sur la période 2019-2021.

 

Á partir du 1ernovembre 2019, il faudra avoir travaillé six mois sur les deux dernières années, au lieu de quatre sur les 28 derniers mois dans les conditions actuelles.

 

Les conditions de « rechargement » des droits seront également durcies. Plus un demandeur d’emploi travaille avant d'atteindre l’épuisement de son droit à l’allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), plus il acquiert de droits à l’assurance chômage dans la durée. A partir du 1er novembre 2019, le seuil de rechargement sera rehaussé :il faudra avoir travaillé au minimum six mois, au lieu d'un seul actuellement, pendant sa période d'indemnisation pour pouvoir prolonger celle-ci de l'équivalent du temps travaillé.

 

Pour les salariés “ aisés ”, s’ils gagnaient plus de 4 5000 euros brut avant d'être au chômage, l’indemnisation diminuera à l'avenir de 30% à partir de sept mois sans emploi.

 

Bonus-Malus : plus les salariés d'une entreprise sont nombreux à s'inscrire à Pôle emploi, plus l'entreprise se verra attribuer un malus. À l'inverse, plus une entreprise fera des efforts, plus ses cotisations vont baisser.

 

Pour l’immonde Christophe Barbier, ces mesures drastiques ne sont pas assez violentes car les chômeurs ont le droit de choisir leur travail. Qu’ils nous fassent donc des propositions !

 

 

 

 

La vie sous le banquier éborgneur (12)

 

Le délinquant qui a fauché deux enfants d’origine turque (un tué, un blessé grave) et qui roulait sans permis au volant d’une voiture qui n’était pas la sienne après avoir refusé un contrôle de police, me semble être très emblématique de notre époque. Dans notre pays déglingué, des millions de gens n’ont plus aucun repère. On sort les couteaux pour un regard, on vend de la drogue à 12 ans, la conduite sans permis ni assurance est banale. Il n’y a plus de sentiment d’appartenance à une communauté nationale qui disparaît.

 

Ce chauffard criminel avait été en infraction à la législation sur les stupéfiants, avait déjà été condamné pour avoir roulé sans permis et sous l’emprise de stupéfiants (ce que tous ses voisins savaient). Au lieu de se retirer – justement – des voitures, au lieu de chercher du travail, il menait une vie de glandeur professionnel au sein d’une bande d’une vingtaine de trafiquants qui tiennent le marché du shità Lorient entre leurs mains (et qui l’ont certainement aidé dans sa cavale de neuf jours). Ce jour-là, comme les autres jours, il a considéré comme normal de rouler à vive allure sur une voie réservée aux bus. Il ne s’est, normalement pas, arrêté après avoir percuté une voiture à la sortie d’un rond-point.

 

 

Le parquet a, normalement, ouvert une information judiciaire pour « homicide involontaire aggravé », « blessures involontaires aggravées », « conduite sans permis en récidive », et « défaut d’assurance et de refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui ». Il risque 10 ans de prison. Il en fera 5 ou 6. Il sera condamné à des dommages et intérêts. Il est insolvable. Son permis de conduire lui sera retiré. Il n’en a pas.

 

 

 

La vie sous le banquier éborgneur (12)

 

Dans une optique que l’on peut qualifier de pétainiste, le banquier éborgneur a décidé d’embrigader la jeunesse. Un rassemblement du nouveau service national universel a eu lieu récemment à Évreux. Le prétexte étant l’inauguration d’une statue du général De Gaulle pour célébrer les 79 (sic) ans de l’appel du 18-Juin. Le soleil cognait. Le soleil tapait dur. 29 djeuns’ sont la centaine présents ont fait un malaise, tout comme la sénatrice Nicole Duranton. Une personne a été évacuée vers l’hôpital le plus proche. Les agents de sécurité ont commencé à rapatrier ceux qui se sentaient mal à l’intérieur du bâtiment. Personne ne s’est occupé d’eux.

 

Le lendemain matin, le maire de la ville, médecin-urgentiste de profession qui n’a pas fait grand chose pendant les faits, a indiqué à France Bleu Haute-Normandieque « deux ou trois [volontaires] ont été plus sérieusement touchés, dont l’un a dû être évacué ».

 

Le macronisme à l’état pur : de l’image, de l’esbroufe, un mépris souverain des gens.

 

 

 

Affaire Dettinger. Le juge des référés n’a pas donné suite à la demande de provision formulée par la famille du «boxeur de gendarmes», qui réclamait le versement des 145 000 euros récoltés pour le soutenir début janvier, après son interpellation pour avoir frappé deux gendarmes. L’affaire devrait être réexaminée le 9 décembre devant le tribunal de grande instance de Paris. La cagnotte de 145 000 euros, demeure bloquée par la plateforme de financement Leetchi, dont on sait désormais qu’elle est proche du banquier éborgneur. Cette plateforme a été sommée par la Justice de donner les noms des donateurs. Elle a obtempéré. Dans un courriel, un officier de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) a convoqué plus d'une centaine de donateurs pour venir témoigner.Ceux qui ne pouvaient pas venir se ont reçu deux questions auxquelles ils devaient répondre par écrit: « Pour quelles raisons avez-vous souscrit un don à la cagnotte Leetchi en soutien à Christophe Dettinger ? » et « À quelle date avez-vous souscrit et quel était le motif de la cagnotte sur le site ? ».

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commentaires

A
Concernant le chômage il est bon de mettre toujours en regard du nombre de chômeurs celui des offres d'emploi ( https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/le-vrai-du-faux-non-il-n-y-a-pas-300-000-emplois-en-attente-de-candidats_2928551.html ). On constate l' écart phénoménal entre les 2 chiffres. D'un côté 4 à 5 millions, de l'autre 300 000 qui est ramené à 150 000 selon l'article cité. Il faut ajouter qu'il ne s'agit pas d'un stock mais d'un flux. Cependant il est vrai que même 150 000 chômeurs remis en activité ne serait pas négligeable. <br /> Ceci démontre que les solutions préconisées et tant vantées ne peuvent pas répondre au chômage de masse. Et encore cette remarque est valable si nous admettons la bonne foi de nos responsables politiques et qu'il y a une volonté de réduire durablement le chômage et non de l'instrumentaliser. <br /> Barbier est comme Macron. Un lâche qui bien à l'abris des cercles qu'il fréquente affiche un courage dont il n'a pas, à l'évidence, les moyens. Bon, d'accord ! La violence, machin, tout ça c'est pas bien mais un bon " bourre pif " à cette face de crème ça changera pas grand chose mais ça soulagerait.
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