Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 05:40

En 1964, Alain Gottvallès est le meilleur nageur au monde sur 100 mètres nage libre. Il est le favori logique de la finale olympique. Dans un ouvrage remarquable dont je rendrai compte demain, Gilles Bornais raconte comment le champion français perdit la course dans les grandes longueurs.

 

"Lorsqu'il pénètre dans la chambre d'appel (...), un mois plus tôt il a pulvérisé le record du monde de l'épreuve (52 9). Dans la chambre d'appel, son rival Don Schollander le colle lorsqu'il s'assoit, se lève et même quand il va aux toilettes. Le Français choisit l'urinoir du milieu dans une rangée de 12, tous sont libres, mais l'Américain attend derrière lui qu'il libère la place... Quelques minutes plus tard, Schollander triomphe en 53 4 et Alain Gottvallès, qui reconnaître avoir été écrasé par la pression, finit cinquième en 54 2."

 

Certains avaient alors évoqué des problèmes de dopage. L'un n'empêchait pas l'autre. Mais la compétition exige un mental à toute épreuve. Un attribut que Gottvallès ne possédait pas comme il aurait fallu.

 

Il mourut à 65 ans d'un cancer de la gorge.

 

Quand Alain Gottvallès perdit aux Jeux Olympiques en chambre d'appel

Partager cet article

Repost0

commentaires

Jean nage et desmeilleures 26/01/2020 23:24

Je me revois à ses côtés au départ de la traversée de Sète en 1965 o/1966 Alain était en démonstration....qu'elle impression de facilité et de technique parfaite.plus tard Zins avec qui j'ai collaboré m'a avoué qu'Alain fumait son paquet de gauloises bleues et buvait son rouge plus que régulièrement...quel "beau" nageur

AF30 26/07/2019 15:43

je connais rien en natation, je ne m'y étais jamais intéressé et pourtant je me souviens du sentiment éprouvé lors de l'échec aux JO. Identique à celui souvent éprouvé lors des soirées électorales, celui qu'on arrivera jamais.