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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 05:36

 

 

Je reprends ici des éléments d’un article publié par CNEWS, dans sa version lyonnaise (hé oui !) “ Fac : ces nouveaux militantismes qui font débat ”. L’auteur s’est penché sur les difficultés rencontrées par les étudiants de droite – disons LR – pour exprimer leurs convictions. Ces étudiants estiment par ailleurs que l’enseignement est fortement biaisé, de gauche évidemment : « Les mails, les plans de cours, les lectures obligatoires, une pensée militante enseignée sans arguments contradictoires. »

 

Est particulièrement visée l’UFR d’anthropologie, de sociologie et de science politique. En septembre 2016, j’avais signalé que le directeur de cette UFR, David Garribay, se faisait appeler « la directrice », les statuts de l’UFR employant le féminin générique. J’avais écrit ceci : « Cette (cet ?) UFR est dirigée (dirigé ?) par un directrice : le (la ?) professeur (professeuse ?) des universités (universitées ?) David GaribayPendant que ces éminences font mumuse, l'université lyonnaise impose depuis des années à ses personnels des conditions de travail uniques dans notre pays, au niveau des obligations d'enseignement en particulier, les universitaires de Lyon 2 acceptant de travailler en gros un tiers de plus que leurs collègues de France. Mais David, qui, sur la photo, a une bonne tête d'homme viril, est directrice. L'honneur est sauf (sauve ?). »

 

Depuis, on s’en doute, l’ordre établi n’a cessé de trembler sur ses bases Quai Claude Bernard à Lyon.

 

L’étudiant LR estime qu’il y a deux poids deux mesures : « On condamne et on stigmatise les très à droite, mais les très à gauche, on les laisse faire impunément. Quand on parle des “ racisés ” en plein cours, personnellement, ça me choque. » Nous y voilà : non seulement des professeurs se veulent au-dessus des sexes, pardon : des genres, mais en plus, ils campent sur la ligne d’une Rokhaya Diallo pour qui la race est le paradigme prioritaire et incontournable. Pendant ce temps, en toute illégalité car en contradiction avec une circulaire de 2017 du premier ministre, la présidente de l’université ne s’exprime, à l’écrit, qu’en écriture inclusive. L’analyse d’Édouard Philippe était frappée au coin du bon sens : « Les administrations relevant de l'État doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme ».

 

Par ailleurs, l’université a accueilli des manifestations posant de vrais problèmes. En mars 2018, il s’est agi de la « semaine des féminismes ». Le programme de ce “ Fems’tival » (quel mot-valise !) s’offrait comme une bouillie réductrice et complètement orientée : « Fémicides, viol comme crime de guerre, transidentité et héritage colonial… Nous avons souhaité donner la parole à des personnes concernées et impliquées sur ces questions. Tous les détails du programme arrive très prochainement. » Par parenthèse, je recommande, à propos de “ féminicide ”, un article publié sur le site du Grand Soir par Rosa Llorens, une vraie militante de gauche (« de gauche » ?, quelle horreur machiste ringarde !), “Féminicides, fait social. Accidents du travail, faits divers. ” Dans ce Fems’tival, un atelier en « non-mixité » ne réunissait que les personnes du même sexe, ou de la même “ race ” supposée. Cette manifestation était soutenue par le syndicat étudiant l’Unef, qui a peut-être cessé de se demander pourquoi il était dans les choux. L’Unef voulait cette non-mixité car les femmes pouvaient prendre la parole « sans le regard de potentiels agresseurs dans la salle ». Le syndicat Solidaires n'était pas en reste, saluant dans les activités militantes l’arrivée des thèmes du genre et de la race.

 

Un an auparavant, l’université, laïque et républicaine, cela va sans dire, organisa le colloque “ Lutter contre l’islamophobie, un enjeu d’égalité ? ”. L’invité principal en était Abdelaziz Chaambi, cofondateur des Indigènes de la République qui n’a jamais caché qu’il souhaitait des lois spécifiques pour les musulmans : « Nous, citoyens français de confession musulmane, soucieux de l'avenir civilisationnel de la France, demandons au Président de la République un débat national sur la famille, le mariage et la filiation avant d'envisager quelque loi que ce soit concernant le mariage, l'adoption et la procréation médicalement assistée pour les couples de même sexe ». Cela ne veut peut-être pas dire grand-chose en Macronie, mais Chaambi est “ fiché S ”. Ancien militant de Lutte Ouvrière, devenue islamophobe à ses yeux, Chaambi est en sympathie avec Erdogan et milite pour un “ parti turc ” en France.

 

Des protestations contre cet événement fusèrent de toutes parts, si bien que la président-e de l’université annula la manifestation, de sa plus belle plume inclusive j’imagine.

 

Bref, selon CNews, le « féminisme islamique » est très en vogue à Lyon 2, même s’il s‘agit d’une «minorité bruyante ». Le problème est que, quand les majorités silencieuses se réveillent, il est trop tard et le fascisme n’a plus qu’à ramasser à la petite cuiller une société en déliquescence.

 

 

 

 

 

Préoccupante vie militante à l’Université Lyon2

 

Selon Le Progrès, il s'en est suivi ceci :

Après la publication de cette enquête, Eliott Savy indique avoir reçu des menaces et des insultes sur les réseaux sociaux. Un tag le nommant précisément et invitant à le « grand-remplacer » a été posé sur une station de tram à côté du campus de Bron.

 

Menace explicite ? Il a déposé plainte par courrier auprès du procureur de la République de Lyon. « Je ne veux pas laisser passer. C’est inacceptable, intolérable. C’est quoi la prochaine étape ? Me passer à tabac? J’ai l’impression que je suis une cible à abattre parce que j’ai osé en parler », confie-t-il au Progrès. « Ces gens se croient tout permis. Et ça se passe dans une université française, en 2019 », lâche-t-il.

 

Quand je pense que j'en suis à défendre la liberté d'expression d'étudiants de droite...

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