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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 07:27

Tant qu'il s'agit de raconter de belles histoires, pourquoi pas ? Mais quand cela se termine par des bûchers ou du fouet et des mains tranchées en public, alors là non, vraiment non !

De l'usage raisonné des religions
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commentaires

A
AF30 : "Pour revenir à la Bible beaucoup seraient étonnés de découvrir ce qui est écrit en fin du livre II, l'Exode. Il s'agit en fait d'un code civil qui énumère les délits possibles et les peines à appliquer. Par exemple l'homosexualité est punie de mort, la femme adultère n'a pas un sort plus enviable, sans parler de celui réservé à l'esclave."<br /> <br /> Merci et vous avez raison de souligner cela. Nul besoin de remonter à la Bible pour toutes les condamnations évoquées. Le Code civil (1804) et le Code Pénal (1808) de Napoléon (pas du tout misogynes !!) ont été suffisamment clairs pour condamner. Nos grands-mères et mères en savent quelque chose. Par exemple, pour le problème de la femme adultère, relire Balzac, Flaubert, Sand, Barrès etc., pour voir les sanctions de l'époque. Si l'on reprend le Code pénal de 1808, les sanctions émises contre la femme adultère sont cautionnées par une peine de prison allant de 3 mois à 2 ans alors que l'époux, lui, n'est passible que d'une amende. Il faudra attendre 1884 et la loi Naquet pour rétablir le divorce. Pour l'adultère, ce n'est quand même qu'en 1975 qu'il ne sera plus une faute pénale... <br /> <br /> Quant aux homosexuels, pédophiles et autres, avec les scandales actuels dans l'Eglise, il est préférable de ne pas jeter de l'huile sur le feu. A propos d'église, permettez-moi de rappeler une anecdote de mon enfance (fin des années 1960). Nous visitions une église et, pour une femme, il y avait obligation d'avoir la tête couverte pour entrer. En revanche, les hommes, eux, devaient enlever leur chapeau ! Ma cousine, qui devait avoir 16-17 ans, n'avait ni chapeau, ni foulard aussi a-t-elle prestement, au grand dam de son père, enlevé son chapeau à larges bords pour le mettre sur sa tête avant qu'il ait eu le temps de faire ouf et elle est entrée !
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A
C'est curieux - enfin, pas tant que ça - on parle beaucoup, énormément de ce qui se trouve ou se trouverait dans le Coran et bien peu ou pas du tout de ce qu'il est possible de lire dans la Bible. En passant on peut constater que s'il s'agit de dévaluer une religion le résultat est contre productif car en le mettant en permanence au centre de l'actualité on accroît forcément sa réalité.<br /> Pour revenir à la Bible beaucoup seraient étonnés de découvrir ce qui est écrit en fin du livre II, l'Exode. Il s'agit en fait d'un code civil qui énumère les délits possibles et les peines à appliquer. Par exemple l'homosexualité est punie de mort, la femme adultère n'a pas un sort plus enviable, sans parler de celui réservé à l'esclave. <br /> On comprend bien en lisant ces textes qu'ils sont le reflet d'une époque, qu'il s'agissait en un temps où les sociétés balbutiaient de définir des règles de vie en commun qui avaient autant de force qu'elles pouvaient prétendre avoir été dictées par une puissance divine. <br /> Ce constat, s'il explique le contenu par son époque, cette explication le dévalue en même temps puisqu' il n'a pas le caractère intemporel qu'on devrait attendre d'un texte prétendument d'essence divine.<br /> Sans parler des reprises des croyances plus anciennes.
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A
Que le titre "de l'usage raisonné des religions" est évocateur et, je ne sais pourquoi, me fait penser à La "Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient" de Diderot, certainement l'un de nos plus grands auteurs et philosophes. Toute question essentielle - ou presque - sur le besoin de croire à une autre vie, alors que le plus important est de vivre celle qui nous a été donnée, a été soulevée dans ce XVIIIe siècle. <br /> <br /> "Mais de ce que nos sens ne sont pas en contradiction sur les formes, s’ensuit-il qu’elles nous soient mieux connues ? Qui nous dit que nous n'avons point affaire à des faux témoins ? Nous jugeons pourtant. Hélas ! madame, quand on a mis les connaissances humaines dans la balance de Montaigne, on n’est pas éloigné de prendre sa devise. Car, que savons-nous ? ce que c’est que la matière ? nullement ; ce que c’est que l’esprit et la pensée ? encore moins ; ce que c’est que le<br /> mouvement, l’espace et la durée ? point du tout ; des vérités géométriques ? Interrogez des<br /> mathématiciens de bonne foi, et ils vous avoueront que leur propositions sont toutes identiques, et<br /> que tant de volumes sur le cercle, par exemple, se réduisent à nous répéter en cent mille façons<br /> différentes que c’est une figure où toutes les lignes tirées du centre à la circonférence sont égales.<br /> Nous ne savons donc presque rien ; cependant, combien d’écrits dont les auteurs ont tous prétendu<br /> savoir quelque chose ! " (fin de la Lettre).<br /> <br /> Enfin avec "Jacques le Fataliste" : "D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ?" En effet, "carpe diem " !
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