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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 06:17

 

 

Êtes-vous sensibles au réchauffement climatique ou êtes-vous climato-sceptiques (on finira par être omeletto-sceptique ou boîte-de-vitesse-automatico-sceptique) ?

 

Le mot “climat” est mis à toutes les sauces. Un peu comme “météo” : on ne demande plus : “quel temps fait-il ?” Mais “quelle est la météo aujourd’hui ?”, alors que la météo est la science du temps et non le temps lui-même. Sarkozy s’y était emmêlé les pinceaux dans son anglais niveau sixième de transition lorsque, en accueillant Madame Merkel sur le perron de l’Élysée, il avait sorti à cette dame qui parle couramment l’anglais et le russe : “ Beautiful time, today”.

 

Á l’origine, le climat est une notion géographique. Le mot grec dont il est issu signifie « l’inclinaison de la terre vers le pôle ». Quand nous étions enfants, nous apprenions que la France jouissait d’un climat tempéré, océanique à l’ouest, plus continental à l’est. Aujourd’hui, mondialisation oblige, le climat est devenu un concept – pour ne pas dire un problème – mondial. L’expression anglaise global warming n’a pas pris chez nous alors qu’elle a fortement influencé les Allemands (globale Erwärmung).

 

« Sceptique » associé à « climato » implique que l’on n’impute pas à l’activité humaine le réchauffement de notre planète. Mais cela ne va pas bien loin. Rien n’est vraiment étayé. On sent bien que pour Donald Trump, le sceptique en chef de notre monde en chaleur, la position est bien plus idéologique que scientifique. Il est donc plus radical que les sceptiques de base qui doutent mais ne nient pas franchement.

 

Les mots chéris des médias et des politiques (5)
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commentaires

A
Comme beaucoup d'autres, je suppose, ce qui m'est le plus pénible dans les reportages consacrés à l'écologie c'est le biais implicite ( souvent ) ou explicite ( parfois ) de ramener le débat écologique à des comportements individuels gommant par le fait les causes structurelles des dérèglements en cours.<br /> Nous comprenons bien que cette logique n'est pas innocente car il s'agit de ne pas remettre en cause des intérêts ou une idéologie qui leur convient.<br /> Si j'osais un parallèle leur remède me fait penser à ceux qui proposent la charité pour réduire, non pas la pauvreté, mais ses effets.
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D
https://blogs.mediapart.fr/daniel-lauton/blog/300819/ecologie-climat-decroissance
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D
ERREUR DE COMMUNICATION !<br /> <br /> Quand le sage désigne: la pollution de la planète, le débordement des déchets de toutes sortes, l'épuisement des ressources, la déforestation, l'extinction de nombreuses espèces et surtout la démographie débordante des humains,<br /> <br /> les bouffons regardent le ciel et le climat, et signent des accords sur la météo future, donc sur UN <br /> SYMPTÔME, quand la patate chaude sera dans d'autres mains. Puis ils échangent des joutes verbales concernant l'action de l'humain sur le climat, ce qui dispense d'aborder les vrais sujets. <br /> Il serait plus opportun d'aborder médiatiquement les causes directes et les solutions concrètes, non? Pollution. Débordement des déchets. Épuisement des ressources. Déforestation. Extinction des espèces etc...
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D
Bonne réponse… Mais quant aux solutions concrètes, il n'y en a qu'une : le changement radical de notre mode de vie occidental ; or qui est prêt à le faire hors contrainte ? C'est pour cela que les bouffons proposant LA solution en s'attaquant au CO2 arrangent bien la majorité d'entre nous.