Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 06:02

Le patronat et les politiques qui le servent, de l'extrême droite au parti socialiste, n'ont jamais digéré la solidarité, la philosophie qui ont animé l'instauration de régimes de retraites. De De Gaulle à Macron en passant par Hollande, ils ont tout fait pour contrecarrer les luttes sociales dans ce domaine. Le but du banquier éborgneur est de donner le coup de grâce au modèle français des retraites et de le livrer à la finance, comme c'est le cas dans la plupart des grands pays "modernes", c'est-à-dire qui s'inspirent du modèle anglo-ricain.

 

Les origines de la Caisse des retraites


1850
Dès leur origine, les compagnies de chemin de fer prévoient l’attribution de pensions de retraite à leur personnel. Les retenues sur salaire et les contributions patronales sont versées sur un livret ouvert au nom de chaque employé. Ce système est appelé régime à livret individuel et fonctionne en capitalisation.


1853
Par analogie avec les retraites des fonctionnaires de l’Etat, la retraite des employés des compagnies de chemin de fer est, à partir de cette époque, égale à une fraction constante par année d’affiliation de la rémunération moyenne des dernières années de la carrière. Ce système, appelé régime à tantièmes, est toujours en vigueur.


1909
Unification des régimes de retraite des compagnies - la loi du 21 juillet 1909 impose notamment aux compagnies de servir des pensions égales au 1/50ème du traitement moyen des six meilleures années de la carrière avec réversibilité de moitié au profit de la veuve. L’âge à partir duquel la pension peut être attribuée est fixé à 50 ans pour les agents de conduite des locomotives, 60 ans pour les administratifs et 55 ans pour les autres catégories de personnel.

 

 

A ce compte-là il faut abroger toutes ces contre-réformes :


• 1960 Décret du 12 mai accroit les pouvoirs de la direction


• 1967 Ordonnances Jeanneney du 21 août établissent le paritarisme dans les conseils d’administration, mettant fin à la démocratie sociale, au détriment de la gestion démocratique par les travailleurs.


• 1987 indexation des salaires des 10 meilleures années des régimes de base du privé sur l’inflation et non plus sur le salaire moyen


• 1991 Réforme Rocard. Création de la CSG au taux de 1,3%, étatisation par la fiscalisation


• 1993 Réforme Balladur. Passage de 37,5 ans à 40 ans de durée d’assurance pour les salariés du privé et passage des 10 au 25 meilleures années pour les salariés du privé.


• 1996 Plan Juppé qui aggrave l’étatisation par la fiscalisation


• 2003 Réforme Fillon. Extension à la fonction publique des 40 ans de durée d’assurance.


• 2007 Extension des réformes aux régimes spéciaux.


• 2010 Réforme Woerth. Recul de l’âge de départ de 60 ans à 62 ans.


• 2013 Réforme Hollande. Augmentation de la durée d’assurance jusqu’à 43 ans pour la génération 1973.

 

 

Source : [Le Grand Soir->https://www.legrandsoir.info/les-retraites-appartiennent-aux-travailleurs.html]

Ces contre-réformes qui ont miné les retraites
Partager cet article
Repost0

commentaires

A
Merci pour ce rappel chronologique ! 1850 : n'était-on pas sous une certaine deuxième République où un certain Badinguet, pas encore marié à une certaine Eugénie, oeuvrait pour prendre le pouvoir ? Pour la misère, on devrait relire "Des Classes ouvrières..." du frère aîné d'Auguste, Adolphe Blanqui. Loin de moi, bien sûr, de chercher quelques similitudes ! Néanmoins (et désespoir en plus) reconnaissons que l'Histoire a parfois des balbutiements ou des bégaiements étranges. Nous retraités, ne nous reste-t-il pas qu'à boire enfin "le bouillon de onze heures" pour débarrasser le plancher de charges inutiles ?
Répondre