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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 05:12

 

Selon le site Head Topics France (ben voyons…), « la fille de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière, va ouvrir un lycée privé à Paris dont elle présidera le conseil d’administration. Tiphaine anime le projet “ Le Lycée Autrement ” qui vise à réduire « les inégalités sociales à l’école et à lutter contre la fracture territoriale. » La mission de ce nouveau lycée sera «de permettre à tous de bénéficier d’un enseignement d’excellence», en accueillant 50% d’élèves boursiers. Leur emploi du temps sera aménagé de façon à permettre aux jeunes de se consacrer à des projets personnels et collectifs. L’équipe du “Lycée Autrement” ne compte pas s’arrêter là, puisque l’ouverture d’un deuxième site sur la Côte d’Opale (au Touquet) est également prévue pour la rentrée 2021. Un jumelage entre les deux établissements, à Paris et dans le nord de la France, devra permettre « tantôt aux élèves du site parisien de profiter d’un cadre privilégié pour des révisions au calme et au grand air, tantôt aux élèves des sites en région de profiter du programme culturel du site parisien. »


 

Revue de presse (323)

 

Rachel Haller, dans Res Publica estime que les quartiers populaires ont été plus contrôlés et verbalisés que les autres : « Le confinement a en tout cas jeté une lumière crue sur les inégalités à tous les niveaux qui ont accru les difficultés : maillage des commerces alimentaires plus lâche, illectronisme empêchant de pouvoir se servir des attestations numériques… Le montant unique de l’amende (135 euros) pour non-respect du confinement va sûrement encore amplifier les difficultés de familles déjà défavorisées. De plus, les voies de recours pour contester les verbalisations sont extrêmement difficiles et cette même contestation peut entraîner une majoration significative. De nombreux procès-verbaux semblent pourtant avoir été soumis à l’arbitraire en raison du flou qui entourait les consignes. »

 

 

Le site Carnet de notes a répertorié les interventions extrêmement courageuses et républicaines (comme toujours) des forces de l'ordre pendant le confinement, grâce auxquelles elles sont devenues les premières caisses enregistreuses de notre État déconfit. Il fait la liste de PV arbitraires ou abusifs.

 

Ainsi on eut le droit de faire les courses, mais pas d’y inclure des paquets de gâteaux.

 

L’achat de coca-cola seul méritait un PV. Même chose pour les serviettes hygiéniques. On pouvait acheter une baguette, mais uniquement par lot de deux. Sauf qu’à Parmain (Val-d’Oise), un habitant pourtant muni de son attestation a pris une amende alors qu’il se rendait à la boulangerie, comme il le rapportait au Parisien. « J’avais coché la deuxième case du formulaire : déplacement pour effectuer des achats », précisa Jean-François, auquel un gendarme aurait rétorqué qu’il ne s’agissait pas d’un motif d’urgence, dressant un PV que Jean-François entend bien contester.

 

 

 

Pendant le confinement, nos cheveux ont été laissés au repos. Nadège Dubessay, dans L’Humanité, explique ce que nous avons perdu en cette circonstance : «  le cheveu s’inscrit dans un esprit d’opposition ou de revendication. L’une des plus célèbres révoltes de la paysannerie française, au XVIIe siècle, menée contre la levée d’impôt fut baptisée « la révolte des cheveux courts » car les manifestants se taillaient les cheveux. En Chine, Mao fera couper la natte des mandarins. Dans les années 1960 aux États-Unis, la militante communiste Angela Davis brandit sa coupe afro, symbole d’insoumission aux standards de beauté des Blancs. Dans les années 1960 toujours, les féministes coupent leurs cheveux longs, perçus par les hommes comme un indicateur de jeunesse, de reproduction et de séduction. En 1956, dans la Sierra Maestra, les barbudos de Fidel Castro font le vœu de ne plus se couper les cheveux jusqu’à ce que Cuba redevienne libre.

 

Qu’elle soit courte ou longue, la tignasse rebelle affiche toujours des codes opposés à la norme. Une coiffure n’enferme plus autant qu’avant dans un statut social. Michel Messu explique : « Dans cet individualisme mondialisé, nous cherchons aujourd’hui à donner une image différente des autres. La norme ne vient plus de l’extérieur. Elle est une création de nous-même. » 

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commentaires

D
Tiens, c'est une idée...Comme je ne suis pas encore retourné chez le coiffeur, je vais encore attendre, en soutien du Pr D Raoult...
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