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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 05:19

Raphaëlle Gensane a écrit ce petit texte en 2016. Á la demande de sa prof de français.

 

 

 

Je me nomme Harry Wells. J’ai 39 ans. Ayant été informé par un de mes cousins de la mort de notre grand-mère, je me rendis dans les brumes hivernales du Nord de l’Ecosse, dans son manoir situé près de Kirkcaldy. Quand j’arrivai, elle était étendue sur son lit, son visage exprimait une horrible terreur. On m’apprit qu’elle était morte sur une chaise du salon.

 

Quatre jours après l’enterrement, notre oncle mourut. Nous l’avons retrouvé assis à son bureau, la tête posée sur une liasse de feuilles. Comme celui de notre grand-mère, son visage exprimait la terreur. Il avait la bouche grande ouverte. Il y avait sur le coin du bureau, une note de la main de notre oncle : « C’est l’Ombre ».   Nous commençâmes à nous demander si le manoir était hanté. Pourquoi une ombre ? Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir, rester dans les lieux pour tenter de trouver la réponse. Si cette ombre existait vraiment, elle poursuivrait notre famille jusqu’à la fin. Il fallait que nous comprenions le mystère de cette ombre maléfique.

 

Nous décidâmes que si l’un d’entre nous était directement menacé par l’Ombre, il s’efforcerait d’écrire ce qu’il avait vu ou entendu.

 

Après plusieurs jours, alors que l’Ombre ne s’était pas manifestée, nous décidâmes de rentrer chez nous. Mais au moment où nous bouclions nos bagages, un cri glaçant se fit entendre au bout de la propriété. Nous nous précipitâmes vers l’endroit d’où venait ce cri. Les jumeaux Charles et Philip, tout deux botanistes, étaient assis, dos à dos, morts au milieu d’une clairière. Ils souriaient d’une manière démoniaque, le regard perdu dans le vide. Charles tenait une feuille d’arbre à la main, sur laquelle on pouvait lire : « Votre tour viendra ». Mrs Mc Gregor, notre grand-tante, s’évanouit à la vue de la feuille.

 

Nous comprîmes que si nous tentions de quitter le manoir, d’autres mourraient. Pourrions-nous un jour échapper à l’emprise de l’Ombre ?

 

Nous passâmes la soirée dans le salon. A minuit, on sonna. Nous nous précipitâmes tous les sept à la porte, mais il n’y avait personne.

 

Nous entendîmes des voix affolantes, comme si elles venaient d’outre-tombe. Nous nous réfugiâmes dans le salon. La porte se ferma derrière nous et le feu de la cheminée s’arrêta. Nous étions dans le noir, personne n’osait prononcer le moindre mot. Une bougie s’alluma. L’Ombre apparut sur le mur. Elle avait la forme du diable. Des voix retentirent et énumérèrent nos sept prénoms : « Frances, Ben, Harry, Selena, Louisa, Cristopher et John ».

 

Nous tremblions, effarés. Le timbre de la voix de l’Ombre n’appartenait pas à seul individu mais à une multitude d’êtres. La voix, dont les inflexions variaient de syllabe en syllabe, tombait confusément dans nos oreilles, imitant les accents, connus et familiers de mille et mille amis disparus ! 

 

L’Ombre Maléfique
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commentaires

G
Por consiguiente, hermano bebe, porque la vida es breve !
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A
Muy bien pero que el tiempo pasa rápidamente !
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A
2016 : il y a donc quatre ans ! Raphaelle promet, son écrit vaut une nouvelle à la, par exemple, Franck Thilliez. Quelles que soient les études qu'elle envisage, son style et sa maîtrise suffisent à le confirmer.
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G
Merci pour elle. Elle est prise en droit - sciences po. Vamos a ver...

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