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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 05:09

 

Le site Communistes exige la libération immédiate de Salah Hamouri : « Mardi 30 juin, alors qu’il se rendait à Jérusalem pour effectuer un test coronavirus (obligatoire) pour prendre l’avion samedi 4 juillet, pour se rendre en France, Salah Hamouri a été arrêté dans ce centre médical par les autorités israéliennes. Il a été conduit au centre d’interrogatoire de Moskobiyeh, à Jérusalem. Le motif de son arrestation ne lui a pas été communiqué. Déjà en août 2017, Salah Hamouri avait été arrêté quelques jours avant un voyage prévu en France pour y retrouver sa femme et son fils et il avait alors purgé 13 mois de détention administrative, sans peine ni jugement ni la moindre accusation prouvée. »


 

Revue de presse (329)

 

Pour le site Révolution, une seule perspective pour la France Insoumise : la barre à gauche toute : « En avril 2017, le « bloc » PS-EELV avait fait 6 % des voix (Benoît Hamon), pendant que Mélenchon faisait 20 % des voix. La dynamique, à gauche, était à l’avantage du programme le plus radical. Or la récession économique va développer le potentiel électoral d’une gauche « radicale ». Nous avions défendu l’idée d’une campagne de la FI menée sur un programme radical, anti-capitaliste, en proposant un accord national au PCF et à l’extrême gauche. Indépendamment de son résultat électoral, cette stratégie aurait au moins permis de rendre visible un pôle de radicalité, à gauche. Au lieu de quoi la FI a pratiquement disparu des radars – au profit du PS et des Verts. Si la FI veut progresser, dans les mois à venir, elle doit virer à gauche. Elle doit notamment présenter une alternative claire au programme pro-capitaliste des Verts. Enfin, la FI doit se préparer à une nette accélération de la lutte des classes et de la radicalisation politique, en France. Une catastrophe économique et sociale va balayer le pays à court terme. Elle va faire sombrer le gouvernement Macron dans des abîmes d’impopularité. Un nouveau mouvement de masse pourrait se développer et ouvrir la possibilité d’une chute du gouvernement avant 2022. Dans ce contexte, la FI doit se tourner vers la « gauche radicale » et le mouvement syndical, à commencer par la CGT, pour préparer la mobilisation, dans les rues et par la grève, contre le « gouvernement des riches » – et pour un gouvernement des travailleurs. »

 

 

José Espinosa, dans Le Grand Soir, s’interroge également sur l’abstention aux dernières élections municipales : « L’essentiel n’est pas dans la claque que le pouvoir vient de recevoir. Le fait le plus marquant de cette consultation électorale c’est la non participation massive, surprenante, tenace des électeurs. Dans les scrutins antérieurs, législatifs, régionaux, européens, l’abstention suivait une croissance constante. L’élection du maire, au contraire, entraînait toujours un engouement des populations, une participation record pour décider et choisir son premier magistrat. La monarchie présidentielle lui porte un coup de grâce. Les causes en sont multiples : réductions des dotations de fonctionnement, affaiblissement des pouvoirs avec la métropolisation et les communautés de communes, politiques d’austérité démantellemant les services publics, désindustrialisations et délocalisations d’entreprises, destruction des commerces et de l’artisanat au profit de la grande distribution etc. »

 

 

 

Enfin, je vais me permettre de citer mon blog et évoquer le jour où j’ai rencontré un esclave : « Avec un collègue sénégalais, je remontai le fleuve Sénégal jusqu’à Rosso, une ville où les populations sénégalaises et mauritaniennes sont assez mélangées. Nous fîmes une halte dans un restaurant qui garantissait des glaçons pour la bière chaude. Ce restau appartenait à des Mauritaniens, en particulier à une énorme femme d’une trentaine d’années qui, du matin au soir, restait immobile dans son canapé. Le serveur, lui aussi âgé d’une trentaine d’années, était sénégalais. Mon collègue, habitué des lieux, me dit, à mi-voix et mine de rien : « tu vois, ce type, c’est un esclave ». Il m’expliqua que ce grand garçon avait été vendu, tout enfant, à cette famille mauritanienne. Il travaillait sans aucune rétribution mais ses propriétaires devaient lui garantir le logement, la nourriture et les soins. Et s’il se marie, demandai-je ? Il ne pourra épouser qu’une Sénégalaise qui aura le même statut que lui, m’expliqua mon collègue.

 

 

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