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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 05:34

 

 

J’ai lu récemment ce fort livre du très grand érudit italien Nicola Gardini Vive le latin. Histoires et beauté d’une langue inutile. Si cet ouvrage avait existé quand, moi-même, j’étudiais la langue, je ne me serais pas traîné aussi lamentablement pendant six ans dans l’étude de ce que j’ai vécu comme une plaie. Les quatre mauvais profs sur six qui me l’enseignèrent y firent pour beaucoup.

 

Alors, pour vous mettre l’eau à la bouche, je citerai ce court passage sur le vocabulaire sexuel des Romains, puisé dans Catulle ;

 

Parties du corps : mentula (bite ou bitte, membre viril) ; cunnus (con, sexe féminin) : culus (cul) ; verbes : futo (foutre et dérivés – confutuo, ecftuta, defututa, diffututa ; le substantif fututio (coup) est également attesté ; pedico (être sodomisé) ; irrumo (mettre dans la bouche, se faire sucer) ; on trouve aussi les substantifs irrumator et irrumatio ; truso (pousser vivement, baiser) ; glubo (peler, écorcer, employé métaphoriquement pour avoir un rapport sexuel ; fello (sucer) ; perdepso (pétrir à fond, malaxer, métaphore pour posséder sexuellement) ; voro (engloutir, c’est-à-dire recevoir dans la bouche ou le derrière ; on trouve aussi l’adjectif vorax (vorace). Autres substantifs : scortum (prostituée) ; scortillum (traînée), pathicus (homosexupassif) ; cinaedus (même sens, le mot se trouve encore chez l’Arioste.

 

Dire le sexe dans la Rome antique
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commentaires

J
Cette langue n'était pas si morte...
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G
Comme Monsieur de La Palice, tant qu'elle n'était pas morte, elle vivait encore.
A
Non, mais là...ça va plus : je suis choqué, le monde s'effondre, la terre s'ouvre....
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