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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 05:18

 

 

L’Obs nous présente Sir Jim Ratcliffe, pollueur en chef et énorme propriétaire foncier :

 

« Ce milliardaire britannique pro-Brexit, qui a fait fortune dans la chimie et le plastique en partant de rien, veut maintenant produire des gros 4x4 dans l’usine Smart de Moselle.

 

La nature, aussi sauvage que préservée, des fjords d’Islande fait facilement glisser le visiteur dans une douce mélancolie : « Sur toute la planète, l’être humain a endommagé, d’une façon ou d’une autre, une bonne partie de la nature qui l’entoure. C’est pour cela que les lieux laissés vierges par l’homme ont un caractère unique. »

 

Celui qui s’exprime ainsi au micro d’une radio locale de cette île de glace est un Britannique filiforme de 67 ans à la mèche rebelle, qu’on imagine volontiers prof à Cambridge ou Oxford. Sauf qu’il est milliardaire, n’a rien d’un rêveur et est devenu le plus gros propriétaire foncier d’Islande, pas seulement pour préserver les saumons sauvages qu’il adore pêcher : « Je pense que de tels lieux vaudront de l’argent car les individus aiment voyager là où les paysages sont restés intacts. »

 

Le Grand Soir révèle que « Le gouvernement britannique refuse de communiquer des informations sur la juge d’Assange, qui a 96% d’antécédents en matière d’extradition.

 

Le ministère britannique de la justice bloque la publication d’informations élémentaires sur la juge qui doit statuer sur l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis dans ce qui semble être une application irrégulière de la loi sur la liberté de l’information.

 

Declassified a également découvert que la juge, Vanessa Baraitser, a ordonné l’extradition dans 96% des affaires qu’elle a présidées et pour lesquelles des informations sont accessibles au public.

 

Baraitser a été nommée juge de district en octobre 2011 au Chief Magistrate’s Office de Londres, après avoir été admise comme avocate en 1994. Aucune autre information à son sujet n’est disponible dans le domaine public.

 

Baraitser a été critiquée pour un certain nombre de ses jugements à ce jour concernant Assange, qui est incarcéré dans une prison de sécurité maximale, HMP Belmarsh à Londres, depuis avril 2019. Ces décisions incluent le refus de la demande de libération sous caution d’urgence d’Assange pendant la pandémie de Covid-19 et le fait de le faire asseoir derrière un paravent de verre pendant l’audience, plutôt qu’avec ses avocats. »

 

Assange est père de deux enfants. Leur mère est sa compagne et avocate Stella Morris (BG).

 

 
Revue de presse (333)

 

Pour le blog Lien Social, « Le soin n’est pas que médical :

 

 Moins visibles que les soignants, c'est à bas bruit que les travailleurs sociaux répondent à la misère et à la détresse, aux angoisses et aux craintes des exclus d’un monde qui ne tourne plus vraiment rond. L'occasion d'un coup de projecteur et d'un hommage mérités.

Nous, travailleurs sociaux, sommes également du personnel soignant. Soignant d’une société qui produit des exclus et d’un monde qui ne tourne plus vraiment rond.

Nous sommes soignants des injustices et des disparités, en soins palliatifs des systèmes qui dysfonctionnent. Nous sommes soignants des fragiles et de ceux qui ont besoin de protection. Nous soignons des enfants, des personnes handicapées, des grands exclus ou des personnes exilées. Comme autant de maux d’une société qui écrit sur le fronton de ses mairies l’égalité et la fraternité, nous soignons pour que chacun puisse y envisager sa place.

Nous n’avons ni gyrophare, ni blouse blanche. Nos services de réanimation s’appellent Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), 115 ou Foyer de l’enfance. Ils sont ouverts 365 jours par an, 24h/24h et accueillent celles et ceux pour qui il est soudainement devenu vital de trouver un abri.

La misère et la détresse ne se confinent pas. Les angoisses et les craintes non plus. Pour respecter les consignes sanitaires, les portes des établissements se ferment mais elles laissent béantes les blessures et les peurs. Elles imposent un huis clos précaire où cohabitent des personnes qui ne sont pas choisies, et restreignent les soupapes que constituent les contacts extérieurs. De soignants, nous devons alors pompiers.

Il y a peu de profession qui puissent se targuer d’un tel engagement de ses acteurs. Le dévouement des soignants dans les hôpitaux – s’il doit être applaudit- ne doit pas éclipser celui des travailleurs sociaux qui chaque jour prennent leur service sans disposer de masques ou de gel hydroalcoolique. Qui chaque jour mettent leurs angoisses personnelles en sourdine pour pouvoir recevoir et accompagner celles des autres. Qui chaque jour s’exposent dans la promiscuité des institutions sans pont aérien ni institution de campagne. Qui au nom de la continuité des missions qui leur sont confiées ne regardent ni leurs heures, ni leurs congés et font preuve d’une solidarité exemplaire au sein des équipes.

Je suis fier aujourd’hui de faire partie de cette profession. Fier de l’abnégation qu’elle représente et de la vision fraternelle de la société qu’elle véhicule. Fier de mes collègues qui se battent au quotidien pour offrir le meilleur dans les conditions les pires. »

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