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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 05:01

Michel Rosenzweig, dans le Grand Soir, estime que la France est entrée dans une forme de dictature sanitaire :

 

Si  ce régime est imposé aujourd’hui dans des conditions sanitaires saines, qu’en sera-t-il lorsque les autres coronavirus reviendront bientôt ?

 

Au moindre rhume, aux moindres symptômes grippaux, que fera t-on ?

 

Si ces contraintes limitantes drastiques sont imposées alors qu’elles ne se justifient pas aujourd’hui, à quelles mesures aurons-nous droit à la saison des grippes ?

 

Dans ces conditions, il est clair que ce régime sera maintenu sans aucune limite de temps.

 

C’est un peu comme si on avait érigé un immense barrage face à une hypothétique vague démesurée, un tsunami dont la survenue est loin d’être certaine.

 

C’est un peu aussi comme le désert des Tartares avec sa forteresse érigée contre un ennemi qui ne venait jamais.

 

Nous avons basculé dans un univers de précaution absolue visant l’asepsie et le risque zéro pour préserver la vie et nous sommes en réalité entrain de perdre la vie.

 

Car la vie n’est pas la survie.

 

Lorsque vous marchez dans une rue commerçante de votre quartier et qu’un inconnu masqué vous fonce dessus pour vous prévenir que la police vient de verbaliser deux personnes pour non port du masque alors que rien n’indique qu’il est obligatoire dans ce secteur, vous réalisez qu’il se passe quelque chose qui n’a strictement rien à voir avec la santé.

 

Lorsque vous prenez les transports en commun et que des patrouilles de police sanitaire arpentent la plateforme en dévisageant les passagers, vous comprenez que ce monde est devenu invivable.

 

Lorsque vous entrez dans votre bistrot familier et qu’on exige de vous de mettre votre masque pour faire 2m50, et qu’en vous installant, la serveuse masquée vous présente un carnet dans lequel vous êtes invité à indiquer votre nom et votre numéro de téléphone pour être autorisé à manger, vous comprenez que rien ne sera jamais plus comme avant et que la joie, le plaisir de sortir, la convivialité, les échanges et les partages dans ces conditions, c’est terminé.

 

Je suis désolé pour toutes les personnes qui approuvent ce régime de dictature sanitaire, sincèrement, car je pense qu’elles ont perdu leur sens commun, leur bon sens, leur faculté de juger et de discriminer.

 

Revue de presse (335)

 

Le site Communistes présente quelques conséquences socio-économiques de la pandémie :

 

La crise économique, qui a commencé avant la pandémie et qu’elle a aggravée, produit des effets destructeurs sur l’emploi avec plus de 600.000 emplois supprimés depuis le début de l’année, la baisse des salaires, la montée en flèche de la précarité et tout particulièrement pour la jeunesse...et ce n’est qu’un début. Dans le même temps le pouvoir avec Castex comme VRP se répand en exonérations de « charges » pour les patrons et il y en a d’autant plus qu’ils sont plus gros ! Il est vrai que la situation est propice pour le capital dans l’accélération des restructurations et dans les concentrations du capital. La course à la rentabilité du capital, dans une concurrence exacerbée entre les monopoles des centres impérialistes nécessite ces restructurations et concentration du capital. Dans le même temps, les dépenses militaires s’envolent et le patron d’Airbus vient de déclarer récemment que sa société devrait miser beaucoup plus sur le militaire dont les débouchés s’élargissent: belle perspective !

 

Patronat et pouvoir avec leur armée d’idéologues accélèrent la bataille des idées. Elle vise à rechercher les voies d’une adhésion des salariés à la stratégie du capital. D’articles en déclarations, de colloques en université d’été, tout particulièrement celle du Medef qui sera ouverte par Castex, se profile l’idée qu’il conviendrait de donner quelque « pouvoir » de codétermination de la politique des entreprises aux salariés. Ce sont des vieilles lunes du patronat, l’expérience le montre tous les jours : lui et lui seul décide de la stratégie en fonction d’un seul objectif le taux de profit maximum, tout le reste n’est que de la littérature. Ce qu’il veut, c’est modifier le rapport de force en sa faveur pour aller plus loin dans l’exploitation du travail salarié.

 

 

Le site Regards.fr revient sur une victime de la police, un homme de 34 ans père de trois enfants, dont on a fort peu parlé :

 

 

Pendant le confinement, Mohamed avait bien son attestation lorsqu’il est sorti vers 22h, mais nous avions en plus un couvre-feu. L’arrestation a été très musclée. Beaucoup de témoignages concordent en ce sens. Il hurlait parce qu’il avait déjà eu des problèmes avec la police – un arrêt cardiaque lors d’une arrestation – et avait peur. Ils s’y sont mis à tous les trois pour le menotter et le mettre dans la voiture à plat-ventre. Ils s’y sont repris à trois fois pour fermer la porte, alors que sa tête dépassait. Un policier est monté derrière pour le maintenir. Mohamed avait la trace de deux genoux sur son cou. Il est mort d’une rupture de la corne thyroïdienne. Deux autopsies confirment cela. Les policiers ont mis neuf minutes pour arriver au commissariat. De là où ils partaient, si vous mettez trois minutes, c’est déjà le bout du monde. Surtout à cette heure-là. Quand Mohamed est arrivé au commissariat, il était bleu, il bavait. Trois policiers nationaux, qui témoignent dans l’affaire, ont appelé immédiatement les pompiers, mais ils n’ont pas réussi à le réanimer. Pour revenir au début de la soirée, Mohamed, sa femme et leurs trois enfants avaient eu un problème de dégâts des eaux à leur domicile. Ils étaient allés chez la mère de sa compagne, mais l’appartement était trop petit pour que tous y dorment, donc Mohamed partait dormir chez un copain. C’est comme ça qu’il se retrouve dehors pendant le couvre-feu. La famille a été prévenu le lendemain de son décès. Ils ont été complètement effondrés.

 

 

PS : Je ne suis pas responsable de la pub pour Intermarché.

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