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24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 05:20

 

 

 
Marianne évoque des nouvelles techniques de vente à l'échelle européenne : gels douche d'Espagne, biscuits de Tchéquie, sodas de Pologne. Les rois du hard discount jouent sur les différences de prix d'un pays à l'autre en Europe. D'où l'arrivée dans les rayons de produits bradés dans toutes les langues.

 

Le genre de truc, pas évident à voir. Quoi de plus banal que des flacons de gel douche, serrés les uns contre les autres, au rayon hygiène des magasins hard discount ? On connaît déjà tout d'eux : leurs marques, leur logo, leur format. Pas de quoi s'attarder des plombes dessus. Et pourtant, il y a bien quelque chose qui cloche : tout est écrit dans des tas de langues différentes, néerlandais, espagnol, italien, anglais, etc. Pour que le consommateur français y comprenne quelque chose, on y a collé à la va-vite une étiquette au dos, détaillant la composition et les précautions d'emploi.

Dans le jargon de la grande distribution, on les appelle des « produits d'importation parallèle ». Achetés le plus souvent dans des pays de l'Union européenne sous forme de lots, ils sont vendus parfois deux fois moins cher que dans les circuits classiques. À la manœuvre, des brokers . Sorte de traders experts en négoce de produits grande consommation

 

 

 

Le Site Communistes signale un acte de piraterie internationale dont on n’a pas du tout parlé dans nos grands médias. Quatre tankers chargés de plus d’1million de barils de pétrole iranien à destination du Venezuela, ont été arraisonnés dans les eaux internationales par les EU en vertu d’une « ordonnance de confiscation ». 5 autres finirent par arriver au Venezuela, sous la protection des forces armées vénézuéliennes. 

 

Cette piraterie a été organisée à partir du contrôle du détroit d’Ormuz par les forces militaires de l’OTAN, les Pays-Bas. Le Danemark et la Grèce ont indiqué qu’ils mettaient des navires de guerre à la disposition des USA, la France prêtant bien entendu son concourt, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal et l’Italie exprimant leur « soutien politique » à ces opérations de piraterie.

 

Les États-Unis ont bénéficié du soutien direct dans ces opérations du Royaume-Uni, de l’Australie, l’Arabie Saoudite, de Bahreïn et des Émirats arabes unis.


Cet arraisonnement montre une nouvelle fois la volonté des EU de porter atteinte à l’intégrité du Venezuela.

 

 

 

Revue de Presse (336)

 

Un article original de L’Humanité  sur le drapeau britannique, “ la complainte du desunion Jack ” : C’est un motif de décoration. Ou un accessoire de mode. Ou encore un simple logo. C’est un tapis. C’est un plaid. C’est un sofa. C’est une guitare. C’est un pull-over. C’est du commerce, c’est tout ce qui se vendra sous ses couleurs. On dit aussi que c’est un drapeau, l’Union Jack. Il a ce petit nom qui dit « un pour tous et tous pour un », et c’est rare dans sa catégorie. Toutes ces croix entremêlées représentent les quatre nations du Royaume-Uni : Angleterre, pays de Galles, Écosse, Irlande du Nord. Vrai, sûr et certain - encore que, ce n’est pas pour pinailler, mais il est où, le dragon gallois ? Quatre nations, et tant d’autres qui, héritage de l’empire colonial, l’ont décliné sur toute la planète, de l’Australie aux micro-États maxi-paradis fiscaux des Caraïbes… L’Union Jack, c’est donc un drapeau qui recouvre tant de choses, mais plus vraiment un pays, en fait. Non, mais attendez, regardez-le un peu, le Royaume-Uni !

 

Après son retour triomphal dans les années 1990 à travers le mouvement de marketing culturel baptisé « Cool Britannia » et surtout la brit pop, qui, emmenée par Blur, Oasis ou Pulp, replace le Royaume-Uni sur la carte planétaire, l’Union Jack reste sous les feux des projecteurs. Du rock and roll et des pintes de bière, du glam et du rustre : un spot publicitaire pour les rois du libre-échange à l’échelle mondiale. Mais à l’époque, le ver est déjà dans le fruit, car derrière la liesse des drapeaux britanniques à la une des magazines et à la caisse des magasins, c’est bien une nation, et une seule, qui parade : l’Angleterre. On le voit bien dans le sport… En foot, chacune des nations de Sa Majesté a sa propre équipe, son hymne, son drapeau… Avec des nuances de taille entre le foot et le rugby, toutefois : pour le ballon rond, les Irlandais du Nord chantent le God Save the Queen, quand pour l’ovale, les joueurs de Belfast vibrent avec leurs potes de Dublin et jouent pour un pays qui, c’est selon, n’a jamais subi de partition ou est déjà réunifié… Mais au bout du compte, quel que soit le jeu, c’est l’Angleterre qui domine outre-Manche. Et qui impose au Royaume-Uni ses codes, ses manières et surtout son idéologie.

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