Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 05:07

 

 

De nombreux sites et autres médias ont publié récemment divers articles sur la privatisation de l’Éducation Nationale. Je cite ici le site Communistes :

 

« Enlever à l’éducation nationale ses prérogatives pour les livrer aux élus ou aux chefs d’établissements c’est permettre d’insécuriser les personnels et d’en précariser davantage.


Ces grands pas vers la décentralisation, l’autonomie permettent de renforcer les inégalités et d’aller encore plus loin dans le processus de privatisation et de différenciation des établissements, ce qui approfondit la discrimination sociale: Par leurs nouvelles compétences élus et chefs d’établissement seront en mesure d’accélérer la vente à la découpe du service public d’éducation pour satisfaire les dividendes d’O2, D’ONET et autres prestataires privés. Par exemple, des Partenariats Public-Privé lors de la construction de nouveaux établissements ont confié l’entretien des bâtiments à des prestataires privés pour satisfaire les dividendes d’O2, D’ONET et autres…


La loi permet d’aller beaucoup plus loin. Il s’agit maintenant de privatiser les fonctionnaires par des entreprises en les détachants d’office. Cela coûte plus cher à la collectivité, mais cela engraisse le patronat des entreprises de service. Le capital ne cherche pas qu’à influencer les programmes, les contenus d’enseignement. Son ventre est insatiable.


Tenter d’empêcher la riposte en semant la zizanie chez les salariés est une tactique depuis longtemps éprouvée et à nouveau remise sur le tapis. Ainsi, La prime exceptionnelle liée au COVID conduit à diviser les personnels par des critères de gestion locaux et une opacité totale. Pour la CGT éducation « l’administration opère des différences entre collègues, entre services, entre missions, entre territoires », d’autant qu’au final « seule une fraction très minoritaire sera concernée par cette prime ».


Défendre l’éducation nationale et le droit des jeunes à une formation de qualité reconnue par des diplômes nationaux est un combat. Défendre les conditions d’éducation des personnels est indispensable. Ne négligeons aucune lutte, à commencer par la journée d’action interprofessionnelle du 17 septembre.
La lutte politique est aussi indispensable. On ne développe pas le service public en cherchant à humaniser le capitalisme à coups de social washing ou de green washing. On doit le renverser. C’est le combat de notre Parti Révolutionnaire Communistes. »

 

 

 

Revue de Presse (337)

 

Alexeï Timofeïchev explique dans Russia Beyond pourquoi le système éducatif en URSS était l’un des mùeilleurs du monde. Tout est parti des jardins d’enfants :

 

« Avant la Révolution de 1917, on ne dénombrait qu’une dizaine de jardins d’enfants à travers l’ensemble du vaste Empire russe. Tout a cependant drastiquement changé suite à la prise du pouvoir par les bolcheviks, qui désiraient concrétiser leurs slogans en faveur de l’égalité des femmes et de leur implication active dans toutes les sphères de la vie sociale. Et cela impliquait justement le développement d’un réseau d’établissements préscolaires.

 

Lénine qualifiait les garderies de jour et les jardins d’enfants de « germes du communisme ». Selon lui, ces structures « pouvaient en fait libérer la femme, diminuant véritablement et supprimant son inégalité face à l’homme en accroissant son rôle dans la production et la vie sociale ».

 

À partir du début des années 1920, le réseau de jardins d’enfants a ainsi commencé à s’étendre non seulement dans les villes, mais également dans les campagnes. En 1941, 2 millions de petits garçons et de fillettes étaient par conséquent confiés aux soins de ce type d’établissements. Durant les 30 années qui ont suivi, leur nombre explosera pour atteindre les 12 millions. »

 

 

Pour Jean-Emmanuel Ducoin, dans L'Humanité, le Tour de France est contaminé par le doute : «D’ordinaire, lorsque les coureurs du Tour de France élancent leurs corps frêles sur les routes de Juillet, le début de récit de cette aventure de l’extrême fraternise toujours avec les modes oniriques empruntés à la noble tradition du genre. A Nice, avec le vélo et la littérature au cœur et à l’âme, nous aurions vaillamment cité le regretté écrivain Louis Nucéra, enfant du pays et pédaleur de charme: «Les coureurs cyclistes relèvent du mythe et de la réalité. Les voir à l’œuvre ne les rend pas moins grand que le rêve que nous avons d’eux.» Cette année, le mythe s’apparente à un exercice de mémoire, quant à la réalité, elle ressemble à un immense saut dans l’inconnu. Si le Tour, à nos yeux du moins, reste un monde en réduction qui continue de créer des personnages à sa démesure, le voici transformé en modèle réduit de la pandémie de Covid-19. Avec ses conséquences immédiates. Et celles, potentiellement, à venir. Le départ de la 107e édition paraît si étrange, ce samedi 29 août, que le chroniqueur cherche en vain à rendre hommage à Antoine Blondin, qui disait : « Le Tour de France, c'est la fête et les jambes. » La fête n’y est pas. Les jambes tentent d’y être. Et les esprits sont contaminés. Nice, sa promenade des Anglais, sa côte et son arrière-pays devaient accueillir l’épreuve il y a deux mois. Mais septembre pointe à l’horizon. C’est comme si la cité des Anges s’était muée en terra incognito et regardait de loin. »

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires