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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 05:12

 

 

 Dans son blog, Régis de Castelnaud donne une lecture juridique et politique de l’article de Valeurs Actuelles consacré à Danièle Obono. Valeurs Actuelles est un journal réactionnaire animé par la haine des fonctionnaires et des droits sociaux des travailleurs et dont l’objectif est de se faire le porte-parole de la droite la plus extrême. A priori on n’aurait aucune raison particulière de prendre sa défense face aux réactions de tous bords après la publication de sa « fiction » sur Danièle Obono. Mais les attaques contre ce journal ne sont pas une offensive contre sa ligne politique – Emmanuel Macron qui soutient Danièle Obono contre VA partage en effet une partie des orientations néolibérales de ce journal et pratique un autoritarisme qui ne doit pas déplaire à sa rédaction.  Mais l’offensive contre VA est une offensive contre la liberté d’expression et son corollaire, la liberté de la presse, régie par la loi de 1881. Les excuses de la rédaction de VA et le front unique Macron-Mélenchon indiquent les limites de ce qui est dicible et le prochain qui s’essaiera à la critique un peu virulente y regardera à deux fois. L’ouverture – étonnante – d’une enquête par le parquet constitue clairement une affirmation de la volonté du pouvoir de soumettre toute expression au bureau de vérification des énoncés politiquement corrects – aujourd’hui, c’est VA et demain Mélenchon ou un autre qui s’étonnera de récolter les fruits empoisonnés de ce qu’il a semé. Ceux qui, comme les dirigeants de LFI, dénonçaient hier l’instrumentalisation politique de la justice quand ils en étaient les victimes appellent aujourd’hui à la répression contre la liberté de la presse. On ne peut réclamer pour soi-même l’application d’un principe que l’on dénie pour les autres.

 

 

Dans son blog, Descartes ironise sur la nomination de François Bayrou au Plan : Qu’est ce qu’il y connaît, François Bayrou, aux « enjeux démographiques, économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, technologiques et culturels » de notre pays ? Bien peu de choses. Mais surtout, qu’est ce qu’il y connaît à la coordination de travaux de cette nature ? A-t-il, au cours de sa vie, été l’auteur d’un quelconque rapport, livre, article, conférence qui laisse deviner la moindre capacité à réfléchir ou à organiser une réflexion prospective autour de sujets complexes ? A-t-il une seule fois dans sa vie dirigé une équipe engagée dans une telle réflexion ? Non. Lui connaît-on une seule prise de position intellectuelle sur ces sujets ? Pas davantage. S’il a écrit de nombreux ouvrages (souvent avec des journalistes ou en collaboration) son œuvre se limite à des tracts politiques, et ne contient aucun ouvrage de réflexion. De son passage au gouvernement, on ne retiendra comme mesure forte que la tentative de permettre aux collectivités locales de financer sans limitations l’enseignement confessionnel que lui avait soufflée le lobby de l’enseignement dit « libre » et qui n’était en rien la manifestation d’un engagement personnel, comme on a pu le constater lorsque le projet a avorté. »

 

Pour Marianne.fr, Marx est le meilleur penseur de notre temps : « L’histoire pose des jalons, des points d’appui, mais à chaque époque, à chaque problème, il faut des solutions nouvelles. L’alternative Empire/Commune, proposée par Marx dans La Guerre civile en France, porte cependant plus loin que l'époque dans laquelle elle s’inscrit, car elle nous interroge sur les modalités d’organisation de la société. En 1871, c’est soit la monarchie, instrument des classes dominantes, soit la République, défendue par la Commune. Je crois que notre époque nous place face à une alternative du même type, entre une Ve République de plus en plus autoritaire, qui s’apprête peut-être à tomber entre les pires mains qui soient, et une société qui aspire à s’organiser plus directement, à devenir vraiment démocratique et républicaine. Ici encore, la Commune est un jalon, car elle a créé un lien plus direct entre représentant et représenté. Mais il faut aller plus loin, et la société fourmille d’idées, dont le RIC est seulement l’exemple le plus emblématique.

 

 

 

Le site Regards.fr établit un bilan – très provisoire – des personnalités proches du banquier éborgneur mises en cause par la justice : deux condamnations (Stéphane Trompille pour harcèlement sexuel et Mustapha Laabid pour abus de confiance). Dix mises en examen : Alexandre Nardella et Michel Mercier (détournement de fonds publics), Thierry Solère (mis en examen pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence), Richard Ferrand (prise illégale d’intérêt), Alexandre Benalla et Vincent Crase (violences), M’Jid El Guerrab (violences avec arme), Olivier Dussopt (corruption et prise illégale d’intérêt), Jean-Jacques Bridey (détournement de fonds public), Laura Flessel (possible fraude), Françoise Nyssen (violation des règles de l’urbanisme), Muriel Pénicaud (soupçons de favoritisme).

 

 

Revue de Presse (339)
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commentaires

A
Sur l'épisode Obono, l'article ajoute de la confusion à cette histoire en additionnant toutes les réactions sans discernement. En effet peut-on penser que les motivations de Macron et Mélenchon visent les mêmes objectifs ?<br /> Mélenchon doit-il éviter de critiquer un journal sous prétexte qu'il y aurait en puissance une attaque à la liberté de la presse ? On peut même affirmer qu'il est de son devoir de le faire au nom du débat démocratique d'autant que son parti n'a pas l'intention de déposer plainte. Cette démarche restant à l'initiative seule de Mme Obono.<br /> Quant à Macron et les macroniens, leurs oeuvres suffisent à démonter leur hypocrisie. <br /> Quand même un mot sur Darmanin, ( pardon de le répéter après d'autres ) voilà un individu qui a reconnu avoir usé de son pouvoir pour obtenir un rapport sexuel. Et même si Libé. a recours à des circonvolutions pour noyer l'essentiel, ce fait démontre l'état de délitement dans lequel s'enfoncent les valeurs de notre république. Quoique déjà à l'origine le financement de la campagne de Macron, tout le monde s'en fout...
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A
Le bilan du gouvernement Macron est effectivement ubuesque pour ne pas dire lamentable et honteux. Mais après tout, l'exemple, paraît-il, ne vient-il pas "d'en haut" ? Assisté par une femme omniprésente, il est, comme le disait Fernand Raynaud," heureux ! Je suis heureux !" Il fait joujou avec la France, avouons que ce n'est pas donné à n'importe qui !
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