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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 06:27

 

 

 

  • Vincent MORET, dans le Grand Soir, propose un questionnement qui fait froid dans le dos sur l’assassinat de Samuel Paty :
  •  
  • Pourquoi le prof, objet de menaces, a-t-il dû aller s’expliquer (lui !) au commissariat ?
  • Pourquoi a-t-on accepté que le père plaignant et sa fille ne répondent pas aux convocations de la police ?
  • Pourquoi le collège n’a-t-il pas publié un communiqué immédiat pour dire que la gamine n’était pas en classe ce jour-là ?
  • Pourquoi la rectrice n’a-t-elle pas publié aussitôt un communiqué de soutien ?
  • Pourquoi était-il prévu qu’un inspecteur d’Académie descende au collège pour recueillir les explications du prof (et éventuellement lui apprendre ce qu’il aurait dû faire dans son cours ?).
  • Pourquoi la principale du collège a-t-elle reçu le parent de la menteuse, sans le prof ?
  • A quel titre un responsable musulman qui n’avait rien à voir avec le collège, accompagnait-il le parent ?
  • Pourquoi la menteuse n’a-t-elle pas été immédiatement interrogée par la police ?
  • Pourquoi nous a-t-on fait croire, jusqu’au jour tragique, que le prof avait demandé aux élèves musulmans de lever la main (de se désigner) et de sortir s’ils le voulaient ?
  • Pourquoi a-t-on laissé entrer en France, sans contrôle, sans enquête, 50 000 à 60 000 Tchétchènes dont beaucoup avaient mené la guerre au nom d’Allah contre les Russes ?
  • Pourquoi avons-nous aimé les djiadistes Tchétchènes jusqu’à nous faire oublier leurs attentats meurtriers à Moscou ?
  • Accessoirement, pourquoi avons-nous oublié les attentats meurtriers des djiadistes ouïghours en Chine et combien allons-nous en accueillir derrière le paravent des fake news sur leur « génocide » ?
  • Pourquoi sommes-nous si hospitaliers avec ces fanatiques et si cruels avec les migrants de Calais et les autres qui se noient en mer, fuyant la guerre que leur fait l’Occident, abandonnant leurs villages détruits pas nous ?
  •  

Les réponses sont dans les mots : « America First », atlantisme, nos clients saoudiens, ventes d’armes, plutôt la charia que le Front populaire ».

 

 

Dans L’Obs, toujours suite à l’assassinat de Samuel Paty, d’anciens élèves se souviennent de profs qui les ont marqués. Alain Boulanger, retraité au Chesnay, se souvient de Louis Poirier : « « On connaissait la vie d’écrivain de notre professeur d’histoire-géographie : les textes de Julien Gracq étaient déjà dans le « Lagarde et Michard ». Mais au lycée Claude-Bernard, à Paris, peu d’entre nous avaient lu ses livres. Il ne nous y incitait pas, d’ailleurs : un jour, des élèves étaient venus lui demander des autographes, il avait refusé. C’était Louis Poirier, un point c’est tout. Il était très discret, et ne voulait pour rien au monde mélanger les choses.

 

Je n’ai lu ses livres que beaucoup plus tard, vers mes 40 ans. Ce n’est pas l’écrivain qui m’a marqué, influencé, mais bien le professeur. J’adorais sa très grande rigueur. Il était réglé comme une horloge. Chacun de ses cours se ressemblait. Il entrait dans la classe, s’asseyait, dénouait et posait son bracelet-montre sur la table. Puis il faisait venir deux élèves au tableau pour vérifier ce qu’ils avaient retenu du cours précédent. Les leçons étaient extrêmement structurées. »

 

 

Revue de Presse 324

 

Quant au prof qui donna des cours particuliers à Lilian Thuram, il se souvient : « A la fin des années 1980, le président du club de foot de Fontainebleau contacte Jean-Paul Ollagnier, un prof de français-latin-grec : serait-il d’accord pour donner une poignée de cours au jeune prodige de l’équipe ? Lilian Thuram, 16 ans, est exceptionnel sur la pelouse, mais sa mère craint qu’il rate son bac de français. Le futur défenseur des Bleus (et vainqueur de la Coupe du Monde 1998) a donc débarqué, un soir, dans le pavillon d’Avon où le prof loge encore aujourd’hui. A 72 ans, Jean-Paul Ollagnier n’a pas oublié ce soir-là :

 

“« J’avais accepté bien entendu, mais pas pour l’argent : j’aimais bien donner un coup de pouce aux jeunes. J’ai tout de suite vu qu’il était intelligent, il avait un regard intense. Il savait très bien de quel milieu il venait et voulait s’en sortir. La vie n’avait pas été facile pour lui, et je suis convaincu que si ça n’avait pas été par le foot, il aurait réussi quand même. »”

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commentaires

Octave Lebel 26/10/2020 19:28

ÉCR… L’INF… :Editorial de Jacques Julliard 22/10/20 -…Jusqu’à Jean-Michel Blanquer , le premier ministre de l’Education Nationale à faire face avec lucidité et courage, les passagers de la rue Grenelle toussotent et enterrent le rapport.
Ah, bon ? Le rapport de l’inspecteur général Obin (portant sur les signes et les manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires,2004) avait été enterré par le ministre Luc Ferry puis, Jean-Michel Blanquer étant Directeur général de Enseignement Scolaire ( 2009-2012) du ministre Chatel sous la présidence de Nicolas Sarkosy, l’accessibilité des rapports de l’Inspection Générale sur le site du MEN fut supprimée tant pour nos concitoyens que pour les personnels.
Je crois que la mémoire de Samuel Paty nous empêche de laisser la nôtre en veilleuse.

AF30 26/10/2020 08:22

C'était un prof' de français. En 66. Un nouveau au lycée aussi quand il est arrivé pour nous a faire entrer en classe avec ses cheveux longs, sa barbe, une dégaine peu courante encore surtout en province, ça nous a fait sourire discrètement.
Maintenant c'est curieux c'est souvent dans ces enseignements que vont les exemples en question. Rarement le prof' d'électricité ou de chimie. Quoique en 5ème c'était un prof' de math.
Le monde n'est pas devenu si moche qu'il n'y aurait plus des exemples semblables aujourd'hui.
Le gouvernement sur Samuel Paty. Je ne me souviens pas d'un gouvernement qui a pratiqué le mensonge et le cynisme à un tel niveau. Par exemple il est évident que la situation sanitaire en France face à l'épidémie est due à l'irresponsabilité des Français et il faudra bien que le gouvernement se décide enfin à dissoudre le peuple.