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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 06:17

La dernière photo de Sean Connery publiée. Très peu de temps avant sa mort. La très grande majorité des Facebookiens qui l'ont vue avant moi se sont déclarés ulcérés, choqués par cette photo. La photo de trop, ont-ils écrit en général.

 

Ne connaissant pas le contexte qui a suscité cette photo, j'avoue que je ne sais pas trop que penser de la publication de ce document. On sait que Sir Sean a souffert d'Alzheimer pendant les dernières années de sa vie. Ici, il offre le visage, l'expression de quelqu'un d'heureux, de détendu, plutôt conscient de ce qui se passe à ce moment-là autour de lui. On n'a pas l'impression que cette photo lui ait été volée.

 

Je ne connais pas l'identité du couple qui l'entoure mais Sir Sean apprécie cette compagnie. Des Facebookiens disent qu'ils auraient préféré garder de l'acteur le souvenir de son incarnation de James Bond ou du Guillaume de Baskerville du Nom de la rose. Peut-être, mais la vie d'un être humain, connu ou non, c'est sa vie dans sa totalité, son intégralité.

 

J'ai publié récemment le très beau reportage conservé par l'INA sur les funérailles de Victor Hugo comprenant la photo bien connue de l'écrivain sur son lit de mort. Cette photo nous dit quelque chose. Tout comme celle de Che Guevara avec son corps criblé de balles, étendu sur l'évier d'une buanderie, en compagnie de ses assassins stipendiés par la CIA.

 

Le XXIe siècle est celui de la censure. Laissons les censeurs censurer. Ne nous censurons pas nous-mêmes sinon notre expression sera bientôt réduite à une peau de chagrin qui, comme celle de Balzac, rétrécira chaque fois que nous l'utiliserons. Nous n'aurons plus alors que nos larmes pour chagriner.

 

 

Sur une des dernières photos de Sean Connery
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commentaires

G
Très intéressant .
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A
A propos de la mort de Victor Hugo, le livre (165 pages ) Victor Hugo vient de mourir de Judith Perrignon est édifiant sur les heures qui précèdent son décès, sur l’exposition de son cercueil sous l’arc de triomphe et à propos de son parcours jusqu’au Panthéon. Également sur les petites et grandes manœuvres qui ont précédé et accompagné ces cérémonies.<br /> La 4ème de couverture en résume bien le contenu : <br /> ‘’ le poète vient de rendre son dernier souffle et, déjà, la nouvelle court les rues, entre dans les boutiques, les ateliers, les bureaux. Paris est pris de fièvre. Chacun veut rendre un dernier hommage et participer aux obsèques nationales qui mèneront l’Immortel au Panthéon. Deux millions de personnes se presseront sur le parcours du corbillard en ce jour de funérailles intense et inoubliable.’’<br /> On imagine difficilement son importance non seulement littéraire mais aussi politique. Les autorités craignaient les débordements des classes populaires, tous les responsables politiques voulaient récupérer le grand homme et les avis divergents ( comme toujours ! ) entre des partis de gauche sur les dispositions à prendre comme cela a été le cas entre des anciens de la Commune.<br /> On y apprend que Hugo habitait une avenue et pas des moindres qui déjà portait son nom. Il paraît qu’on lui écrivait « À Monsieur Victor Hugo, en son avenue à Paris« .<br /> Le Panthéon a été laïcisé à l’occasion de cet évènement et les autorités ecclésiastiques, lors de son agonie, ont tenté en vain d’accéder à sa chambre. Ainsi un des ses proches a répondu à l’archevêque de Paris : ‘’..il ne voulait être assisté pendant sa maladie d‘aucun prêtre d’aucun culte. Nous manquerions à tous nos devoir si nous ne respections pas sa volonté’’<br /> Si Victor Hugo n’ a pas toujours été là où nous aurions souhaité qu’il fût, il ne reste pas moins que son parcours politique a été à l’inverse de tant d’autres, inconnus ou très connus. En général beaucoup commencent là où il a fini et terminent là où il a débuté.
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A
’ le poète vient de rendre son dernier souffle et, déjà, la nouvelle court les rues, entre dans les boutiques, les ateliers, les bureaux. Paris est pris de fièvre. Chacun veut rendre un dernier hommage et participer aux obsèques nationales qui mèneront l’Immortel au Panthéon. Deux millions de personnes se presseront sur le parcours du corbillard en ce jour de funérailles intense et inoubliable.’’<br /> On imagine difficilement son importance non seulement littéraire mais aussi politique. Les autorités craignaient les débordements des classes populaires, tous les responsables politiques voulaient récupérer le grand homme et les avis divergents ( comme toujours ! ) entre des partis de gauche sur les dispositions à prendre comme cela a été le cas entre des anciens de la Commune.<br /> On y apprend que Hugo habitait une avenue et pas des moindres qui déjà portait son nom. Il paraît qu’on lui écrivait « À Monsieur Victor Hugo, en son avenue à Paris« .<br /> Le Panthéon a été laïcisé à l’occasion de cet évènement et les autorités ecclésiastiques, lors de son agonie, ont tenté en vain d’accéder à sa chambre. Ainsi un des ses proches a répondu à l’archevêque de Paris : ‘’..il ne voulait être assisté pendant sa maladie d‘aucun prêtre d’aucun culte. Nous manquerions à tous nos devoir si nous ne respections pas sa volonté’’<br /> Si Victor Hugo n’ a pas toujours été là où nous aurions souhaité qu’il fût, il ne reste pas moins que son parcours politique a été à l’inverse de tant d’autres, inconnus ou très connus. En général beaucoup commencent là où il a fini et terminent là où il a débuté.
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