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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 06:10

 

 

Pour Évariste, dans Res Publica, il est urgent de recadrer le débat politique : « Notre rôle dans la séquence est donc d’une part de défendre l’autonomie des sciences sociales à l’université et d’autre part de conforter le camp du primat de la question sociale. Pour nous, le rapport de force social est prioritaire. Or, un constat s’impose : en ce début 2021, notre pays est dans une situation économique catastrophique. En 2020, nous avons subi une baisse du PIB de – 8,3 %, alors que la moyenne pour les pays développés, les membres de l’OCDE, est de 5,2 %. Les entreprises françaises sont couvertes de dettes, incapables de rembourser les Prêts Garantis par l’État. Il est fort probable qu’une offensive du pouvoir pour imposer une nouvelle austérité à la grecque se déclenche cet été ou à la rentrée prochaine. Macron a déjà annoncé la couleur : « J’aurai des mesures impopulaires à prendre d’ici l’élection présidentielle de 2022 » a-t-il déclaré dans un débat avec les jeunes il y a quelques semaines. Donc, les mois qui viennent vont être décisifs sur le plan de la lutte des classes. Il faut nous y préparer !

 

 

Dans Le Grand Soir, Fadi Kassem fait des propositions radicales pour restaurer la souveraineté nationale et populaire : « La seule solution réside dans la sortie unilatérale et définitive de l’UE, non pas par des « négociations » à travers un article 50 dont la seule raison d’être est d’entraver au maximum tout processus de sortie dans de bonnes conditions, mais à travers le non-respect de tous les textes juridiques européens attentant aux intérêts des travailleurs et des citoyens, en particulier les droits sociaux et démocratiques. Cela passera notamment par :

 

Le non-respect de tous les textes œuvrant pour la « totale liberté de circulation » et une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée » ;

 

L’abrogation des textes nationaux transposant les directives européistes régressives ;

 

Le rétablissement de barrières douanières tarifaires et non-tarifaires ;

 

La sortie de l’espace Schengen pour rétablir un contrôle aux frontières ;

 

La nationalisation de tous les grands secteurs productifs de l’économie nationale avec une planification démocratiquement contrôlée par les travailleurs : banques, assurances, énergies, transports, communication ;

 

La reconstitution d’un grand service public sous contrôle démocratique des travailleurs : hôpitaux, éducation nationale, Sécurité sociale et retraites, etc.

 

La réaffirmation de la République une et indivisible : fin des « euro-régions » et « euro-départements » ainsi que toutes les mesures de « décentralisation » qui asservissent les communes et les départements.

 

 

La cellule investigation de Radio France a montré que l’État français avait menti sur un essai nucléaire effectué en juillet 1974 en Polynésie française. 110 000 personnes ont potentiellement été touchées par son nuage atomique. 17 juillet 1974. La France s’apprête à procéder au 41e essai nucléaire atmosphérique en Polynésie, depuis l’atoll de Mururoa située à plus de 1 000 kilomètres de Tahiti. Mais rien ne se passe comme prévu. L’essai est un échec du point de vue technique, le champignon atomique s’élève moins haut que prévu (5 200 mètres au lieu de 8 000 mètres), mais surtout il ne prend pas la direction prévue par les autorités françaises.  

 

Le spécialiste des questions nucléaires, Sébastien Philippe, enseignant-chercheur à l’université de Princeton, a analysé les 2 000 documents déclassifiés par l’armée française en 2013. Il a réussi à remodéliser informatiquement la trajectoire du nuage atomique. En suivant le trajet du nuage heure par heure, on voit clairement qu’au lieu de partir vers le nord, en direction des atolls de Tureia et de Hao, il se dirige en ligne droite vers Tahiti. 42 heures plus tard, le nuage touche l’île de Tahiti et les îles Sous-le-Vent.  Quelques heures après le tir, l’armée connait le risque que le tir fait peser sur les populations civiles. Elle décide de ne rien faire. Les autorités locales et les populations civiles ne sont pas prévenues. On ne demande pas aux populations civiles de se mettre à l’abri ou de suspendre leur consommation d’eau ou de lait qui fixent fortement les substances radioactives. La pluie qui s’abat alors sur l’île accélère le dépôt d’éléments radioactifs. 

Revue de presse (345)
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