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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 05:09

Je cite ici le blog passionnant de Michel Feltin-Palas “ Sur le bout des langues ”, avec un petit rappel sur les mots qui ont deux pluriels : « Aïeul, par exemple, donne aïeuls quand il s'agit de nos grands-parents, mais aïeux quand on évoque l'ensemble de nos ancêtres. Subtilité encore avec ail, qui débouche sur la forme ails pour la plante, mais sur aulx pour le condiment. Plus poétique : ciel a pour pluriel ciels quand on parle de peinture ("Les ciels de Léonard de Vinci"), de paysages ("Les ciels de Provence") ou de décoration intérieure ("Les ciels-de-lit"). En revanche, cieux est de rigueur pour le firmament ("L'immensité des cieux") ; l'univers religieux ("Notre Père qui est aux cieux") de même que dans certaines expressions ("Partir sous d'autres cieux"). Citons enfin banal qui aboutit généralement à banals ("des propos banals") mais à banaux dans son sens féodal – "à la disposition de tous" ("Des fours banaux »). »

 

J’ai bien aimé ce portrait de Blanquer par Georges Gastaud dans Initiatives Communistes (extraits) : « Blanquer est l’homme dont la contre-réforme du lycée a détruit le second degré public et le bac national anonyme, jusqu’alors premier grade universitaire, l’homme qui a ravagé l’enseignement des disciplines scolaires – français, maths, philo, LV 1 et 2, EPS, etc. – , l’homme qui a détruit l’unité du groupe classe en imposant des regroupements illisibles pour tous, l’homme qui a imposé Parcours Sup, voie royale pour une sélection sociale sans précédent à l’Université. Il est aussi l’homme qui a demandé l’interdiction d’un syndicat étudiant, l’UNEF, avec lequel on peut être en désaccord mais qui n’en est pas moins représentatif, alors que dans le même temps, le ministère de l’Éducation nationale subventionnait sur fonds publics un syndicat lycéen bidon émanation de la Macronie. Blanquer est enfin le ministre irresponsable qui a maintenu à tout prix les classes ouvertes sans prendre de mesures sérieuses pour protéger les élèves et les personnels, l’homme qui s’est réclamé de la honteuse théorie malthusienne de l’ “immunité de groupe” (= laissons faire le virus et que les forts survivent!), les professeurs français étant parmi les derniers enseignants vaccinés d’Europe occidentale. Et malgré ce bilan accablant, plus d’un syndicat représentatif de l’Éducation nationale refuse encore, sous couvert de prolonger un “dialogue social” mensonger, où le ministre décide et où les syndicats regardent passer le train en “déplorant”, d’exiger la démission de cet Attila du système éducatif français! Certes, celui qui écrit ces lignes est un militant politique, qui plus est retraité de l’Éducation nationale : qu’il se taise, donc! Mais outre que l’auteur de ces lignes fut, durant près de quatre décennies, un professeur de philosophie, un militant syndical rigoureux et un élu du personnel actif sur tous les fronts, outre qu’il se désole de voir ses jeunes collègues quotidiennement humiliés et empêchés d’enseigner correctement leur discipline, outre qu’il s’indigne de voir la manière dont la philosophie est, comme d’autres matières, sacrifiée sur l’autel d’un alignement éducatif européen totalement contraire à l’esprit des Lumières et de la laïcité républicaine véritable, l’auteur ne saurait, comme citoyen viscéralement attaché à l’avenir de l’école laïque, assister à son désossement et à sa blanquérisation sans réagir. »

 

 

 

Revue de Presse (355)

 

Dans Des Publica, Rachel Haller évoque les “ misères et alternatives de la mode d’aujourd’hui ” : « Le 21 avril dernier, Bernard Arnault a grimpé à la deuxième place du classement des milliardaires établi par le magazine Forbes (derrière Jeff Bezos, le PDG d’Amazon et devant Elon Musk). Sa fortune, désormais estimée à 180,4 milliards de dollars, a quasiment doublé en un an du fait de l’augmentation du cours de l’action LVMH (+ 107 % depuis le 18 mars 2020). Le groupe LVMH qui compte 75 marques (dont Louis Vuitton, Dior, Céline, Marc Jacobs…) est également devenu la première capitalisation européenne en février dernier, porté par les hausses des ventes dans l’activité mode et maroquinerie, notamment en Asie et aux États-Unis. Ces chiffres sont révélateurs du poids grandissant de l’industrie de la mode dans l’économie. En France, la mode est par exemple le premier marché sur Internet en nombre d’acheteurs et en 2020, malgré la pandémie, 51 % des produits achetés sur le web faisaient partie du secteur de l’habillement. Comme d’autres secteurs, l’industrie de la mode est aujourd’hui traversée par de grandes tendances où l’on retrouve à la fois les pires excès du capitalisme moderne et la volonté de produire et de consommer plus durablement. De plus, dans un monde saturé d’images, la mode se retrouve aussi au cœur de questionnements sociétaux et politiques. »

 

 

Le site “ Communistes ” explique pourquoi le débat sur la sécurité est un piège politique : «  Il n’y a pas un article de presse, une émission de télé et de radio qui n’y consacre informations et débats, il s’agit vous l’avez deviné des questions sécuritaires. Alimentées par des réalités tragiques comme la mort d’un policier à Avignon, ces questions servent de support à une vaste opération politique visant à organiser un renforcement des mesures pour museler la contestation sociale qui sourd et mettre en scène une élection présidentielle dont le choix se résumerait à ces questions, mettant tout le reste sous la table ! Cette vaste opération à laquelle contribuent les « appels » de militaires parus dans Valeurs Actuelles ont pour objectif d’alimenter le scénario d’une « lutte impitoyable » entre les « progressistes » macronistes et les populistes le Penien ! alors que le RN est un fer que le capital tient au feu en cas de besoin.

 

La sécurité des citoyens est une chose éminemment importante. Tout le monde, les salariés en premier, veulent vivre de leur travail en sécurité, les chômeurs en avoir, les jeunes recevoir une éducation de qualité ouvrant la voie à des emplois qualifiés, les anciens vivre leur retraite dans la sérénité… Mais il n’est question que de répression, du nombre de policiers, de places dans les prisons, de peines alourdies. En clair, il n’y aurait aucune cause au mal-être de la société et la seule politique serait d’isoler les « asociaux » pour « protéger » la partie saine de la population...vous avez dit populisme ?

 

Pourtant, à en juger par les luttes nombreuses qui se mènent pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail, le droit à l’éducation, au logement, à l’énergie, aux soins, on mesure ce que sont tous les besoins non satisfaits de la population. Ce sont les dégradations des conditions de vies qui sont à la racine des problèmes de la société et qui engendrent une crise sociale qui s’approfondit avec le chômage de masse, les bas salaires, la précarité...

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