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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 05:10

 

Pendant des années, nos pensions (les pensions des fonctionnaires sont du salaire continué) n’ont pas été revalorisées, alors que les cotisations pour les mutuelles ont augmenté d’environ 2,5%

 

Actuellement, nous sommes attaqués par le biais de la CSG puisqu’un rapport gouvernemental suggère de l’aligner sur celle des actifs. Ce même rapport préconise de réduire l’abattement de 10% pour le calcul de l’impôt sur le revenu.

 

La crise du COVID a montré de manière éclatante la responsabilité du gouvernement du banquier éborgneur ainsi que celle – reconnaissons-le – de ses prédécesseurs. 115 000 lits ont été supprimés dans les hôpitaux en 25 ans. 100 000 postes de soignants ont été supprimés ces 8 dernières années.

 

Chaque jour plus nombreux sont les retraités qui ne peuvent plus se soigner correctement faute de moyens financiers. 75% des décès dûs au COVID ont  concerné les personnes âgées. Les dépenses contraintes augmentent de manière vertigineuse. De 2008 à 2019, les pensions ont augmenté de 6% (le SMIC 20%), c’est-à-dire deux fois moins que l’indice des prix à la consommation. Pendant ce temps, les entreprises du CAC 40 ont engrangé 57 milliards d'euros de profits lors du 1er semestre 20121. Les entreprises en général ont bénéficié de 80 milliards au titre des niches sociales. Depuis 1993, ces niches se sont montées à 559 milliards d'euros. Ces sommes faramineuses ont donc échappé à la collectivité nationale, à tout un chacun.

 

La crise de COVID a montré qu’il faut déprivatiser tous les brevets – source actuelle de profits faramineux – condition nécessaire pour diffuser les vaccins partout dans le monde.

 

Dans l’optique libérale du banquier éborgneur, la retraite, la pension sont des bonus, des cadeaux. En fait, ce sont des droits acquis. La période de la retraite doit être vécue dans la dignité. C’est de moins en moins le cas puisque les retraités perdent la santé de plus en plus tôt.

 

Dans le discours dominant (politiques, grands médias), les retraités sont des « nantis » qui vivent sur le dos des jeunes. Et il entre petit à petit dans l’esprit de ces mêmes jeunes qu’ils ne bénéficieront pas de la retraite. La classe dominante  attaque donc le peuple par les deux bouts. Pour l’instant, elle l’emporte.

Les retraités de la Fonction publique : toujours dans le collimateur du banquier éborgneur
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commentaires

A
" De 2008 à 2019, les pensions ont augmenté de 6% (le SMIC 20%), c’est-à-dire deux fois moins que l’indice des prix à la consommation. "
Suivent un rappel ou une info sur les sommes qui sont simultanément engrangées pendant ce temps là par d'autres. Ces sommes sont tellement énormes qu'elles finissent par être à la fois abstraites puisque beaucoup ne font pas le lien avec leur situation personnelle et ont un effet tétanisant sur l'esprit critique.
C'est d'ailleurs également le rôle de la dette.
Cependant si on considère que la perte des pensions est de 6% par rapport à l'indice des prix ( " 2 fois moins " ) et si on retient pour l'exemple et par facilité de calcul une pension mensuelle de 2000€, on obtient au total sur cette durée de 11 ans : 11 ans x 12 mois x 2000€ x 6% = 15 840 €.
La vision s'en trouve modifiée.
Il faut insister aussi sur les conséquences financières de cette évolution pour les familles lorsque leurs parents sont amenés à loger en maison de retraite.
Il y a une dizaine d'années le coût d'un hébergement en EHPAD s'élevait approximativement à 2000€ mensuel. C'est-à-dire que ce coût correspondait sensiblement au montant d'une pension moyenne. À partir de cette période ce coût s'est mis à augmenter pour se situer aujourd'hui au double. J'ai entendu l'autre jour Laure Adler, invitée d'une émission parce qu'elle venait de publier un livre sur ce sujet, indiquer que le coût de l'hébergement de sa mère dans un HEPAD " normal " était légèrement supérieur à 4000€.
Bien évidemment les journalistes-troncs autour de la table ont pris cet air affligé qui sied aux gens très sensibles qu'ils sont mais qui ne porte pas à conséquence. Personne n'a fait le lien entre l'idéologie qui promeut les investissements dans " l'or gris " et cette situation. Personne n'a rappelé que le père du ministre de l'agriculture Julien Denormandie, Philippe Denormandie depuis 2007 était Directeur général adjoint du groupe Korian et Directeur de l’Institut du Bien Vieillir Korian. Depuis le 1er janvier 2017, il était Président du « Comité du Bien Vieillir ».
Korian qui est comme nous savons une œuvre philanthropique au service des vieux.
Ainsi nous sommes continuellement invités à verser des grosses larmes sur les malheurs du monde tout en faisant silence sur les causes et le nom des personnes qui en sont responsables.
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A
Pour compléter, ces quelques lignes tirées d'un article qui accompagne une émission de France Culture et qui nous rappellent que les vieux sont majoritairement les responsables de la situation qu'ils subissent :
Vivons-nous dans une démocratie des retraités, pour les retraités, par les retraités ?   
En France, les plus de 65 ans représentent 19% de la population, mais un tiers des votants. 
La moyenne d’âge de l’électeur inscrit est de 50 ans. 
En 2017, seul un jeune sur cinq (de moins de 30 ans) a voté à toutes les élections (présidentielle et législative). Ce chiffre monte à 1 sur 2 chez les retraités. 
En 2007. Au 2eme tour, Ségolène Royal est majoritaire chez les électeurs de 18 à 49 ans. Mais les plus de 50 ans offrent la victoire à Nicolas Sarkozy. Ce sont même 2/3 des plus de 65 ans qui choisissent le candidat de l’UMP.
Évidemment, un vote de classe d’âge n’est pas forcément un vote de classe. Entre le retraité de l’Éducation nationale et celui d’un grand groupe privé, entre le retraité de l’usine et celui des champs, il serait inepte de globaliser. Il demeure que les retraités votent moins pour les extrêmes et davantage pour la droite parlementaire. 
Au 1er tour, la candidate du Front national est arrivée en tête chez les électeurs entre 35 et 59 ans, mais n’a convaincu que 10% des électeurs de plus de 70 ans. Dans les enquêtes d’opinion, l’électorat retraité se caractérise surtout par une aversion au risque, selon la formule du politologue Jérôme Fourquet. Pas question de renverser la table aux élections. Cela s’est vérifié à la présidentielle l’an dernier. Au deuxième tour, Emmanuel Macron a rassemblé 80% des voix des retraités, face à Marine Le Pen.   Et ce, alors même qu'il avait promis une hausse de la CSG, qui grève une partie des pensions de retraite. 
Frédéric Says 2018

Globalement, les retraités votent plutôt à droite. Ils sont 81% à avoir donné leur voix à un candidat de droite : Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon et Emmanuel Macron.
A
"Pendant des années, nos pensions (les pensions des fonctionnaires sont du salaire continué) n’ont pas été revalorisées, alors que les cotisations pour les mutuelles ont augmenté d’environ 2,5%."

Mais M. Macron n'a-t-il pas été mis en place par certains financiers pour justement (entre autres) tenter d'éliminer la Fonction publique ? Alors les élections en 2022 approchant, à défaut d'éliminer la Fonction publique, monsieur le Président se rabat sur les retraités de la Fonction publique. Une question : madame Macron, retraitée du privé et qui touche, bien sûr, une retraite est-elle parmi les retraités qui ont vu leurs retraites amputées ? De toute façon, elle est logée, nourrie, chauffée, etc. (toutes ces dépenses matérielles que nous connaissons tous) aux frais de l'Etat ? Au bout de cinq ans de retraite, de quoi avoir un petit pactole.

Quant à "La classe dominante (qui) attaque donc le peuple par les deux bouts. (et qui) Pour l’instant,.. l’emporte.", elle en profite à fond et les retraités n'ont qu'à essayer de survivre, voyant leurs maigtres ressources se raréfier de jour en jour. Et puis, les "vieux" n'ont plus tellement à vivre alors autant leur donner un coup de main pour trouver la sortie !
Remarquons que cette "classe dominante" de "petits" macroniens fait feu de tout bois en étant partout et en répondant immédiatement, et notamment sur les blogs, lorsqu'un avis n'est pas dans la droite ligne des décisions et avis de leur cher Président.

Ne nous étonnons pas que les médias commencent leur travail de bourrage de crâne (fort adroitement souvent à l'aide d'interviews de téléfilms, d'articles, de débats) en vue des élections de 2022. A nous, citoyens, d'essayer de ne pas être dupes !
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