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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 04:58

 

 

Le Blog El Diablo reprend une enquête de l’UNEF sur le coût de la vie étudiante.

 

Depuis l’élection de Macron, les aides directes de l’État ont baissé de 40 euros par an et par étudiant, en moyenne, alors que le coût de la vie, lui, a augmenté de 10 % sur la même période.

 

Les revenus des étudiants dépendent principalement de trois sources : le système d’aides sociales, les aides familiales et le salariat. Or, pour beaucoup d’étudiants, les deux premières sources sont insuffisantes, de sorte qu’un étudiant sur deux doit travailler pour financer ses études. Ces emplois sont souvent précaires : 52 % des 15 à 24 ans sont employés en CDD. Nombre de ces postes ont été supprimés pendant la crise sanitaire.

 

D’autant plus dépendants des aides familiales, les étudiants issus des familles les plus modestes pouvaient difficilement compter sur leurs proches, qui eux aussi subissaient la crise. Face à cette situation, l’Etat s’est contenté de jeter des miettes : quelques séances de psychothérapie, des repas du CROUS à un euro – et c’est tout.

 

 

 

Pour ResPublica, les réformes Blanquer ne sont pas un accident de l’histoire. Elles accomplissent la « nouvelle école capitaliste »  dont les objectifs, les modes de fonctionnement et de direction se calquent sur l’idéologie néo-libérale de la rentabilité immédiate, de l’optimisation irréfléchie des performances et du contrôle incessant de chacun par chacun sous le regard de tous. La question qu’en 1998, posait Claude Allègre, alors ministre de l’Éducation nationale : « Quels savoirs enseigner dans les lycées ? » trouve aujourd’hui sa réponse. Les savoirs à enseigner au lycée sont désormais ceux qui ont une valeur marchande. Leur mode d’acquisition ainsi que l’organisation du lycée s’ajusteront, de gré ou de force, à ce dogme politique et idéologique. Les deux ministres de l’Éducation nationale auront eu en commun le même acharnement à démolir le lycée, sauf que le premier se heurta à une opposition puissante et que le second est en voie de réussir là où son prédécesseur avait partiellement échoué. Les années Blanquer auront constitué un moment de densification et d’accélération d’une profonde régression historique. Rien pourtant n’autorise à désespérer :  de même qu’un progrès humain n’est pas irréversible, une régression politique et éducative n’est pas définitive.

 

Jean-Michel Blanquer, se prépare à accélérer la déstabilisation du lycée français autour de quelques objectifs ciblés, parmi lesquels la décomposition du corps enseignant et l’imposition rapide d’un bac local. Avec un protocole sanitaire en vue de l’année 2021-2022, qui est bancal, injuste et irréalisable, Blanquer continuera à instrumentaliser cyniquement la pandémie, en jetant le trouble et la discorde parmi les personnels, les élèves et les familles sous les yeux d’une opinion publique déboussolée. L’Éducation nationale n’allait pas bien avant l’arrivée de Jean-Michel Blanquer à la tête du ministère. Elle ira beaucoup plus mal à son départ.

 

 

Dans Réveil Communiste, Gilles Questiaux revient sur les conséquences des attentats du 11 septembre : « Ce qui est important, ce ne sont pas les attentats, c’est l’usage qui en a été fait. La guerre contre le terrorisme qui a été présentée comme une réponse aux attentats a officialisé la tentative d’imposer un empire américain occidental au monde entier, dans les conditions idéologiques actuelles, qui empêchaient de présenter ce genre de projet impérialiste franchement, comme au XIXème siècle, au nom de la supériorité de la civilisation occidentale. Les attentats ont servi de prétexte en or pour avancer des projets agressifs qui étaient déjà préparés. Mais des prétextes, on en trouve toujours. Les États-Unis ont déchiré en mille morceaux le droit international qui remontait au XVIIème siècle, ils ont revendiqué officiellement leurs droits exceptionnels d’intervenir politiquement et militairement partout dans le monde, leurs satellites de l’OTAN et de l’UE leur ont emboîté le pas, et ils ont appliqué ce droit qu’ils s’étaient attribués à eux-mêmes, contre des pays qui n’avaient aucun rapport avec les attentats. Car si on ne sait pas très bien qui a commis ces actes, ont sait très bien qui ne l’a pas fait : ni l'Irak de Saddam Hussein, ni la Syrie de Bachar el Assad, ni la Libye de Khadafi, ni l’Iran, ni même les Talibans ! »

 

Revue de Presse 372
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commentaires

A
AF30 : vous avez raison sur toute la ligne quand vous écrivez : "C'est un illuminé qui n'a aucun doute et qui ira jusqu'au bout. J'imagine avec frayeur ce qui va se passer s'il nous fait un second mandat."
Le terme "verdugo" fait penser à cette très courte Nouvelle de Balzac, El Verdugo, qui fut publiée dans le magazine La Mode en 1830. Un journaliste, Félix Davin, prétendait que Balzac la définissait ainsi : "idée de dynastie mettant une hache dans la main d'un fils lui faisant commettre tous les crimes en un seul."
Vous le résumez parfaitement à la fin : "Tout y est : le mépris, une vision boutiquière du sport où l'athlète disparaît au profit d'un animal indéterminé et sur lequel le pays doit attendre un retour sur investissement."
Effectivement, il y a de quoi se faire du mouron surtout quand on prend conscience de l'entourage de - et dans - sa vie privée, vie privée largement reproduite dans les médias. Mais depuis l'antiquité, ça sert à quoi de le dire et de se pencher sur les exemples de l'Histoire ?
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G
Malheureusement d'accord avec vous !
A
" Dans le monde de la tauromachie, le descabello est la mise à mort du taureau par rupture du bulbe rachidien exécutée à l'aide d'une épée spéciale appelée verdugo.
Elle est exécutée par le matador à l'issue de la faena par un geste nommé l'estocade. En cas de résistance du taureau malgré tout, le matador doit alors descabellar : il plante le verdugo entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale "
Verdugo veut dire bourreau en espagnol.
Ce " descabellar " est exécuté lorsque le toro est à terre alors qu'il vomit son sang, qu'il s'accroche désespérément à la vie et qu'une foule joyeuse applaudit le matador qui plastronne devant l'animal.
Que vient faire toute cette histoire dans les commentaires ?
Et bien en lisant les exploits de Macron via Blanquer and Co. J'y ai pensé. Macron vient, après toutes ces années de révolution libérale, planter le verdugo.
C'est un illuminé qui n'a aucun doute et qui ira jusqu'au bout. J'imagine avec frayeur ce qui va se passer s'il nous fait un second mandat.
Son dernier exploit il l'a réalisé lors de la réception des athlètes revenus du Japon. Son discours est un nouveau sommet. Tout y est : le mépris, une vision boutiquière du sport où l'athlète disparaît au profit d'un animal indéterminé et sur lequel le pays doit attendre un retour sur investissement
https://youtu.be/Wz_PZHHXgYo
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G
D'accord avec vous, merci pour ce cours de tauromachie.