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26 octobre 2021 2 26 /10 /octobre /2021 05:06

 

Dans la doxa de la classe dominante, la dette est le mal absolu. Un mal sournois dont nous sommes tous responsables, donc coupables.

 

En fait, on évoque la dette surtout depuis Giscard/Barre (l’homme le plus intelligent au monde et le meilleur économiste de France). Avec eux, il allait falloir se serrer la ceinture, nous les salariés. Pas les actionnaires dont les dividendes n’avaient pas encore explosé. Puis nous eûmes François Fillon (condamné à cinq ans de prison, dont deux ans ferme et à des amendes faramineuses, et qui remboursait des dettes fiscales grâce à l’aide de sa fille). Un homme exemplaire qui nous faisait la leçon en nous expliquant que la France était en faillite.

 

Sciemment, la classe dominante politique et médiatique nous faisait prendre des vessies pour des lanternes en nous faisant confondre dette publique et dette privée.

 

En France, ou ailleurs, la dette publique n’est pas celle d’un État dilapideur, prodigue jusque’à la débauche, celle d’un héros de Balzac ruinant sa famille jusqu’à la dixième génération. La dette publique, ce sont des investissements à long terme. Certes, nos descendants devront rembourser ce que nous avons emprunté mais ils bénéficieront des écoles, des hôpitaux, des routes que nous avons construits pour nous et pour eux.

 

En France, la dette publique est très alléchante pour les opérateurs financiers qui en redemandent et qui disposent de tous les relais politiques pour voir leurs impôts minorés. Mais le peuple n’a pas fini de ployer : 130 milliards de la dette Covid seront transférés au budget de la Sécurité sociale. Et l’important demeurera que les « ménages » – le peuple, en d’autres termes – continueront à financer toute nouvelle baisse des cotisations patronales, pardon des « charges des entreprises ».

Quelques remarques sur la dette
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commentaires

A
À propos de la dette il est un livre très instructif : https://www.babelio.com/livres/Graeber-Dette--5000-ans-dhistoire/529662
Et comme je ne saurais mieux résumer que le site en question, voilà :
" .....il démontre magistralement que le système de crédit précède la naissance de la monnaie et que la dette a toujours structuré nos systèmes économiques et nos rapports sociaux.
Il montre également que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'Antiquité ( des mots comme "culpabilité", "pardon", rédemption") est issu en grande partie de ces affrontements antiques sur la dette, et qu'il fonde jusqu'à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal. Sans en avoir conscience nous livrons toujours ces combats. ...."
L'auteur rappelle par exemple que la religion est fondée initialement sur une dette, celle de l'homme envers son créateur. Ce rappel n'est pas anecdotique car la dette entre ainsi dans le domaine "naturel" de notre culture. Il rappelle également que la femme a servi pendant des siècles à rembourser les dettes entre monarques. Leurs filles ou leurs parentes ou toute autre venant compenser la partie adverse. Ces dettes n'étant pas uniquement des dettes d'argent ou de biens mais aussi des dettes immatérielles. C'est d'ailleurs par ce dernier exemple qu'on constate que la dette relève pour l'essentiel du domaine de la morale. Celle bien évidemment du créditeur.
Par ailleurs la dette telle qu'elle nous est présentée relève d'un choix comptable. D'autres rappellent constamment que le montant en % est ramené au PIB d'une année alors que sa durée est en moyenne 7ans et puisque souvent les mêmes font sur ce sujet un parallèle entre le budget d'un ménage et celui d'un pays ( ce qui est une escroquerie pour de nombreuses raisons ) imaginons le crédit contracté pour l'achat d'une maison rapporté aux revenus d'un couple sur une année.
Les banques s'effondreraient si le système de la dette disparaissait. Elles en ont un besoin vital. Nous pouvons le constater à travers les sollicitations qui nous parviennent via nos courriers internet ou traditionnels.
La Banque Mondiale qui prétendument " œuvre à la recherche de solutions durables pour aider les pays à mettre fin à la pauvreté et ..." ne cherche qu'à placer des crédits et complémentairement à favoriser des politiques libérales.
Enfin l'évocation d'une dette a un effet tétanisant voulu sur les esprits car nous portant inconsciemment en nous les asservissements dont nos ancêtres ont été durant toute leur vie les victimes.
Faut-il rappeler que " Si une banque véreuse cherche à contrôler un trafic d’armes à destination du Tiers Monde, ce n’est pas tant pour les profits immédiats qu’elle pourra en tirer que pour la pression immense qu’elle exercera sur ces pays par le contrôle de leur dette extérieure. "
Par conséquent la dette est moins un chiffre qu'un élément d'une guerre idéologique.
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G
J'pense que des fois faut pas chercher bien loin , y'a juste trop une mentalité de merde !
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