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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 05:10

 Habitant à quelques centaines de mètres de l’endroit décrit dans cet article du Progrès, je peux témoigner qu’il est mesuré, dans la forme comme sur le fond : « Une nouvelle fois, les commerçants de la Guillotière tirent la sonnette d’alarme concernant l’insécurité grandissante qu’ils subissent dans le quartier. Lassées de « l’inaction» politique, plusieurs associations souhaitent mener des opérations conjointes pour attirer l’attention des pouvoirs publics. Et frapper fort.

À bout de nerfs, les témoignages désabusés s’enchaînent au carrefour du cours Gambetta et de la place Gabriel-Péri. Incivilités, violence, attroupements et trafics divers émaillent le quotidien… Et si la situation n’est pas nouvelle, le fait est qu’elle ne s’améliore pas.

« Ce quartier, c’est l’enfer. Les gens ne veulent plus venir. On va en crever », s’émeut un commerçant de la rue. « Il n’y a pas un jour sans bagarre. Ce matin, ils étaient 15 contre 15. Ce n’est plus possible », renchérit un autre. Selon les commerçants alentours, l’augmentation des larcins, trafics en tout genre et bagarres de rues coïnciderait avec le début de la crise sanitaire. »

 

Le Monde revient sur la répression sanglante, le 17 octobre 1961, d’une manifestation pacifique d’Algériens à Paris : « Alors que la guerre d’Algérie (1954-1962) touche à sa fin, la tension entre la police parisienne, alors dirigée par Maurice Papon – également impliqué dans la rafle de 1 600 Juifs à Bordeaux entre 1942 et 1944 – et le FLN s’accroît, jusqu’à la mise en place d’un couvre-feu, pour les « Français musulmans d’Algérie » uniquement. Pour boycotter cette règle discriminatoire, la Fédération de France du FLN organise, le 17 octobre 1961, une large manifestation appelant hommes, femmes et enfants à défiler dans la capitale. La mobilisation est voulue pacifique, toute arme étant strictement interdite

 

En fin d’après-midi, au moins 20 000 Algériens – et jusqu’à 40 000 selon des estimations internes au FLN – gagnent ainsi la rue. Mais la manifestation est rapidement et durement réprimée par la police parisienne, échaudée par la diffusion de fausses informations faisant état de plusieurs morts et blessés parmi les forces de police. De nombreux manifestants sont tués : passés à tabac, dans la rue ou dans les centres d’internement vers lesquels ils étaient emmenés, jetés dans la Seine ou bien abattus par balle. Au moins 12 000 Algériens ont été arrêtés, et au moins 120 ont été tués – les estimations de certains historiens portant même le bilan à plus de 200 morts.

 

Le Figaro, le grand quotidien du matin...

Revue de Presse 376

Dans Res Publica, Jean-Claude Boual explique pourquoi l’Éducation est sur une pente plus que critique : « Une école laïque, facteur d’émancipation individuelle et collective devient un obstacle à l’acceptation du néolibéralisme financier qui repose sur des dogmes qui n’ont par définition aucune base scientifique sérieuse malgré la littérature économique « savante » et abondante pour les justifier. La laïcité est donc attaquée de tous les cotés, avec des arguments contradictoires mais faisant système pour la détruire. La droite, l’extrême droite qui historiquement l’ont toujours combattu en font un de leur cheval de bataille en la dévoyant vers des positions xénophobes et racistes, les religions en profitent pour la remettre en cause et développer leurs établissements scolaires en demandant toujours plus de financement à la puissance publique (qu’elles obtiennent pour certaines), en contradiction avec les principes de laïcité, la pseudo-gauche radicale y voit un nouveau champ d’activisme, le « sel de la terre » s’étant selon elle déplacé de la classe ouvrière (la lutte des classes) vers les religions discriminées et les discriminations de toutes natures, intersectionnelles, racialisées, néo-féministes, patriarcales… en raison de l’unique domination de l’homme blanc. Dévoyé, le combat pour la laïcité à l’école et sur tout le parcours de formation est toujours aussi essentiel et d’actualité.

 

L’école laïque est un enjeu fondamental pour notre avenir. Un socle existe encore, le gouvernement n’a pas réussi à tout détruire, la réforme du bac n’en est qu’à ses prémisses, tout peut être inversé. Pour cela il convient d’établir le bon diagnostic, savoir que tout n’est pas qu’une question de moyen et que nous ne rétablirons pas un système éducatif formant des citoyens libres par la démagogie, s’adresserait-elle aux enseignants lors de campagnes électorales.

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commentaires

A
Vous avez dit Maurice Papon ? Etes-vous bien certain qu'il soit mort ? Quant à la laïcité, depuis 1905 elle est toujours en péril et ce ne sont pas les différents Présidents de la 3ème, 4ème et 5éme République qui l'ont déféndue et pour cause : ils sortaient de l'école (dite) libre... école de toutes les vertus !
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A
Il est courant et sans doute logique que concernant la période mitterrandienne de faire remonter toutes décisions et particulièrement les plus critiquables à Mitterrand.
On peut constater à contrario qu'il n'en est pas de même au sujet du 17 octobre 61. Inconnu le ministre de l'intérieur Roger Frey, tout autant inconnu le 1er ministre Michel Debré, mieux encore inexistant le Président de la République. Il est vrai qu'on touche là à une icône, à une référence, à un menhir fait tout d'un bloc.
On rappelle souvent les fréquentations de Mitterrand et on oublie que Papon a été ministre du budget de Giscard. A-t-on interrogé Giscard sur cette présence ?
Il ne s'agit pas de justifier un fait critiquable par un autre qu'il l'est tout autant ( à des degrés divers) mais de constater, par cet exemple, que, de même que pour l'information, la sélection de ce qui sera dit ou ignoré tord la vision que nous avons de la réalité.
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