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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 06:01

 

Pour Peter Schwarz, dans le World Socialist Website, « Le nouveau gouvernement allemand dirigé par le social-démocrate Olaf Scholz, a déclaré la guerre aux travailleurs avant même d’entrer en fonction.

 

La coalition dite « feu tricolore », composée des sociaux-démocrates (SPD), des Verts et des démocrates libres (FDP), a présenté son programme de gouvernement mercredi, alors même que le nombre de décès dus au COVID-19 a dépassé les 100 000.

 

La plupart de ces décès auraient pu être évités si le gouvernement avait suivi les conseils de la science et poursuivi l’élimination du COVID-19 en utilisant tous les moyens disponibles : la vaccination, les tests de masse, la recherche des contacts, les confinements, la fermeture de toutes les usines et écoles, la quarantaine.

 

Mais le gouvernement Merkel, en consultation avec les gouvernements des États allemands, a pris la décision consciente de sacrifier la santé et la vie de millions de personnes pour les profits des entreprises. Il n’a pris des mesures contre le virus que lorsque la situation était sur le point d’exploser, puis a levé les mesures de santé publique beaucoup trop tôt. On n’a fermé ni les entreprises non-essentielles ni les écoles. Toutes sont restées ouvertes à ce jour, même si le virus sévit chez les enfants et cause des dommages incalculables à long terme. » 

 

 

Revue de Presse 382

Le Grand Soir publie un article remarquable de Philippe Belair sur « la dose de trop en Guadeloupe : « La dernière trouvaille magique de nos apprentis sorciers dirigeants est l’essai clinique à base d’ARN messager ou à vecteur viral – nouvelles biotechnologies ultra rentables financièrement mais nous plongeant dans l’inconnu sanitaire – que l’on nous a présenté comme étant la solution ultime à plus de 90% dès le début, puis à moins de 50% jusqu’à advenir juste une « protection des formes graves » et finalement mutant en obligation absolue pour les soignants et, de manière à peine voilée, habilement « conseillé » à tout un chacun.

Le problème est que, voulant aller trop vite pour imposer cette « nouvelle technologie vaccinale », les autorités de tous les pays occidentaux ont commis l’erreur d’interdire à la médecine de faire ce qu’elle sait faire depuis toujours, soigner. Nous faisons face à une véritable gestion idéologique tant sur le choix économique de la réponse thérapeutique que sur le choix des contraintes de mise en place pour faire passer la pilule. En Guadeloupe, la situation est bien plus complexe et noble que ne laisse entrevoir le mépris néocolonialiste au travers des propos qui nous qualifient de vodouïsants ou d’alcooliques pour expliquer notre rétivité. La situation est complexe parce que les événements sont multifactoriels, et noble parce que nous avons à faire à une population dans une rectitude qui surprend même les plus révolutionnaires. L’effet sidération terminé, l’ile a repris goût à la vie contre les pulsions de mort covidiennes nonobstant toutes les tentatives officielles de lui maintenir la tête sous l’eau.

 

 

Dans L’Humanité, Clément Viktorovitch le proclame : « La rhétorique est une arme nécessaire aux citoyens. Les citoyens sentent bien que le discours politique n’est pas transparent, qu’il peut être trompeur, que les hommes politiques disent davantage ce que les Français veulent entendre plutôt que ce qu’ils pensent. C’est la définition de la démagogie. Nous, citoyens, ne sommes pas à armes égales avec des hommes politiques entourés de communicants qui sortent souvent de grandes écoles et dont la production de discours est le métier. Le régime que l’on qualifie de démocratie est en fait partiellement démocratique et partiellement aristocratique : on a les mêmes chances de participer à une élection, mais pas les mêmes d’être élu. Et cette inégalité dans la compétition démocratique, c’est le discours. Sans un enseignement généralisé de la rhétorique, notre démocratie n’est qu’une aristocratie élective. »

 

 

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commentaires

G
"La plupart de ces décès auraient pu être évités si le gouvernement avait suivi les conseils de la science et poursuivi l’élimination du COVID-19 en utilisant tous les moyens disponibles : la vaccination, les tests de masse, la recherche des contacts, les confinements, la fermeture de toutes les usines et écoles, la quarantaine."- Vous plaisantez ou vous rigolez Bernard ?
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A
À propos de l'enseignement généralisé de la réthorique
Nous connaissons la théorie d' Antonio Gramsci sur l'hégémonie culturelle. Elle est tellement connue qu'elle a été récupérée par les libéraux pour la mettre au service de leurs intérêts.
On remarquera d'ailleurs que ce n'est pas le seul exemple théorique et réthorique que les libéraux et même la droite extrême a emprunté aux penseurs marxistes et/ou progressistes. Par exemple la phrase d'Albert Camus " mal nommer les choses c'est ajouter du malheur au monde " est souvent citée dans les sites d'extrêmes droite.
On constate donc que si le champ de bataille des idées ne doit pas être abandonné à ces adversaires, cette stratégie reste insuffisante si on ne marque pas la différence avec des propositions concrètes car c'est là plus qu'ailleurs qu'existe une possibilité d'obtenir l'adhésion du plus grand nombre. Si on gratte toute la réthorique du capitalisme jusqu'à la réduire à ces effets quotidiens en comparaison de ceux proposés par la gauche on peut espérer que les citoyens dans leur majorité sauraient ne pas se tromper.
Cette certitude m'est venu en écoutant François Bêgaudeau sur le site La bas si j'y suis.
Son dernier ouvrage raconte sa rencontre avec un de ses admirateurs. Celui-ci était enthousiasmé par son précédent ouvrage sauf qu'au cours de la discussion il s'est avéré qu'il était extrême droite. Bon nous savons que c'est le sort des œuvres que d'engendrer parfois des lectures antagonistes mais nous vivons dans un entre-deux qui favorise cette tendance. Ainsi le fan en question cite la phrase ci-avant de Camus. S'étant rendu compte par ailleurs que sa culture était basée essentiellement sur des essais, Bégaudeau ajoute qu'il devrait lire plus de romans. C'est une idée à laquelle je n'avais pas pensé mais que je trouve très juste car le roman lorsqu'il est réussi parvient non seulement à insinuer une vision du monde mais à exposer ses effets au quotidien et à hauteur d'homme. Je donnerai pour exemple et à nouveau " les raisins de la colère ". Tout y est déjà dit sur la logique qui conduit les gens à quitter leur pays, les causes de ces migrations, la détresse des migrants, le mépris et le rejet de ceux qui les voient passer ou se poser à proximité. Et pourtant dans ce roman ils ont tous d'un même pays.
Remarque d'une personne du cru voyant passer les migrants : " ces sacrés Okies ( terme péjoratif pour désigner les natifs de l'Oklahoma ) de malheur, ils n'ont pas un sou de jugeote, et pas un grain de sentiment. C'est pas des êtres humains ces gens-là, moi j'te le dis. Jamais un être humain ne supporterait une crasse et une misère pareilles. Ils ne valent pas beaucoup mieux que les chimpanzés. "
Bégaudeau signale également que son interlocuteur et, partant, l'extrême droite utilise uniquement le mot " sytème " pour désigner la forme politique de nos sociétés. Il fait remarquer très justement que ce mot a l'avantage pour eux de ne pas nommer - et ici la phrase de Camus est pertinente - le libéralisme ou le capitalisme ( le premier étant au passage une euphémisation du second ) car ils ne contestent pas l'ordre économique. Il me semble aussi que le mot " système " renvoie implicitement aux théories chéries par ces gens-là du complotisme et à des causes immanentes c'est a dire non déduites d'une organisation sociale.
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