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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 06:07

 

Cette histoire m’a été racontée il y a une cinquantaine d’années.

 

Dans une ville du sud-ouest, résidait une femme arabe d’un certain âge, femme de ménage de son état, totalement illettrée. Elle était veuve et n’avait qu’un fils qui avait fini par trouver un emploi de mitron dans une boulangerie parisienne.

 

Un jour, la dame eut une nouvelle importante à communiquer à son fils, dont elle n’avait ni l’adresse ni le téléphone de son employeur. Elle fit écrire une petite lettre par une voisine et lui dit d’écrire sur l’enveloppe : « Á mon fils, ifilaficelle à Paris ».

 

Je garantis l’authenticité de tout ceci.

 

Normalement, les lettres qui n’arrivent pas à leur destinataire sont regroupées à Libourne. Environ 20 000 lettres par jour sont épluchées, avec plus ou moins de succès, par les fins limiers postiers. Dans le cas présent, les postiers parisiens qui avaient reçu cette étrange missive, se lancèrent le défi d’une enquête. Ils firent le pari que « laficelle » n’avait peut-être rien à voir avec une entreprise de fabrication de cordages, ce qui eût simplifié leur tâche, mais avec le monde de la boulange.

 

Á leurs moments perdus, des chercheurs en brigade écumèrent les boulangeries parisiennes à la recherche d’un jeune employé arabe recruté récemment.

 

Au bout de deux mois, ils trouvèrent.

 

« De mon temps », le service public, c’était ça !

 

 

 

Quand La Poste était les PTT (ou boulangerie et francophonie)

Dans mon immeuble, c'est ainsi que les facteurs distribuent le courrier. Ces préposés dépendent du bureau de poste du 7ème arrondissement de Lyon.

Quand La Poste était les PTT (ou boulangerie et francophonie)
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commentaires

B
Autre cas célèbre, la lettre envoyé à "Mohamed zizine des cinq chameaux" qui arriva bien à ce Mohamed qui travaillait dans une usine à Saint Chamond.
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A
Il n'y a pas mieux que le cinéma pour donner la couleur et l'esprit du temps. Les films de Lautner sont ceux qui le font le mieux. L'ambiance et les décors d'un film comme " Ne nous fâchons pas " raconte mieux que toute étude l'esprit de ces années 60. <br /> Par exemple la déco du restaurant de Michel Constantin avec ses piliers constitués d'un appareillage de pierres qui ne se fait plus mais qui a l'époque était courant. Par exemple la déco de la ferme de Mireille Darc. Par exemple les divertissements comme la fête du village ou l'ambiance de la boîte de nuit et bien évidemment la musique qu'elle soit à la mode britannique ou dans des passages romantiques.<br /> On regarde ça non seulement parce qu'il y a des moments ou des répliques amusantes mais aussi par nostalgie. On a le sentiment et même la certitude que c'était mieux. Chacun avait la possibilité d'une place où il pouvait se poser, les rapports entre les gens était peu ou pas agressif, en quelque sorte la société racontait autre chose que ce que nous vivons aujourd'hui.<br /> C'est ce que je vois quand je regarde ce film.<br /> Je ne vois pas pourquoi je raconte ça à propos de cette histoire des PTT et de pain ?
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