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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 06:00

Ras-le-bol de cette histoire de merde à la con qui a enchanté mon enfance de petit Blanc privilégié des corons du Pas-de-Calais !

 

Vous me trouvez grossier ? Je le suis. Mais moins que Walt Disney et que l’acteur Peter Dinklage. Préparant une nouvelle version de Blanche-Neige, Disney a décidé de supprimer les sept nains sur la suggestion de l’acteur (nain) Peter Dinklage, qui avait brillé dans Game of Thrones pour des cachets plus que substantiels. Il a déclenché l’ire de la corporation des acteurs nains qui ont vu disparaître sept possibilités de rôle et qui, eux, vivent assez modestement. Disney a, par ailleurs, décidé de supprimer le baiser final, qui serait un « viol ». La participation de l’actrice prévue, Rachel Zegler, est dans la balance car elle est jugée trop blanche alors que, d’origine colombienne et juive polonaise, elle est plutôt bronzatta, comme aurait dit Berlusconi. Quant aux frères Grimm, rien à cirer !

 

Ci-dessous, une analyse d’une de mes parentes qui a des enfants en âge d’aller voir la version originale du chef-d’œuvre ou, dans quelque temps, la resucée politiquement correcte.

 

 

Dès le début de l’histoire on nous présente la mère de Blanche-Neige qui fait un souhait : elle veut un enfant d’une couleur spécifique. Son souhait exhaussé, elle en meurt. Blanche neige n’est que le résultat des aspirations des autres. Une poupée. En d’autres termes, elle est, fondamentalement, la symbolique de la femme objet. 

 

 

Aujourd’hui, les frères Grimm seraient sûrement pendus en place publique. 

 

Si les magouilleurs du woke avaient au moins lu le conte originel, qui a déjà été énormément lissé par Walt Disney, ils en feraient des cauchemars. Á la base, Blanche-Neige est une petite fille qui n’est pas du tout d’accord pour faire le ménage mais, n’ayant d’autre choix que de se cacher, elle se fait réduire en esclavage par les 7 nains. Á noter que les 7 nains n’ont même pas d’identité. Ce sont juste des nains. 

 

Ensuite elle se fait récupérer par un prince pédophile qui l’épouse sans lui demander son avis alors qu’elle a 7 ans !

 

La fin se termine par la mort de la belle-mère, torturée en place publique. 

 

C’est un conte complètement ignoble. Comme la plupart des contes de fée. C’est comme ça.

 

 

L’histoire de Blanche-Neige est tiré d’une histoire vraie, celle de Maria Sophia Margaretha Catharina Freifraülein von  Erthal, née en 1729. Son père était ministre des Affaires étrangères et jouissait d’une bonne réputation. Sa belle mère, Claudia Elisabeth Maria von Venningen, n’aimait que ses enfants, et se montrait odieuse avec ceux de son mari. 

 

Inspirée par le palais des glaces de Versailles, elle offrit à son mari un miroir spectaculaire d’1m 60 de long, il y est inscrit une maxime. « C'est pourquoi on les appelle des miroirs “ parlants ”. Le médaillon en haut et à droite contient une indication très claire sur l’amour-propre. »

 

Maria est issu de Lohr, une région montagneuse avec des sentiers sauvages, et elle a emprunté un ancien sentier de montagne connu au XIVe siècle, qui s’appelait le sentier aux sept collines. 

 

Là-bas, des mineurs extrayaient le cuivre et l’argent. Et c’était évidemment des personnes de petites tailles, ou des enfants qui faisaient ce travail pour réussir à se faufiler dans les galeries.

 

Mais il y a une autre théorie : Margaretha serait née, comtesse, en 1533. Sa belle-mère la détestait. Elle aurait vécu une histoire d’amour avec Philippe II d’Espagne, puis serait morte subitement, à 21 ans, probablement empoisonnée.

 

Quels films on aurait pu faire avec ces deux histoires !

 

 

 

Fuck Blanche-Neige !
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commentaires

A
D'abord une remarque qui n'a rien à voir avec le sujet : aujourd'hui c'est le 02.02 2022. Et dans 20 jours ça sera encore mieux puisqu'on sera le 22.02..2022.. Pour faire mieux il faudra attendre 2222. Faut espérer qu'il y aura toujours des qui seront là pour le constater. <br /> Il est question ici de Blanche-Neige et par une association d'idées je pense aux films de Marcel Pagnol, l'idée qu'on en a ou qu'on en a fait, celle d'une œuvre bon enfant et celle qui expose de façon ambiguë des situations immorales et des personnages tout autant ou retords.<br /> Panisse achète en quelque sorte Fanny puisqu'il met en avance non des qualités personnelles mais le confort dans lequel elle pourra élever son enfant. Le contexte de l'époque et la situation d'une mère célibataire en ce temps là ne changent rien au fait. Et si Marius, dans la troisième partie, le dit, les réponses qu'il reçoit en retour viennent justifier ce rapport de vénalité. Il est amusant au passage de constater avec quel respect bourgeois est considérée la réussite scolaire du fils.<br /> Le femme du boulanger c'est encore pire jusqu'en être insupportable. Voilà d'abord un boulanger qui expose sans retenu et sans dignité son malheur conjugal. Ensuite tout le village, afin de retrouver sa baguette de pain, va s'associer pour briser le couple d'amoureux. Puis nous avons droit au fameux discours à la chatte au cours duquel le boulanger oppose le confort matériel qu'il apporte à son épouse aux amours de cette dernière avec l'homme de ferme. L'épouse écoute tout ça muette et avec une repentance feinte puisque si elle s'en est revenue c'est suite à l'action du notable ( puant de suffisance) et des villageois coalisés. Preuve que la lutte des classes est une chimère. À condition évidemment que chacun reste dans son rôle : celui dont on a hérité et celui qu'on vous a assigné. <br /> Le Schpountz c'est pas mal non plus. Nous avons droit et il faut bien reconnaître que c'est drôle, à l'histoire des anchois des tropiques qui n'est finalement que l'exposition de l'esprit retord épicier. Fernandel fait remarquer d'ailleurs que son oncle est près à empoisonner tout le village pour ne pas avoir à jeter son tonneau d'anchois. C'est toujours drôle et la drôlerie fait passer une tromperie qui pourrait s'avérer criminelle.<br /> Dans le même film on nous présente un producteur forcément juif - le nom est évoqué pour souligner la chose - qui s'intéresse à l'art cinématographique mais aussi aux bénéfices pécuniaires qu'il pourra en tirer.<br /> Dans Topaze on nous raconte que la morale c'est bien mais que bon faut quand même s'avoir l' accommoder aux nécessités. On remarquera aussi quelques allusions poujadistes ( même si Poujade n'avait encore sévi ) sur les hommes politiques à travers le détournement de marché publics. Et pour finir on ne sait pas s'il s'agit d'une critique ou l'exposé d'une fatalité qui par nature ne peut être modifiée.<br /> Dans la fille du puisatier la famille au complet menée par le père le chapeau à la main vient quémander respectueusement au bourgeois la faveur d'un arrangement. Bien que le couple de bourgeois est peu sympathique il y là sur l'écran une représentation sociale - le bourgeois et le prolétaire - qui ne remet pas en cause le statut de chacun et celle du rapport descendant du bourgeois vers le prolétaire.<br /> On pourrait continuer ainsi avec d'autres exemples <br /> Heureusement qu'il y a "la gloire de mon père " qui est non seulement un chant d'amour filial mais aussi l'exposé d'une grande tendresse pour le temps où il n'était pas nécessaire de nommer " professeur des écoles " nos instituteurs et trices.
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