Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 06:05

 

Où l’on va voir que notre carte d’identité doit beaucoup à Pétain.…

 

Le plus drôle (mais le banquier a-t-il de l’humour ?) c’est que les Britanniques n’ont pas de carte d’identité. Pour attester leur identité, ils disposent de leur passeport ou de leur permis de conduire.

 

Ajoutons que notre carte d’identité est « nationale » : elle est la preuve que nous sommes français. Pas de ça Lisette au Royaume Uni : la nationalité royaumeunienne n’existe pas. Quantité de citoyens outre-Manche se pensent, se définissent d’abord comme écossais ou gallois avant de se penser grand-bretons.

 

Á noter que l’expression « identity card », que le banquier a fait figurer sur nos cartes, n’a jamais existé outre-Manche.

 

Le Royaume Uni a connu deux tentatives de carte d’identité : pendant la Première Guerre mondiale (de 1915 à 1919) et pendant la Seconde Guerre mondiale (de 1939 à 1952). Depuis, tous les projets de carte d’identité sont tombés à l’eau. Sûrement parce que les Britanniques associaient cette carte à la guerre.

 

Les Français n’ont pas toujours été des fanatiques de la carte d’identité. Á la fin du XIXe siècle un mouvement assez vigoureux a vu le jour contre ce document. Pendant la Première Guerre mondiale un projet de carte fit long feu. Il faudra attendre 1940 pour que la première carte d’identité apparaisse. Á partir des années cinquante, la très grande majorité des citoyens français en possédait une.

 

Depuis le 1er octobre 2021, dans le sillage du Brexit, la carte d’identité française ne permet plus de voyager  entre le Royaume Uni et la France. Un passeport est nécessaire. Pour les Français qui résident outre-Manche et qui ont le statut de résident (Settled Status), leur carte d’identité restera valable jusqu’en 2025.

 

La carte d’identité bilingue est une manœuvre parmi d’autres – comme le drapeau européen à la place du drapeau français à l’Arc de Triomphe, par exemple – pour effacer la France, pour la banaliser, la diluer dans un gloubi-glouba pseudo européen au service et aux injonctions, non des Britanniques qui n’en ont rien à cirer (“ They don't care a fig ” (1), comme ils disent), mais de l’Empire étasunien.

 

(1) S'en moquer comme d'une guigne en français. La guigne étant une cerise. Oui, mais en anglais fig signifie aussi le sexe de la femme.

 

 

 

La carte d’identité du banquier éborgneur et emmerdeur
Partager cet article
Repost0

commentaires