Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 05:29

Seul de la toile française, Le Grand Soir consacre de nombreux articles au calvaire de Julian Assange. Ici, un extrait d’un texte publié par Edward Snowden : 

 

« Ce Noël pourrait bien être le dernier que le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, passera hors des geôles américaines. Le 10 décembre, la Haute Cour britannique s’est prononcée en faveur de l’extradition d’Assange vers les États-Unis, où il sera poursuivi en vertu de l’Espionage Act pour avoir publié des informations véridiques. Il est clair pour moi que les accusations portées contre Assange sont à la fois sans fondement et dangereuses, dans une mesure inégale - sans fondement dans son cas personnel, et dangereuses pour nous tous. En cherchant à poursuivre Assange, le gouvernement américain prétend étendre sa souveraineté à la scène mondiale et tenir les éditeurs étrangers responsables des lois américaines sur le secret. Ce faisant, le gouvernement américain créera un précédent pour poursuivre toutes les organisations de presse du monde entier – tous les journalistes de tous les pays – qui s’appuient sur des documents classifiés pour rendre compte, par exemple, des crimes de guerre commis par les États-Unis, du programme de drones américain ou de toute autre activité gouvernementale, militaire ou de renseignement que le département d’État, la CIA ou la NSA préféreraient garder enfermés dans le secret, loin de la vue du public et même de la surveillance du Congrès. »

 

 

Dans le World Socialist Website, Martin Kreickenbaum s’est livré à un décompte macabre : « Près de 300 réfugiés se sont noyés en Méditerranée au cours de la semaine précédant Noël. Au cours de la semaine qui précède Noël, près de 300 réfugiés se sont noyés dans plusieurs accidents de bateau en mer Méditerranée. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, au moins 200 personnes sont mortes au large des côtes libyennes et des dizaines d’autres ont péri en mer Égée. Selon les données officielles, au moins 1 887 personnes se sont noyées en Méditerranée cette année alors qu’elles cherchaient l’asile. Comme dans le cas de la pandémie, les décès massifs en Méditerranée sont le résultat de politiques délibérées prises sur les piles de cadavres qui s’accumulent. Les pays européens riverains de la Méditerranée ont largement interrompu les missions de sauvetage en mer. Les réfugiés désespérés qui se retrouvent en détresse en mer et demandent de l’aide sont souvent dirigés vers la garde côtière libyenne formée par l’UE et hautement équipée. Cette dernière est essentiellement composée de milices dirigées par des seigneurs de guerre et est notoirement connue pour ses graves violations des droits de l’homme. »

Revue de Presse (387)

Dans son blog, El Diablo revient sur la tragédie minière de Liévin, en 1974 : « Il y a quarante ans, au fond d’une galerie de la fosse 3, dite Saint-Amé du siège 19 du groupe de Lens-Liévin, 42 mineurs ont trouvé la mort. Un drame qui n’était pas dû à la fatalité :

 

« Les organisations syndicales ont décidé l’arrêt de travail pour le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. En ce qui concerne notre fédération nationale du sous-sol CGT hier nous avons appelé les mineurs de France à rendre le jour des obsèques un dernier hommage aux victimes et à exiger plus d’hygiène et de sécurité dans les mines… Nous ne croyons pas à la fatalité. Quand il y a une catastrophe comme celle que nous avons connue hier, une véritable tragédie, il y a incontestablement des causes. Nous voulons qu’elles soient décelées, recherchées afin que pareille tragédie ne se reproduise plus. Mardi prochain, lors des funérailles des victimes, les mineurs du Nord-Pas-de-Calais et de nombreux mineurs d’autres bassins vont rendre, par une grève de vingt-quatre heures, hommage aux victimes. » Achille Blondeau, secrétaire de la fédération des travailleurs du sous-sol CGT, a le ton grave. La veille, le 27 décembre 1974, à 6 h 30 du matin, un violent souffle dévasta à 710 m de profondeur une part de la fosse 3, dite Saint-Amé de Lens-Liévin, à Liévin. Une cinquantaine d’hommes se trouvaient au fond, exécutant des travaux préparatoires pour l’exploitation future de ce chantier. Quarante-deux gueules noires y laissèrent leur vie, le plus jeune avait vingt-cinq ans, le plus âgé cinquante-quatre : à cet instant, cent quarante enfants devinrent orphelins ! L’émotion fut considérable. La catastrophe de Liévin en ce Noël 1974 était la plus grande tragédie que connaissait le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais depuis les 1 099 victimes de la tragédie de Courrières en mars 1906. Tout d’abord les responsables évoquèrent un coup de poussier. L’utilisation du marteau-piqueur et plus encore des haveuves mécaniques augmentait considérablement la présence de fines particulières de carbone dans les mines. Hautement inflammables, elles favorisaient les explosions dévastatrices. Mais, très vite, les experts acquirent une autre conviction. Les 42 corps remontés du fond avaient été autopsiés : les autopsies révélèrent la présence de grisou. L’accident était donc lié à un coup de grisou. Composé de 90 % de méthane, inodore et invisible, le grisou était le gaz redouté des mineurs.  »

Partager cet article
Repost0

commentaires

A
Il est souvent intéressant de transposer les situations car cette démarche permet de mesurer souvent sa scandaleuse réalité.<br /> Ainsi imaginons la réaction des médias à propos d’un Assange poursuivi par la Russie. On dirait d’ailleurs ici par Poutine comme on n’a pas dit précédemment par Obama ou aujourd’hui par Biden.<br /> Imaginons la Libye bombardant le Languedoc ou Paris parce que les dirigeants français font une politique qui ne convient pas aux libyens et dans l’hypothèse où le rapport de force était inversé.<br /> J’imagine à mon tour nos joyeux retraités d’ici devant les ruines de l’immeuble dans lequel ils sont copropriétaires d’un appartement et qui sont pourtant si prompts à trouver ces bombardements, chez les autres, justes et salutaires.<br /> Alors reprenons tous en chœur le slogan de 68 : «  l’imagination au pouvoir « <br /> …..Enfin….pas tout le temps quand même
Répondre