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24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 06:01

Laura, lycéenne française, raconte son vécu sur le site canadien du World Socialist Website :

 

« Le plus pesant est le manque de perspective d’amélioration de la situation alors que le gouvernement propose de laisser circuler le virus et de compter uniquement sur le vaccin pour essayer d’empêcher une hécatombe.

 

« On ne voit pas la fin du Covid. On se sent un peu impuissant face à cette situation, on est juste dans la pandémie et on essaie de s’habituer à ça parce qu’on n’a pas trop le choix. On est assez stressés par rapport à notre avenir, par rapport aux études supérieures, comment ça va se dérouler, si le gouvernement va s’adapter au fait qu’on est passé par une situation compliquée comme ça. On va être dans une situation délicate parce qu’on a des lacunes scolaires à cause du Covid. »

 

Elle ajoute : « C’est assez compliqué de revenir en cours et de rattraper tous les jours passés à la maison, parce qu’il n’y a pas de cours à distance. On a six cas contacts dans notre classe. Ils n’ont pas eu le Covid en même temps, alors ils ne reviennent pas en cours en même temps. Du coup le rattrapage, c’est difficile de le mettre en place. »

 

Laura a remarqué l’absence de toute intervention dans les lycées par les syndicats ou les partis politiques établis. Alors que le gouvernement et les directions des écoles font tout pour minimiser les reportages des cas, et ainsi justifier leur abandon des restrictions sanitaires pour laisser circuler le virus. Les jeunes se trouvent dans un flou absolu à propos d’informations essentielles sur ce virus. »

 

Revue de Presse 390

 

Ariane Chemin, dans Le Monde, rappelle l’action de Robert Badinter en faveur de la cause homosexuelle en 1982 : « Infliger des peines aux homosexuels, c’était révoltant. », avait dit le ministre.

 

« Cinq, quatre, trois, deux, un… » Dimanche 10 mai 1981, 20 heures. Le « gay tea dance » du Palace est lancé depuis plusieurs heures quand le visage du nouveau président, le socialiste François Mitterrand, apparaît sur un grand écran. Le patron de la célèbre boîte de nuit parisienne annonce lui-même la nouvelle au millier d’habitués qui se pressent dans la salle. Hurlements de joie. Des roses volent du balcon. On improvise La Vie en rose dans la version de Grace Jones. La fête durera jusqu’au matin.

 

Le prince des nuits homos parisiennes a-t-il senti le vent tourner ? Il affiche depuis quelques semaines un élan pour la gauche qu’on ne lui connaissait pas jusque-là et que ne partagent pas ses clients ou amis les plus en vue, comme le couturier Yves Saint Laurent ou l’homme d’affaires Pierre Bergé. Au Palace, la plupart des « rich and beautiful people » s’inquiètent des promesses de nationalisation ou de l’arrivée de ministres communistes. Ils redoutent surtout de futures hausses d’impôts. Le photographe Helmut Newton s’exilera le premier à Monaco, bientôt suivi par Karl Lagerfeld. »

 

 

Anti-K observe que la commission d’enquête du Sénat a été baladée par le milliardaire Bolloré : « L’essentiel étant que la commission n’aura presque rien dit sur l’empire de Françafrique de Bolloré qui est mais bel et bien l’un des milliardaires français dont la richesse s’est basée sur l’exploitation agricole et des infrastructures dans toute l’Afrique de l’Ouest depuis les années 90. Héritier de la Françafrique et des réseaux de Foccart et Pasqua, Bolloré en aura profité jusqu’au scandale de corruption révélé en 2018 autour des faveurs des dictatures locales à travers l’acquisition des ports de Lomé et Conaky en échange de son soutien aux dirigeants Alpha Condé et Faure Gnassingbé.

 

Bolloré s’inscrit totalement dans les sales affaires de la Françafrique et de tout une partie des grandes richesses françaises dont l’ensemble s’est construit sur la base du colonialisme. Comme le rappelait récemment un rapport de Survie.org, une partie importante du grand patronat français est héritière de la rente coloniale historique de la France en Afrique. C’est aussi dans le contexte de montée d’un sentiment anti-domination française et d’une remise en question de la domination par les grandes entreprises françaises dans la région qu’une partie de ce même patronat se radicalise en faisant la promotion d’une idéologie réactionnaire visant à s’attaquer à toute remise en question de l’impérialisme, du racisme ou de la domination française.

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