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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 06:03

Dans le Grand Soir, Viktor Dedaj écrit une lettre au banquier éborgneur et emmerdeur :

 

« Cela fait deux ans que j’essaie de m’informer sur ce Covid 19. Pas facile, car la censure frappe tous azimuts. Je ne compte plus le nombre de scientifiques, pas moins qualifiés que ceux qui passent à la télé, et pas des moindres non plus, qui sont censurés pour des propos qui n’ont rien de farfelus. Comme celui (un Prix Nobel, si je ne m’abuse) qui a vu sa chaîne Youtube fermée, et qui a dit « On en est arrivés au point où un petit con en t-shirt assis quelque part dans le Silicon Valley a le pouvoir de me faire taire, moi. » Étonnant, en effet. Inacceptable, pour sûr. Ou tel autre (encore une sommité) qui se voit éjecter de Twitter. Encore l’oeuvre d’un petit con, ou un algorithme écrit par un petit con. »

 

Et il ajoute : 

 

« Une simple pandémie n’a pas besoin de rappels intrusifs - 24h/24 et 7j/7 - sur les réseaux sociaux.

Une simple pandémie n’a pas besoin de cacher au public les contrats commerciaux passés avec les fabricants.

Une simple pandémie n’a pas besoin de classifier les résultats des tests préliminaires pendant 70 ans.

Une simple pandémie n’a pas besoin de campagnes de marketing, de propagande, de relations publiques.

Une simple pandémie n’a pas besoin de menaces ni de censure.

Par contre, ont besoin de tout ce qui précède : les opérations psychologiques, les objectifs inavouables, une monumentale incompétence. Au choix. »

Revue de Presse (391)

Reporterre soutient les paysans qui inventent leurs outils pour se libérer de l’industrie : « Un champ rempli de carcasses de moissonneuses-batteuses avec des disques durs qui pendouillent sur leurs flans. Le documentaire La bataille du libre produit par Arte commence par ces images désolantes au Kansas. « Si on a le moindre bug, ça met toute la machine hors service. La scène illustre la dépendance accrue de l’agriculture à l’industrie à cause d’outils numériques de plus en plus complexes. Une dépendance dénoncée par les tenants de l’agriculture paysanne. Avec son manifeste Reprendre la terre aux machines (Seuil, 2021), la coopérative d’auto-écoconstruction d’outils agricoles l’Atelier paysan affirme que la lutte pour l’agriculture paysanne passe par les outils.

« L’outil qu’on ne peut pas entretenir et réparer soi-même, pour lequel on est dépendant d’une instance en situation de quasi-monopole technique et qui nous fait payer cher ses services, cet outil nous asservit. » Face à cette définition de l’outil industriel, l’Atelier paysan oppose l’outil paysan. La coopérative accompagne ainsi des ateliers pour la conception de prototypes de faible technologie – en opposition à la haute technologie. « L’enjeu est d’être capable de réparer et d’adapter son outil et non d’être face à une boîte noire d’une complexité folle, explique à Reporterre Hugo Persiller, formateur au sein de l’Atelier Paysan. Construire et maintenir des outils avec peu de technologies assure leur durabilité. » Autre différence : le coût, afin de ne pas contribuer à l’endettement des agriculteurs. D’un côté, quelques jours d’atelier, un peu d’acier et des perceuses. De l’autre, des tracteurs équipés des derniers outils numériques qui coûtent environ 100 000 euros, voire plus de 150 000 pour une version robotisée. »

 

 

Dans L’Humanité, Patrick Le Hyaric met en garde contre le projet droitier d’abaissement du salaire brut : « Pour les droites, afin d’augmenter le salaire net sans toucher à la répartition de la valeur créée par le travail, il suffirait de réduire les cotisations sociales des travailleuses et des travailleurs. En apparence le travailleur touchera plus, mais il le rendra au centuple en cas de maladie et par la faiblesse induite des pensions de retraite. Ce que le salarié aura l’illusion de gagner d’une main, l’assuré social, il s’agira généralement de la même personne, le rendra de l’autre. C’est la partie de la rémunération socialisée donnant les moyens de faire face à la maladie, au financement des hôpitaux et des retraites qui diminuerait d’autant. Seul l’employeur serait gagnant ! Et les recettes de la sécurité sociale seront d’autant affaiblies. »

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commentaires

A
Avec la pandémie nous avons là d'un bout à l'autre extrémité toutes les démonstrations de la perversité du libéralisme : les causes via les élevages intensifs et incontrôlés, la gestion non prévisionnelle des catastrophes, la gestion comptable des hôpitaux et des études médicales, le dépérissement organisé de la recherche publique, l'inefficacité de la recherche privée puisque, elle aussi, elle ne travaille pas dans le prévisionnel, la marchandisation de la santé puisque les populations pauvres sont exclues avec accessoirement, si on peut dire, les conséquences négatives sur les autres populations, les vertigineux profits engrangés par bigpharma sur l'argent public et concomitamment les sommes qui seront à un moment ou un à autre demandées aux citoyens - et là on ne rira plus après les élections si nous avons MacronPecresseLePenZemmour - au profit de quelques-uns et enfin la continuation inébranlable de cette logique qui nous ont menés là où nous sommes.<br /> Sans compter le contrôle brutal ou insidieux du citoyen, le développement du télé travail qui est une atomisation sociale et une logique qui isole le salarié et brise les solidarités professionnelles.<br /> Ce constat qui est un constat objectif modifie peu apparemment les sondages des intentions de vote des électeurs. Macron en tête des intentions de vote !!!! Des électeurs qui sont pourtant confrontés physiquement, concrètement aux conséquences de ces choix. Là pourtant y'a du concret, ce concrètement qu'adorent nos journalistes et qu'ils opposent en permanence à ce qui relèverait du rêve théorique.<br /> Quitte à répéter, oui il est juste de parler de salaire brut car le mot important dans cette formule c'est : salaire. <br /> Comme eux répètent le mot charges il nous faut dire, redire inlassablement salaire, salaire net, salaire différé. Salaire différé qui est composé en partie de la cotisation patronale et de la cotisation salarié. Donc, à nouveau, l'abaissement des " charges " est une réduction directe du salaire au profit immédiat du patron. Le revenu patronale est augmenté de l'argent pris au salarié. Ce n'est nullement l'Etat ou que sais-je encore. Puis s'en suit un second effet soit l'augmentation pour le salarié du coût des mêmes prestations sociales soit une réduction des services. <br /> C'est lassant ce qu'il nous faut répéter !
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