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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 05:42

On sait qu’en France, le prénom Kevin, avec ou sans accent aigu, a acquis une forte popularité ces trente dernières années par le biais de personnages de séries télévisées populaires en provenance des États-Unis et du Royaume Uni. Dans la foulée, Brandon a connu et connaît encore son heure de gloire. Chez les filles, Jennifer ou Kimberley ont raflé le pompon des prénoms qui, dans trente ou quarante ans, stigmatiseront celles qui les portent aujourd’hui.

 

Pourquoi le prénom Kev m’intéresse-t-il ? Parce que, dans les diminutifs, le français aime les structures binaires selon un schéma consonne-voyelle. Valéry a pu donner Va-ly, ou Va-va, Va-lou. Robert est diminué en Ro-Ro. Isabelle est souvent réduit à I-sa.

 

En toute logique, Kevin aurait pu donner Ké-ké.

 

Et c’est là que l’impérialisme culturel zunien a fondu sur le malheureux Kev. Dans le monde anglo-saxon, les diminutifs sont généralement construits selon le schéma consonne-voyelle-consonne, la consonne de fin étant fermée. C’est ainsi que l’on a Pat pour Patricia, Nat pour Nathan, Mat pour Martin ou Matthew, Pat pour Patrick, Beth pour Elizabeth, Phil pour Philip, Val pour Valerie, Kim pour Kimberley, Cat pour Catherine, Alex pour Alexander ou Alexandra, Meg pour Meghan, Chris pour Christopher.

 

En choisissant Kev – pour une ou des raisons que je ne connais pas – l'acteur a, en le sachant ou sans le savoir, utilisé le schéma anglo-saxon. Ce qui n’est pas le cas des journalistes français qui s’amusent à charrier le grand décathlonien Kevin Mayer avec le surnom Kéké la Braise.

 

Le plus drôle – même s’il n’y a pas de quoi se tordre les boyaux – c’est que je suis moi-même victime de cette aliénation puisque, depuis toujours, j’appelle, dans les deux sens du terme, mes deux cadettes Raph et Reb alors que mon aînée a toujours été pour moi Zab (pour Isabelle).

 

 

Á propos du prénom de Kev Adams
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commentaires

G
Kev , on dirait qu'il a changé https://www.facebook.com/tania.fierro.7/videos/10208574034465716 ainsi que son dernier film https://youtu.be/yUs8jIJS6Mo . Pour Brandon , je confirme : c'est mort https://youtu.be/QOgS9cca2xs
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A
Je vais dire des banalités. Allez, je me lance...<br /> Les prénoms sont une mode. Qu'on la suive ou qu'on l'évite, le choix relève peu ou prou de son influence<br /> Puis il y a des prénoms qui se démodent tellement qu'ils tombent dans l'oubli. Par exemple Alfred, le mien. Cet oubli provoque parfois des réactions amusantes : un jour que je l'attendais à la sortie de l'école, en primaire, ma fille vient vers moi en me désignant un garçon de son âge : " regarde, regarde, celui qui sort s' appelle Alfred " . Comme si elle montrait un spécimen échappé d'un Jurassic Parc.<br /> Celui qui est affublé d'un prénom peu courant s'intéresse forcément à ceux avec qui il le partage et il voit dans l'attribution de celui-ci à un nouveau-né soit une sorte d'humour soit les prémisses d'un renouveau. Mais plutôt le premier. Par exemple Julie Depardieu et Philippe Katerine ont appelé leur 1er enfant Alfred. Connaissant les personnages, on ne peut s'empêcher d'y voir un petit côté déjanté.<br /> Maintenant nous entendons des prénoms tellement improbables qu'on devine de la part des parents la recherche de l'originalité qui peut flirter avec le ridicule.<br /> Parfois le prénom est choisi en référence à un personnage de film ou de roman. Ainsi celui de ma fille, Emmanuelle, parce que quelque temps avant j'avais lu Maleville, roman de Robert Merle - ce n’est pas ici que je ferais connaître qu’il a été agrégé d’anglais et qu’il a été, en passant, traducteur - dont le personnage central portait le prénom d' Emmanuel et que celui-ci étant ambivalent il pouvait s'appliquer indifféremment à un garçon ou une fille ( nous ne voulions pas connaître le sexe de l'enfant avant la naissance)<br /> Quant aux diminutifs, c'est selon et pour continuer sur l'exemple personnel, relativement intéressant, nous n'avons jamais utilisé le diminutif Emma, sans doute qu' inconsciemment la totalité nous semblait plus harmonieuse.<br /> Sinon je trouve Kev Adams sans intérêt.
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G
Kev ne m'intéresse pas non plus, mais ce qu'il fait, il le fait bien. Il est de droite, consensuel comme il faut et son humour ne décape pas grand-chose.