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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 06:00

Le Figaro consacre un article au refus de l’Assemblée nationale d’accorder le droit d’asile à Julian Assange : « Il a dénoncé des agissements barbares et des bavures inqualifiables qu'il fallait rendre public , aa salué le communiste Stéphane Peu. Pour Jean-François Mbaye (LREM), « aucun défenseur des droits de l'Homme ne saurait supporter une situation si disproportionnée » et même si « l'intention est noble », le député du Val-de-Marne a mis en avant les « points litigieux» de la résolution, notamment d'ordre juridique et diplomatique. Même son de cloche du côté du ministre du Commerce extérieur Franck Riester auquel Alexis Corbière (LFI) a reproché de ne donner qu'un « cadre juridique » sans jamais parler de « Julian Assange ». Son collège LFI François Ruffin a déploré la « lâcheté » française tandis que le député écologiste Cédric Villani a voulu faire vibrer la corde patriotique : « La France ne se fera respecter que si elle parle haut ».

 

Selon Communistes Hebdo, la décision de 1997 d’offrir le secteur des EPHAD aux fonds privés autorisait toutes les dérives au nom du profit et les offres aux candidats investisseurs promettaient de fabuleux retours. Chacun savait au prix de quelles souffrances des résidents se paieraient ces dividendes. Xavier Bertrand, ministre de la Santé à cette époque, est resté très attaché à ces investisseurs. On se souvient de l’expression « sylver economy » (économie des cheveux gris). Sous ce vocable, les gouvernements faisaient miroiter des gisements d’affaires à réaliser avec les personnes âgées, du moins celles qui en ont les moyens. Les maîtres mots des décideurs sont alors réduction drastique des coûts, rationalisation, rationnement, tout est bon pour le profit et tant pis pour la santé et la dignité des résidents. La presse économique présente toujours les investissements dans le secteur du vieillissement comme parmi les plus rentables, avec toujours un rapport à deux chiffres, évoquant un rendement de 40 000 à 50 000 euros par lit, par an !

 

Macron avait promis une loi grand âge sur la perte d’autonomie. Nous avons eu une cinquième branche de la sécurité sociale, financée non plus sur le travail mais par les salariés et les retraités eux-mêmes. La ministre Brigitte Bourguignon annonce qu’elle va frapper fort, mais sur qui ? L’ancien patron [de l’EPHAD du scandale] avait d’ailleurs pris soin de se délester de milliers de ses actions avant la sortie du livre. La vieillesse, la dépendance, qui relèvent de la solidarité nationale, doivent totalement revenir dans le secteur public.

 

 

Revue de Presse (392)

 

Le Monde relate une tragédie qui devient malheureusement routinière aux États-Unis : « Un Afro-Américain tué par la police à Minneapolis.Les parents d’Amir Locke, 22 ans, mort mercredi 2 février au petit matin lors d’une perquisition dans un appartement, ont promis, vendredi, de se battre pour « obtenir justice »Les parents accusent les agents de n’avoir « laissé aucune chance » à leur fils. Sur une vidéo diffusée par les forces de l’ordre, on voit des policiers entrer avec une clé, puis s’annoncer bruyamment. Amir Locke, endormi sur le canapé du salon, s’agite alors sous sa couette, saisit un pistolet et se redresse légèrement. Des coups de feu résonnent. Le tout dure moins de neuf secondes.

 

Andre Locke a souligné que son fils n’avait pas de casier et disposait d’un permis de port d’armes. « Il avait le sommeil lourd » et « a fait ce que tout citoyen respectueux des lois aurait fait dans les mêmes circonstances, noir comme blanc ».

 

Le mandat au cœur du drame ne mentionnait pas Amir Locke. Il avait été émis dans le cadre d’une enquête pour homicide ouverte dans la ville voisine de Saint-Paul et autorisait les agents à ne pas s’annoncer. Ces mandats dits « no knock » (« sans frapper à la porte ») ont été impliqués dans plusieurs dossiers de violences policières. Le Minnesota avait restreint leur usage après les grandes manifestations de l’été 2020.

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commentaires

A
Il est dit souvent qu'il existe chez les journalistes une forme de corporatisme. Contester un et la majorité se dresserait contre le critique. C'est faux et le cas Assange en est la preuve. La seule solidarité qui existe est la solidarité de classe. La classe des journalistes petits et moyens bourgeois qui se confond avec la classe dominante. Elle se manifeste également dans sa défense des intérêts occidentaux et plus précisément des USA. Nul ne doute que tout ce beau monde agirait et commenterait différemment un cas Assange en Russie ou en Chine.<br /> Cette défense de l'ordre établi est encore plus visible en ce moment de période électorale où il s'agit de dévaloriser insidieusement mais non moins violemment non pas toute contestation mais celle qui propose un ordre différent. Pour preuve l'exemple suivant : <br /> Hier je regrettais les réactions de Mélenchon à TPMP. Ce même jour il était invité au 20H de TF1. Exercice obligé pour TF1 et les autres par la règle du temps de parole et non par un quelconque souci de pluralité. Obligation donc mais préparée à la sauce TF1. L'interview a été précédé du portrait du candidat. Un portrait de quelques secondes mais majoritairement à charge car nous avons eu droit à l'épisode de l'intervention policière aux locaux du mouvement et autres instants d'humeur ou encore des images d'un autre temps pour suggérer un personnage prétendument suranné. Tout cela enrobé du sourire de la présentatrice. Mélenchon a eu la réaction qu'il fallait, c'est à dire laisser filer et placer les quelques infos utiles dans un temps limité. Bourdieu nous a donné les mots pour qualifier ses situations : la violence symbolique. Car il s'agit bien d'une violence qui a été faite à Mélenchon. La violence d'images presque subliminales puisque très courtes, violence due à l'absence de contextualisation, violence du décentrage du propos par rapport à l'objet de l'interview, violence de la provocation sournoise, violence de l'obligation implicite d'intérioriser cette agression, violence du sourire prétendument bienveillant de la journaliste. <br /> Il n'est pas nécessaire de faire des comparaisons avec d'autres interviews complices car l'exemple vaut totalement par lui-même. Il se suffit à lui-même.
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