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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 06:03

 

Dans le blog Réveil Communiste, Gilles Questiaux se demande ce que cela signifie « la gauche » : « Dans les années 60 et 70) personne ne voulait plus être rangé avec la droite, ni les gaullistes, ni les fascistes, ni les conservateurs, ni les bourgeois ; dire de quelqu’un, « il est de droite » était devenu une façon de dire « c’est un vieux con ».

 

[Aujourd’hui en France], les trois principales "gauches" qui se superposent, qui se confondent et qui s'opposent souvent entre elles sont maintenant :

1) Gauche de 1789 : la gauche républicaine, humaniste, des droits de l’homme et du citoyen, du suffrage universel, de la démocratie, de la laïcité. Victor Hugo, Émile Zola, Jean Jaurès, etc.

2) Gauche de 1917 : la gauche révolutionnaire qui se définit par les luttes de la classe ouvrière. C’est la gauche qui persiste à s’inspirer de la Commune de Paris de 1871 et de la Révolution russe d’Octobre 1917. Karl Marx, Lénine, Mao, etc.

3 ) Gauche de 1968 : la gauche individualiste héritière de mai 1968 : rejet de l’État, des frontières, de la police, du travail et de l’autorité, écologisme, liberté des mœurs, exaltation des marginaux et des minoritaires.

Marx est-il de gauche, demande Questiaux ? On peut en douter. Il est de gauche si on considère d’où il provenait, du mouvement révolutionnaire bourgeois de l’époque romantique, mais il avait déjà dépassé complètement ce concept quand il écrivit le Manifeste du Parti Communiste avec Engels. La meilleure critique de la gauche qui existe, c’est lui qui l’a faite, en décrivant les révolutionnaires de 1848 qui rejouent 1793 au lieu d’agir concrètement. Dans la mesure où Marx considère que ce ne sont pas les idées qui conduisent le monde mais au contraire qu’elles sont déterminées par les conditions matérielles, il n’est ni de gauche ni de droite. Et Lénine non plus, l’homme de « l’analyse concrète des situations concrètes ».

 

 

 

 

Pour Keith Begg, dans le World Socialist Website, la Suède est le nouvel homme malade de l’Europe : « L’ironie est que la Suède a donné la priorité à son économie plutôt qu’à la santé et au bien-être de sa population. Mais l’économie suédoise a fait pire que celle des autres pays nordiques ou du moins très similaire.

’Les gouvernants] n’ont cessé d’intoxiquer les Suédois. Ils utilisaient les ventes de voitures, par exemple, pour prétendre que l’économie se portait vraiment bien. En réalité, la Suède a le quatrième taux de chômage de toute l’Union européenne, juste derrière l’Italie, l’Espagne et la Grèce.

L’État-providence s’est totalement effondré. Un exemple : tout au long de la pandémie, des milliers et des milliers de travailleurs, principalement des femmes, employées par des agences de soins aux personnes âgées, avaient des contrats à durée indéterminée et mal payés. Beaucoup d’entre elles sont allées au travail malades, parce qu’il n’y avait aucune disposition de protection sociale pour elles si elles tombaient malades.

 

[Le gouvernement] essaie de rendre les immigrés responsables de la propagation du COVID, du taux de mortalité, alors qu’en fait, ce sont des milliers de Suédois blancs, largement privilégiés, qui sont allés dans les Alpes, qui sont revenus et qui ne sont pas fait tester.

 

 

 

 

L’Humanité critique la recapitalisation d’EDF par le gouvernement : « Ces 2,5 milliards d’euros ne font que consolider les fonds propres d’un groupe endetté de 43 milliards d’euros. « Ce n’est pas avec ça qu’on va agir de manière pérenne sur la facture des usagers et sur les enjeux d’avenir autour du climat, de l’environnement et de la transition énergétique », a déploré Fabrice Coudour (FNME-CGT).

En 2021, EDF aurait pu connaître une année record avec la hausse des prix de l’électron. Celle-ci lui rapporte bien 6 milliards, multipliant ainsi par huit son bénéfice net. Mais les 8 milliards ponctionnés par le gouvernement pour payer la facture du blocage des tarifs réglementés de l’électricité s’ajoutent aux 11 milliards d’euros de pertes liées aux arrêts de réacteurs, plombent l’embellie. L’entreprise va donc aussi être contrainte de céder pour trois milliards d’euros d’activités, d’ici trois ans.

 

 

 

 

 

 

Revue de Presse (394)
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commentaires

A
"Marx considère que ce ne sont pas les idées qui conduisent le monde mais au contraire qu’elles sont déterminées par les conditions matérielles."<br /> On pourrait opposer à cette affirmation l'hégémonie des idées de Gramsci.<br /> Concernant l'affirmation de Marx on constate que si elle s'applique aux classes avantagées elle est beaucoup moins vraie pour celle des salariés. Si les conditions matérielles primaient, les élections devraient porter au pouvoir ceux qui proposent d'améliorer leur sort. Concrètement il se trouve que prochainement de nombreux salariés vont voter pour des candidats qui ont annoncé qu'ils porteront la retraite à plus de 64 ans. Donc pour les idées qui vont aggraver leur condition.<br /> Quant à la déclaration personnelle " je suis de gauche " je la trouve ridicule. Il y a dans cette affirmation une prétention implicite à signifier qu'on est du bon côté, celui de la morale et de la justice. Être de gauche c'est plus simplement faire des choix politiques et plus prosaïquement d'abord pour une logique économique et de manière symétrique à l'affirmation de Hollande selon laquelle être de gauche ce sont des valeurs et non des choix économiques. Non que l'un doit exclure l'autre et d'ailleurs ils ne peuvent pas s'exclure mais il s'agit plutôt d'une remise en ordre d'importance : d'abord les choix économiques puis les valeurs.<br /> J'ai ainsi un très bon ami qui souvent dans des conversions place " nous qui sommes de gauche..." . alors que lorsque la conversation roule d'un sujet à un autre on comprend que ses fondements idéologiques sont de droite. Il y trouve je suppose dans son affirmation le sentiment d'être du bon côté. En quelque sorte le confort d'une bonne conscience.<br /> Il se trouve que je viens de lire Retour à Reims de Didier Éribon. Donc j'arrive après la bataille 23 ans après sa parution. Dans la quatrième de couverture il est indiqué que c'est un grand livre, j'ajouterai que c'est un très grand livre.<br /> Il est démontré que malheureusement les idées ne sont pas déterminées par les conditions matérielles. Tout au mieux les conditions matérielles induisent-elles des choix politiques mais qui peuvent être, d'ailleurs, opposées suivant les époques : le passage du vote communiste à celui pour le FN.<br /> Au sujet de ce livre il faudrait citer de nombreux passages mais je me limiterai à un extrait de la 4ème dé couverture :" Réinscrivant ainsi les trajectoires individuelles dans les déterminismes collectifs, Didier Éribon s'interroge sur la multiplicité des formes de domination ...."<br /> Le poids du déterminisme social y est bien donné à voir ainsi que ses conséquences souvent négatives et ces vies contraintes qui font que comme l'écrit Édouard Louis dans la préface que " nous sommes ce que nous n'avons pas fait parce que la société nous en a empêchés ".<br /> J'ajouterai que les libéraux verraient dans la réussite sociale de l'auteur ou de celle E. Louis ( diplômé de l' ENS ) les preuves que la réussite est le résultat d'une volonté individuelle. Incontestablement mais il s'agit en fait d'un trompe-l'œil qui fausse la perpective en masquant derrière des cas particuliers la masse immense des laissés pour compte.
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