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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 05:01

... avec des indications superfétatoires.

Si l'on prend la rue Garibaldi à Lyon, il ne se passe pas 50 mètres (allez, disons 70) sans que soient peinturluré sur le sol, à trois reprises, un commandement à ne pas dépasser les 50 KM/H. Ceci est complètement stupide – et a coûté du temps et de l'argent, puisque, par définition, la vitesse en ville en France est limitée, par défaut, à 50 KM/H.

C'est d'autant plus stupide que la municipalité nous annonce que, le 1er mars, la vitesse sera limitée partout en ville à 30 KM/H. Il faudra donc effacer toutes ces indications et en repeinturlurer d'autres. La mesure ne servira pas à grand-chose, si ce n'est à ralentir artificiellement la circulation, créer des embouteillages, donc de la pollution. Mais que serait Lyon si elle ne pouvait pas singer le Paris d'Annie Dingo ?

On observe une tendance, rue Garibaldi et ailleurs, qui consiste à faire des chaussées de véritables manuscrits qui, si on se concentrait pour les lire attentivement, nous enverraient valdinguer dans le décor ou nous amèneraient à faucher une petite mémé hardie ou un enfant innocent tentant désespérépent de traverser nos rues. Dans cette rue Garibaldi, les indications qui nous préviennent d'une existence d'une piste cyclable se comptent par dizaines. Près de chez moi, j'en ai sept sur soixante mètres, plus trois autres amenant inélectablement les cyclistes à se vautrer dans des poubelles.

Quant tu es maire écolo et que tu pollues la chaussée de ta ville...
Quant tu es maire écolo et que tu pollues la chaussée de ta ville...
Quant tu es maire écolo et que tu pollues la chaussée de ta ville...
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commentaires

A
Il n'y a pas, hélas, qu'à Lyon que ces "embarras idiots" se manifestent en tout temps et en tout lieu : tous les piétons, tous les cyclistes de toutes les grandes villes de France n'y sont-ils pas, depuis toujours, quotidiennement confrontés ? <br /> <br /> " On n'entend que des cris poussés confusément :<br /> Dieu, pour s'y faire ouïr, tonnerait vainement.<br /> Moi donc, qui dois souvent en certain lieu me rendre,<br /> Le jour déjà baissant, et qui suis las d'attendre,<br /> Ne sachant plus tantôt à quel saint me vouer,<br /> Je me mets au hasard de me faire rouer.<br /> Je saute vingt ruisseaux, j'esquive, je me pousse ;<br /> Guénaud sur son cheval en passant m'éclabousse,<br /> Et, n'osant plus paraître en l'état où je suis,<br /> Sans songer où je vais, je me sauve où je puis. " (Nicolas Boileau)
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